Casino Royale (2006)

Casino RoyaleCasino Royale. 2 heures 18. Grande Bretagne – États-Unis. Espionnage. Sortie en France le 22 novembre 2006. Réalisé par Martin Campbell avec Daniel Craig, Mads Mikkelsen, Eva Green, Simon Abkarian, Judi Dench, Giancarlo Giannini, Jeffrey Wright, Isaach de Bankolé, Caterina Murino, Ivana Milicevic, Isaach de Bankolé, Richard Sammel, Jesper Christensen, Sebastien Foucan, Ludger Pistor, Tsai Chin…

Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d’une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l’accompagne afin de veiller à ce que l’agent 007 prenne soin de l’argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu.
Alors que Bond et Vesper s’efforcent d’échapper aux tentatives d’assassinat du Chiffre et de ses hommes, d’autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables…

Je n’avais pas revu ce « Casino Royale » depuis sa sortie en salle. J’en gardais pourtant un excellent souvenir mais par manque de temps, je n’avais jamais eu l’occasion de le revoir jusqu’à dernièrement lors de mon cycle consacré à la franchise James Bond. C’est ainsi que c’est avec beaucoup de plaisir que je me suis plongé dans cette 21ème aventure du plus célèbre agent de Sa Majesté.

Le plaisir de revoir ce film est intact. Je trouve toujours que le scénario écrit par Neal Purvis, Robert Wade et Paul Haggis d’après l’œuvre d’Ian Fleming est énorme. Après avoir fait globalement le tour du sujet avec ses 20 films officiels dans la saga, ce retour aux sources s’avère vite être une excellente idée qui apporte un grand renouveau à la saga. Les puristes pourront reprocher que l’on s’éloigne un peu de l’univers Bond pour lorgner un peu vers l’univers Jason Bourne qui à fait ses preuves mais le résultat est là, on ne voit pas le temps passé tant on est pris dans cette histoire.

Ce retour aux sources à aussi de bénéfique de faire repartir la franchise sur de nouvelles bases. Exit tout ce que l’on à pu déjà voir, ici on retrouve notre héros lors de ses premiers pas dans le MI6 peu de temps avant d’avoir eu son permis de tuer et son statut de 007. Après une des ouvertures des plus passionnante de la franchise avec celle de « Meurs un autre jour », on va alors apprendre à redécouvrir notre héros. Comment il est devenu l’agent que l’on connait. Son approche des femmes, ce qui à forgé son caractère etc etc C’est tout ceci qui va rendre le film vraiment captivant et malgré une ambiance tendue, cela va apporter un grand vent de nouveauté qui va nous donner la sensation d’enfin voir quelque chose de différents jusqu’à la dernière minute où notre héros nait enfin et déclare sa réplique cultissime « Bond. James Bond » qui à comblé le fan que je suis.

L’action y est toujours présente mais cette dernière ne va pas juste servir de prétexte. Elle va trouver une véritable utilité dans ce film en étant très bien dosé et en étant au service de ce long métrage qui nous montre un espion plus subtil, capable de tout exploser sur son passage mais aussi capable de faire un énorme travail psychologique sur son adversaire comme la mémorable partie de poker entre Bond et Le Chiffre que certain trouveront sans doute un peu trop longue mais que j’ai pour ma part trouver parfaite et bien incorporer dans l’intrigue.

L’humour y est aussi très bien dosé avec des répliques qui font vraiment sourire voir même rire comme celle que l’on peut trouver dans la scène culte de torture où la chaise d’Elektra King dans « Le monde ne suffit pas » ferait presque office de partie de plaisir pour James Bond. L’humour est bien amené et participe beaucoup aussi à la construction du personnage classe et dévergondé que l’on connait avec parfois des traits plus brutaux de son caractère, moins subtil qui accentue un peu plus le côté « première aventure » en se démarquant totalement des autres films.

J’ai bien aimé aussi la romance qui se crée entre Bond et Vesper. Sans trop en dévoilé, ça m’a fait penser aux premiers films de la saga pour le coup (notamment « Au Service secret de Sa Majesté » où 007 s’est marié 😉  ) sauf que la, c’est amené nettement mieux. Ça allonge certes un peu la fin du film mais j’ai trouvé ça intéressant surtout que l’ensemble de cette relation permet de donner une explication aux côtés « homme à femmes » de notre héros.

Sinon pour le reste, même si la franchise devient plus sombre et tente de gagner en crédibilité, il faut se rassurer quand même, on à pas tout perdu chez James Bond. Les facilités scénaristiques sont toujours présente tout comme les James Bond girls et même les gadgets malgré le fait que ses derniers soit un peu moins grand guignolesque. On voyage à travers le globe et si la psychologie des personnages à pris plus d’importance comparé aux scènes d’action, je trouve qu’on en à quand même pour notre argent.

Grand fan de Pierce Brosnan dans la franchise, je me souviens qu’à la sortie de « Casino Royale », je faisais parti des sceptiques quant au choix de Daniel Craig mais ce dernier est parfait dans le rôle de James Bond. Charismatique, il s’impose à l’écran et même si il ne possède pas toujours la belle gueule de son prédécesseur, le film réussit tout de même à le mettre bien en avant et à le rendre convaincant à mes yeux. Il incarne en tout cas un James Bond que j’aime beaucoup et très efficace en nouvel agent qui part en roue libre. Dès la scène d’ouverture j’ai été conquis en tout cas et cela à amplifié par la suite le fait que je trouve cette idée de remise à zéro judicieuse.

Face à lui, on retrouve le tout aussi excellent Mads Mikkelsen dans la peau du Chiffre. J’aime ces méchants assez simple dans le fond mais sans aucun scrupule et celui ci est parfait et très bien interprété par son acteur. J’ai aimé son côté sans pitié qu’il peut avoir même si j’ai un peu moins aimé les scènes où il est aux abois. Pareil, j’ai bien aimé cette idée de larmes de sang même si au final elle n’est guère exploiter. Quoiqu’il en soit, l’acteur s’en sors vraiment bien et Le Chiffre fait parti des méchants que je préfère dans la franchise. Ce résultat est grande partie dû au comédien qui fait un très bon boulot.

Côté James Bond girl, je vais vite faire l’impasse sur Caterina Murino en Solange Dimitrios. L’actrice y est ravissante comme toujours mais son personnage est plus anecdotique qu’autre chose pour vraiment marqué les esprits. Même résultat pour Ivana Milicevic en Valenka qui n’est pas du tout exploité. En revanche, Eva Green dans le rôle de Vesper Lynd possède pour sa part un rôle plus percutant. J’aime ce genre de James Bond girl qui ne se laisse pas faire. Ici, c’est même plus intelligent je trouve car elle ne se laisse pas faire mais elle n’est pas au cœur de l’action pour autant, elle possède ses failles, ses faiblesses qui la rende vraiment intéressante surtout que la comédienne, bien que très glamour, n’a pas à utilisé ses charmes pour convaincre. Moins fan de son issue même si je la comprends surtout pour les prochains volets, j’ai quand même trouvé son personnage très intéressant et j’ai beaucoup aimé sa présence à l’écran.

Du côté des méchants, James Bond aura fort à faire en tout cas dans cette aventure est c’est ainsi qu’il trouvera également sur sa route, Simon Abkarian en Alex Dimitrios très convaincant. Là encore, le film est long donc je comprends qu’on n’est pas développé un peu plus mais je pense qu’il y avait matière à faire surtout que le comédien s’en sort plutôt bien dans la franchise et possède un charisme certain même si il apparait parfois un poil en dessous du reste de la distribution. Isaach de Bankolé dans la peau de Steven Obanno est lui aussi convaincant même si son personnage joue les clichés du genre de même que Richard Sammel en Gettler qu’on voit surtout vers la fin du film et qui donc n’a pas eu le temps non plus de totalement me convaincre à sa cause. Quant à Jesper Christensen, je l’ai trouvé très bon lui aussi mais lui aussi prend vraiment de l’importance lors de la toute fin du long métrage ce qui est peu pour vraiment le comparé au reste de la distribution.

Heureusement, James Bond à aussi des alliés comme Judi Dench, seul rescapé des films précédents, qui reprends son rôle de M à merveille. J’ai vraiment du mal maintenant à voir une autre actrice (ou acteur car au début de la franchise ce rôle était tenu par un homme) qu’elle pour joué ce personnage ferme mais qui à su crée une très bonne complicité avec 007. L’actrice est en tout cas très bonne dans son registre. De même, j’ai bien aimé Giancarlo Giannini dans le rôle de René Mathis. Ce dernier sais rester à sa place, en retrait de l’intrigue mais reste quand même imposant lorsqu’on le voit à l’écran et existe dans cette distribution déjà bien riche. Même chose pour Jeffrey Wright dans le rôle de Félix Leiter où il est très convaincant même si il faut attendre la moitié du film pour vraiment que son personnage prenne de l’importance le film se basant plus sur le trio Daniel Craig, Mads Mikkelsen et Eva Green.

Concernant le reste de la distribution, je n’ai rien à redire, chacun faisant ce qu’il a à faire à l’image de Sebastien Foucan en Mollaka juste là pour faire son yamakasi ou encore Ludger Pistor que j’ai trouvé sympathique dans le rôle du banquier Mendel tandis que je me demande encore l’utilité de Tsai Chin en Madame Wu.

Après un « Goldeneye » réussi qui marqué les premiers pas en 007 de Pierce Brosnan, plus de dix ans plus tard, on retrouve à nouveau Martin Campbell cette fois ci pour les premiers pas de Daniel Craig. Une nouvelle fois, le réalisateur nous offre un épisode qui compte parmi les meilleurs de la saga, ne le classant pas numéro 1 pour ma part uniquement parce que je ne trouve pas ça juste de comparé des films qui ont plus de 40 ans d’écart parfois et qui ont des approches différentes mais ce nouvel opus est en tout cas magistral.

Une nouvelle fois, dès sa scène d’ouverture très sombre et brutale en noir et blanc, le réalisateur nous annonce la couleur. Fini le tape à l’œil et place à une crédibilité que Martin Campbell à très bien su mettre en scène malgré les facilités de son film. Encore une fois, la comparaison avec Jason Bourne qui cartonne à l’époque est inévitable même si les deux films apportent des choses différentes mais pour ma part, j’ai bien aimé ce virage et ce changement de vision tout comme j’ai bien aimé ce retour aux origines qui permet de mieux apprécier encore la franchise et les éventuels suites. En parlant de la scène d’ouverture, le gunbarrel de cet opus est inventif je trouve et différent des autres ce qui dès le départ annonce un vent nouveau.

Dosant parfaitement les scènes d’action comme celle du début où la très bonne course en voiture ainsi que les scènes plus posés (on à rarement vu une partie de poker nous tenant autant en haleine), Martin Campbell fait encore mieux que dans « Goldeneye » et nous offre quelque chose d’esthétiquement magnifique à la photographie très belle et à la lumière très bien exploité. Les différents décors qui nous font voyager sont eux aussi très bon et j’ai bien aimé cette sensation que je n’avais pas ressentie depuis longtemps dans la franchise de vraiment bouger et voir des paysages aussi divers que varié qui nous fait voir du pays tout en étant face à notre écran.

Les costumes sont eux aussi très bons. Daniel Craig est très classe tout comme Mads Mikkelsen et j’ai bien aimé les tenues de Caterina Murino et Eva Green, très glamour et qui donne un grand charme à nos James Bond girl. Les gadgets sont moins appuyés que les derniers opus mais retrouvé l’Aston Martin et la mallette du parfait secouriste dans la voiture de Bond fait bien plaisir mélangeant hommage et modernité comme pour la scène du cocktail de 007 qu’il invente avant de s’en moquer royalement.

Misant moins sur la pyrotechnie, cet opus possède quand même de très bons effets spéciaux et de très bonnes incrustations qui m’ont vite fait oublié ma récente déception sur le sujet dans « Meurs un autre jour ». Esthétiquement, j’ai trouvé ça vraiment beau et surtout très réussi ce qui là encore accentue un peu plus la recherche en crédibilité qu’entreprends notre héros. Après, je peux comprendre que certains regrettent le « manque d’action » mais pour ma part j’ai vraiment trouvé que c’était un bon risque surtout que l’ensemble tient bien la route.

La bande originale composée par David Arnold est elle aussi excellente et contribue au succès du film. Le thème phare de la saga est utilisé avec minutie et respect tandis que sur ce point là encore on souffle un vent de fraîcheur avec la chanson « You know my name » interprété par Chris Cornell fait parti des chansons de la franchise que je préfère et que je peux aisément m’écouter en boucle. Dynamique, punchy, je la trouve vraiment très bonne et elle colle bien avec ce nouveau départ tout comme le générique d’ouverture qui reste pour sa part classique avec ses prédécesseur tout en étant nouveau à la fois en jouant plus sur les cartes que sur les formes éventuelles de jolies femmes. Le résultat reste quand même classe et j’ai pris beaucoup de plaisir à entendre les différentes musiques de ce film.

Pour résumer, retour aux sources réussi et même haut la main pour ce « Casino Royale » qui fait parti de mes opus préférés de la franchise. Pour ses premiers pas en tant que 007, Daniel Craig fait taire ses détracteurs et s’en sors bien tandis qu’une nouvelle fois, Martin Campbell sublime la franchise en nous offrant une réalisation époustouflante. Revoir ce film fut un vrai plaisir pour moi en tout cas. Intelligent, inventif, rythmé… Le virage est un peu surprenant mais il m’a convaincu dépoussiérant totalement le mythe pour enfin vraiment bien l’ancrée dans son époque à tel point qu’on lui pardonne ses facilités scénaristiques. Un sacré bon divertissement que je revois sans me lasser.

5/5 (Approved by Vladdy)

 

Publicités

2 réflexions sur “Casino Royale (2006)

  1. Je l’ai revu récemment et franchement je ne m’en lasse pas (même si je n’affectionne pas particulièrement Eva Green, il faut dire qu’elle a un rôle pas mal étoffé dans le film, en tout cas suffisamment pour ne pas passer pour une potiche et tenir tête à Dabiel Craig) bref.. à voir et revoir sans soucis ^^
    PS : Mention spéciale à la scène de l’arrêt cardiaque 🙂

    J'aime

    1. Oui, elle est énorme cette scène tout comme celle de la torture qui je le reconnais, me fait toujours autant rire 😉 C’est vraiment un excellent Bond et en plus, comme tu le souligne, avec Eva Green, c’est assez plaisant d’avoir une James Bond girls qui est loin d’être qu’une simple potiche mais apporte beaucoup de chose au scénario.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s