Millions

MillionsMillions. 1 heure 38. Grande Bretagne. Comédie – Drame. Sortie en France le 6 juillet 2005. Réalisé par Danny Boyle avec Alex Etel, Lewis McGibbon, James Nesbitt, Daisy Donovan, Christopher Fulford, Pearce Quigley, Alun Armstrong, Enzo Cilenti, Cornelius Macarthy…

Deux enfants découvrent par hasard le butin provenant du braquage d’une banque. Sept jours avant le passage à l’euro, Anthony, neuf ans, décide d’investir dans l’immobilier. Mais de peur que le marché s’effondre, Damian, son ami de sept ans, préfère aider les plus démunis…

Dans la filmographie de Danny Boyle, il ne me restait plus que « Millions » à découvrir. Profitant donc que je suis en plein cycle sur ce cinéaste, j’ai donc enfin saisi l’occasion de le voir et bien que le synopsis de base attisait un peu ma curiosité, je dois avouer que j’avais quand même un peu peur car de toute sa filmographie, c’est le seul long métrage que j’avais envie de voir sans pour autant avoir une grande hâte.

Finalement, plus de peur que de mal. Il fait clairement parti des films que j’aime le moins chez Danny Boyle, pourtant, le réalisateur incapable de nous livrer des films foncièrement mauvais, nous donne quand même un divertissement des plus corrects. Peut-être que je le découvre un peu trop tard, peut être que le film aurait eu plus d’impact sur moi si je l’avais découvert à sa sortie en salles mais en attendant, bien que je reste sur ma faim, j’ai quand même passé un bon moment.

L’humour y est frais, l’univers assez déjanté, on s’attache très vite à ses deux frères (notamment le jeune Damian que j’ai adoré) et bien que je ne sois pas un grand fan de tout ce qui touche à la religion, tout le délire avec les Saints et les Saintes m’ont bien fait marrer. Seulement voilà, le trip va quand même assez loin. C’est totalement assumé, c’est cohérent avec l’ensemble mais j’ai jamais réussi à rentrer dedans à fond. Du coup, si le spectacle que l’on m’a proposé n’est pas déplaisant, je suis malheureusement loin d’avoir pris mon pied.

C’est d’autant plus dommage que le casting reste sympathique. Je ne suis pas très fan des jeunes comédiens en général. La plupart du temps, je trouve que ça sonne faux et les jeunes acteurs que j’aime bien sont plutôt rares. Ici, j’ai eu le droit à de parfaits inconnus et heureusement, ça fonctionne à commencer par Alex Etel (Damian Cunningham) qui est vraiment attendrissant et excellent. Il déborde tellement de joie de vivre qu’on a envie de rentrer dans son délire. Je n’y suis pas arrivé (j’étais peut-être pas en bonne condition) mais ce n’est en aucun cas la faute de cet acteur que j’ai trouvé très bon.

J’ai bien aimé aussi celui qui incarne son jeune frère à savoir Lewis McGibbon (Anthony Cunningham). J’ai trouvé ça intéressant la complicité que l’on nous montre entre ses deux frères sympathique mais qui pourtant ont des caractères bien différents. Si j’ai eu un peu de mal à donner toute mon amitié à l’aîné, ce dernier montre quand même une bonne évolution que l’acteur à bien su exploiter.

Derrière ce jeune duo, on retrouve un autre duo un peu plus expérimenté à savoir James Nesbitt (Ronnie Cunningham) et Daisy Donovan (Dorothy). Le premier fait preuve d’un très bon charisme. J’ai beaucoup aimé sa façon d’exister dans ce récit sans pour autant voler la vedette aux deux jeunes. La seconde est un peu plus légère, j’ai eu un peu plus de mal à m’accrocher à elle mais par la suite, c’est un personnage que j’ai quand même bien aimé et que j’ai trouvé bien interprété.

Après, il y a d’autres acteurs qui font le boulot, qui apportent leur pierre à l’édifice, sans être ni remarquable, ni détestable. On peut citer par exemple Christopher Fulford (Le « Pauvre ») qui s’en sort assez bien je trouve même si par moment j’ai trouvé son jeu caricatural mais aussi Pearce Quigley (Le policier communautaire) qui m’a bien fait marrer. Les différents Saints et Saintes sont eux aussi assez sympathique à suivre et reste à fond dans leur délire sans que cela ne soit choquant.

Côté réalisation, Danny Boyle fait encore du bon travail. Ce n’est sans doute pas sa mise en scène que je préfère mais elle colle bien avec son trip et cela donne une certaine cohérence à son film. Il utilise toujours avec beaucoup d’intelligence ses différents décors et nous offre de très bons cadres avec des plans assez recherchés et stylisés qui font que l’on reconnait la patte de son auteur.

La folie générale du film est plutôt bien retranscrite. Encore une fois, je pense vraiment que ça vient de moi si mon ressenti global est un peu faible. C’est un bon film, c’est juste que je n’ai jamais été captivé plus que cela par ce trip assez particulier, je ne suis pas rentré réellement dans cet univers. Cela reste toutefois maitrisé et efficace. Il y a du rythme, on ne s’ennuie pas trop et la bande originale est encore une fois chez le réalisateur très bonne.

Pour résumer, je ne regrette vraiment pas d’avoir enfin pu découvrir « Millions ». Certes le film n’est pas parfait à mes yeux et je n’ai pas adhéré à fond au délire mais ça reste quand même un divertissement sympathique qui se laisse suivre et qui provoque même à plusieurs reprises des sourires. Si le scénario ne m’a pas emballé plus que ça, le casting et la mise en scène élève suffisamment le tout pour que je passe un bon moment. Pas mon film préféré de Danny Boyle mais décidément, je n’arrive vraiment pas à détester l’un de ses films.

3/5 (Bien)

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2 réflexions sur “Millions

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