Le Fantôme de l’Opéra (1943)

Le fantôme de l'opéraLe Fantôme de l’Opéra (Phantom of the Opera). 1 heure 32. États-Unis. Thriller – Opéra. Sortie en France le 14 juin 1945. Réalisé par Arthur Lubin avec Claude Rains, Susanna Foster, Nelson Eddy, Edgar Barrier, Jane Farrar, Leo Carrillo, J. Edward Bromberg, Fritz Feld, Hume Cronyn…

La prometteuse soprano Christine Dubois est une jeune femme très courtisée, à la fois par le chanteur lyrique Anatole Garron et l’inspecteur Raoul D’Aubert. Mais elle a également un prétendant secret, ancien violoniste de l’Opéra de Paris défiguré par une projection d’acide, qui hante les catacombes de l’édifice…

Bien que j’ai déjà eu l’occasion de voir différentes versions cinématographiques de cette histoire, je n’avais encore jamais vu « Le Fantôme de l’Opéra » version 1943. Profitant que j’avais un peu de temps devant moi, c’est ainsi que je me suis mis à le découvrir en Blu-ray.

Si je connaissais donc l’histoire dans les grandes lignes (puisque chaque film adapte à sa vision ce roman de Gaston Leroux que je n’ai d’ailleurs pas lu), c’est sans surprises que je me suis plongé dans ce récit. J’ai apprécié le fait de découvrir ce classique du cinéma mais pour le reste, je suis quand même loin d’avoir été emballé.

Je ne dis pas que c’est mauvais, loin de moi cette idée, mais l’univers de l’opéra ne me parle pas plus que ça. C’est pourquoi j’ai eu la sensation que le film avait beaucoup de mal à se lancer. Une fois que ça commence réellement, l’intrigue de base que je connaissais m’a plu mais ne m’a pas transcendé pour autant et c’est bien dommage.

Maintenant, je dois quand même admettre que c’est quand même dans l’ensemble bien ficelé. Tous les passages musicaux plombent pas mal le film, cela fait perdre à mes yeux l’objet cinématographique qu’il peut représenter mais fort heureusement, ça passe quand même relativement assez vite. De plus, il y a un léger humour, notamment dans le trio que composent Christine, Anatole et Raoul, qui fait que la pilule passe quand même un peu mieux.

Ce trio d’ailleurs est très bien interprété. Il y a de la surenchère (assez classique dans ce genre de vieux films) mais elle donne un certain charme au film. Edgar Barrier (Raoul D’Aubert) est pour moi celui qui s’en sort le mieux dans cette équipe. Nelson Eddy (Anatole Garron) est bien aussi mais son personnage aurait quand même mérité d’être un peu plus travaillé je pense.

Quant à Susanna Foster (Christine Dubois), si l’actrice est effectivement charmante, j’ai aimé sa prestation mais je trouve que son personnage manque un peu de consistance. Elle aurait mérité d’être un peu plus mise en avant surtout qu’elle est censée être au centre du récit. Là, sans que cela soit la faute de la comédienne, elle apparait beaucoup trop légère et lisse à mon goût.

Celui qui sort du lot dans cette distribution, c’est pour moi Claude Rains (Erik Claudin – Le Fantôme). Pourtant au début, je n’étais pas convaincu mais si lui aussi joue avec la surenchère, il réussit malgré tout à faire évoluer son jeu pour donner à son personnage un peu plus de charisme. Le fait ensuite de porter un masque aide beaucoup en cela d’ailleurs puisque l’acteur doit du coup s’imposer à l’écran avec principalement sa seule présence, chose qu’il réussit à faire.

La réalisation d’Arthur Lubin est pas mal aussi mais encore une fois, à mes yeux, son principal défaut c’est qu’on ne ressent pas l’aspect cinématographique de son film. J’ai plus eu l’impression d’assister à un opéra. Alors oui, du coup, le cinéaste est pile dans son sujet mais malheureusement, cela rend son film un peu trop lourd.

A de nombreuses reprises, j’ai trouvé qu’il y avait des pertes de rythmes qui étaient assez embêtante. Je n’irais pas jusqu’à dire que cela a gâché mon visionnage mais cela ne m’a sans doute pas aidé à être emporté par ce film.

Maintenant, si en tant que film je suis resté sur ma faim, j’ai quand même eu envie de découvrir un opéra en live pour le coup ce qui est une bonne chose. Autre détail, j’ai bien aimé les décors ainsi que la photographie du film. L’ombre du Fantôme, bien que très kitsch maintenant avec les années qui passent, m’ont fait sourire. Quant à la bande originale, étant pas assez connaisseur, je suis resté assez hermétique à cette musique, je dois bien plaider coupable mais par moment, elle m’a quand même paru un peu lourde quand même.

Pour résumer, je ne regrette absolument pas ma découverte. « Le Fantôme de l’Opéra » version 1943 est une curiosité qui vaut le coup d’œil et que je pourrais peut être même revoir. Si j’ai plus suivi ça comme une œuvre d’opéra plutôt que comme une œuvre cinématographique, le principal reproche que je pourrais lui faire c’est son rythme en dent de scie. Le fait de ne pas être assez connaisseur sur cet univers ne m’ayant sans doute pas aidé car après, dans le registre du thriller, même si c’est assez classique, j’ai quand même bien aimé.

3/5 (Bien)

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2 réflexions sur “Le Fantôme de l’Opéra (1943)

    1. Oui pour le côté déjanté et aussi pour le côté classique de l’Histoire du cinéma. C’est toujours intéressant de voir ce genre d’œuvre même si de mon côté, le must reste pour le moment « Phantom of the paradise » de De Palma 😉

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