Rocky

RockyRocky. 1 heure 59. États-Unis. Drame – Action. Sortie en France le 23 mars 1977. Réalisé par John G. Avildsen avec Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young, Carl Weathers, Burgess Meredith, Tony Burton, Joe Spinell, Jimmy Gambina…

Dans les quartiers populaires de Philadelphie, Rocky Balboa collecte des dettes non payées pour Tony Gazzo, un usurier, et dispute de temps à autre, pour quelques dizaines de dollars, des combats de boxe sous l’appellation de « l’étalon italien ». Cependant, Mickey, son vieil entraîneur, le laisse tomber. Son ami Paulie, qui travaille dans un entrepôt frigorifique, encourage Rocky à sortir avec sa soeur Adrian, une jeune vendeuse réservée d’un magasin d’animaux domestiques.
Pendant ce temps, Apollo Creed, le champion du monde de boxe catégorie poids lourd, recherche un nouvel adversaire pour remettre son titre en jeu. Son choix se portera sur Rocky.

Cela faisait un petit moment maintenant que j’avais envie de me refaire la saga des « Rocky ». Franchise culte qui a bercé une bonne partie de ma jeunesse, je dois reconnaître que c’est toujours avec un certain plaisir que je me replonge dedans même si je sais du coup à l’avance à quoi m’en tenir.

Et une nouvelle fois, le plaisir a été au rendez-vous avec ce premier volet que j’aime toujours autant. Plus intimiste que le reste de la saga qui partira dans davantage d’exubérance et de surenchère, j’ai une tendresse pour ce scénario que je trouve très bon. J’apprécie énormément la façon dont on nous place l’intrigue et comment on nous présente les différents personnages.

Certes, avec le recul, c’est très classique et prévisible. L’ensemble deviendra même la trame qui servira pour les autres volets mais chez moi, ça fonctionne. C’est peut-être parce que j’ai gardé mon âme d’adolescent, peut-être parce que j’ai envie de croire en ce rêve américain (même si j’ai conscience du mythe que l’on fait autour) mais je prends toujours mon pied.

Puis, le long métrage est quand même gentil. Il véhicule plein de bonnes émotions qui font plaisir à voir. Je trouve ça touchant cette histoire de loosers pas bien méchant qui tente juste d’exister et qui va saisir sa chance même si tout ceci le dépasse. Même la romance entre Rocky et Adrian me plait. J’aime la rencontre entre ses deux personnages et leurs façons de combler leurs vides respectifs pour reprendre les mots du scénario.

A l’écran, le casting est lui aussi impeccable à commencer par Sylvester Stallone (Rocky Balboa) lui-même qui va donner naissance à une légende du cinéma. On pourra reprocher ce que l’on veut au film, il fait quand même maintenant parti des films de références qui traite de la boxe et une grande partie de son succès est dû à l’interprétation de Sylvester Stallone qui a su rendre son personnage à la fois humain et attachant. Une montagne de muscles avec ses fêlures. Le jeu est parfois léger mais ça colle si bien avec le héros que l’acteur (aussi scénariste) a vraiment eu raison de se battre pour avoir ce rôle tant maintenant je ne vois vraiment pas qui aurait pu donner un ton aussi juste au personnage.

Face à lui, j’ai beaucoup aimé Carl Weathers (Apollo Creed). Tout dans la caricature, dans la surenchère, le jeu qu’il donne à son rôle me plait bien. Malgré tous ses défauts, il y a d’ailleurs chez son personnage quelque chose qui fait qu’on ne peut pas foncièrement le détester comme d’autres boxeurs qu’affrontera plus tard Rocky. Cette sympathie que l’on a pour Creed, c’est aussi grâce au jeu de Carl Weathers qu’on l’obtient.

Si elle apparait d’abord un peu trop légère voir même inexistante, j’ai aussi une certaine tendresse pour Talia Shire (Adrian). J’aime la légère façon avec laquelle on va faire évoluer son personnage et j’aime la fragilité que l’actrice réussit à lui donner. C’est agréable aussi de voir à quel point on utilise la force du personnage féminin dans le scénario sans jouer sur le physique. C’est vraiment sur l’alchimie parfaite qu’il va y avoir entre son personnage et celui de Rocky que ça fonctionne. Tout en discrétion, l’actrice fait le boulot et ça me plait.

Dans les autres personnages phares de la franchise que l’on nous présente dès ce premier film, on retrouve aussi Burt Young (Paulie) parfait en gueule cassé handicapé de la vie. Lui aussi on aimerait le détester tant il est bourré de défauts mais on y arrive pas grâce à l’acteur qui réussit à le jouer sans le condamner. Quant à Burgess Meredith (Mickey), il prend de l’importance dans le récit un peu tardivement mais une fois qu’il est lâché, je dois avouer qu’il me fait beaucoup rire et que c’est un coach qui me donnerait presque envie de me mettre à la boxe.

Derrière la caméra, John G. Avildsen fait lui aussi du très bon boulot. Je suis d’accord, le rythme peut paraître un peu lent surtout au début. En comparaison avec les autres volets qui prendront clairement le parti pris de l’action, ici, le film prend bien son temps pour nous dire ce qu’il doit nous raconter mais c’est aussi pour ça que j’ai de la tendresse pour ce film.

J’aime cette ambiance que l’on nous pose, cette Philadelphie que l’on nous dépeint, cette société avec ses laisser pour compte qui ne demande rien à personne mais qui réussissent à cohabiter malgré leurs difficultés. L’exploitation des différents décors est d’ailleurs très bonne. J’ai bien aimé aussi les costumes ainsi que les maquillages.

Vient ensuite l’action que l’on attend avec sa séquence d’entraînement anthologique qui deviendra une signature ainsi que son combat final qui me prend toujours aux tripes. J’ai beau connaître l’issue, à chaque fois j’ai l’impression d’être sur le ring. Rien que pour le combat final, je pourrais me remater le film. La bande originale à elle aussi su devenir mythique avec le temps. Elle est d’ailleurs si bonne que dès les premières notes, elle est indissociable du long métrage qu’elle emballe de bien belle manière.

Pour résumer, j’ai vu « Rocky » des centaines de fois, il fait partie de ses films qui ont bercé ma jeunesse et pourtant, je prends toujours mon pied. Véritable référence dans son genre, le film est maitrisé et nous offre exactement ce que l’on attend de lui. On pourrait bien sûr pointer du doigt quelques imperfections ou des éléments qui vieillissent peut-être un peu mal mais de mon côté, quand je revois ce film, je redeviens un gamin et ça me botte. Le film me met KO et je remonte toujours sur le ring avec joie.

5/5 (Approved by Vladdy)

Publicités

4 réflexions sur “Rocky

  1. Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir tous les Rocky (je devrais m’y mettre plus sérieusement histoire de ne pas mourir bête, ahahah). J’ai vu le premier Rocky que j’ai beaucoup aimé, par contre le IIIe ne m’a pas trop marquée. J’avais également beaucoup kiffé le 6e film. Et j’ai plutôt hâte de découvrir Creed !

    J'aime

    1. Le gamin en moi à toujours bien kiffé les Rocky sauf le 5 avec lequel j’ai beaucoup de mal mais peu de monde l’apprécie celui-ci de toute façon ^^ C’est aussi l’envie de voir « Creed » qui m’a motivé à me les refaire quasiment dans la journée. Si tu as TCM, il me semble qu’ils vont passer l’intégralité de la saga sur leur chaîne en janvier 😉

      J'aime

        1. Ah oui effectivement tu n’a plus d’excuses maintenant ^^ J’étais abonné à TCM parce que via la Free, cette chaîne ne me coutait que 4€ par mois (ou 3 je sais plus…). Mais j’ai résilié car je me suis abonné ensuite à CanalSat et que c’était compris dans l’offre. Cette chaîne (et CanalSat aussi) c’est le mal pour ma sociabilité ^^

          J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s