Star wars – Épisode 5 : L’Empire contre attaque

star wars l'empire contre attaqueStar wars – Épisode 5 : L’Empire contre attaque (Star Wars: Episode V – The Empire Strikes Back). 2 heures 04. États-Unis. Science fiction – Aventures.Sortie en France le 20 août 1980. Réalisé par Irvin Kershner avec Mark Hamill, Carrie Fisher, Harrison Ford, David Prowse, Frank Oz, Anthony Daniels, Kenny Baker, Peter Mayhew, Billy Dee Williams, Alec Guinness, Jeremy Bulloch, Ian McDiarmid, James Earl Jones…

Malgré la destruction de l’Étoile Noire, l’Empire maintient son emprise sur la galaxie, et poursuit sans relâche sa lutte contre l’Alliance rebelle. Basés sur la planète glacée de Hoth, les rebelles essuient un assaut des troupes impériales. Parvenus à s’échapper, la princesse Leia, Han Solo, Chewbacca et C-3P0 se dirigent vers Bespin, la cité des nuages gouvernée par Lando Calrissian, ancien compagnon de Han. Suivant les instructions d’Obi-Wan Kenobi, Luke Skywalker se rend quant à lui vers le système de Dagobah, planète marécageuse où il doit recevoir l’enseignement du dernier maître Jedi, Yoda. Apprenant l’arrestation de ses compagnons par les stormtroopers de Dark Vador après la trahison de Lando, Luke décide d’interrompre son entraînement pour porter secours à ses amis et affronter le sombre seigneur Sith…

Toujours aussi amateur de cette saga (sans pour autant faire partie des fans purs et durs qui n’hésitent pas à revêtir la tenue de leurs personnages préférés lors de conférences), c’est dans la foulée de l’épisode 4 que je me suis mis à mater « Star Wars – Épisode 5 : L’Empire contre-attaque ». Je savais d’avance à quoi m’attendre, mais c’est avec un certain plaisir que je me suis replongé dans cette galaxie lointaine, très lointaine.

En effet, le plaisir est toujours intact. Le scénario écrit par George Lucas, Leigh Brackett et Lawrence Kasdan me captive toujours autant. Logique dans sa suite, ce nouvel opus s’inscrit bien dans la continuité avec la fin ouverte de l’épisode 4. En utilisant toujours quelques ellipses de temps et en nous offrant des transitions simplistes, le récit continue alors d’aller droit au but tout en donnant à cette franchise une dimension supérieur qui en fera un space opéra à très grande échelle.

Du même acabit que le précédent volet et malgré quelques facilités qui passent plutôt bien dans le registre fantastique avec un imaginaire vaste qui peut tout nous faire accepter (une main de coupée ? Un coup de laser est ça repart, même Carglass va pas aussi vite avec sa résine… Et je ne parle pas de l’espace où respirer avec un équipement basique semble évident tout comme jouer avec des astéroïdes), cette suite n’en demeure pas moins toute aussi excellente en se démarquant quand même de son prédécesseur. En gardant la même trame principale et en continuant d’approfondir cet univers, l’épisode 5 va ainsi réussir à se doter de son identité propre faisant de ce long métrage bien plus qu’une simple suite.

C’est ainsi qu’on ne reste pas sur ses acquis (même si on garde ce qui a plu au public). Plus sombre, plus dramatique, ce volet va beaucoup plus s’axer sur les relations entre les différents personnages, leurs places dans ce récit, leurs utilités. Le scénario est également plus déconstruit comparé à l’épisode 4 avec de multiples aventures et nos héros qui vont partir dans des directions différentes. On notera aussi la fin encore plus ouverte accentuant un peu plus l’effet « épisode de transition » avant l’ultime volet de cette trilogie originelle.

Il y à pleins de petites choses donc qui font que cet épisode 5 réussit amplement à exister indépendamment de son prédécesseur. Épisode de qualité, j’y aie quand même retrouvé tout ce que j’aime dans cette franchise à savoir de l’humour, de l’action, de l’aventure, de la romance… Vrai film de cinéma, on en a vraiment pour notre argent et cette saga continue toujours à bien faire son boulot de divertissement à mes yeux tout en continuant à jouer sur la satire d’une société dictatoriale ainsi que de son aspect religieux avec la Force.

A la distribution, c’est un grand plaisir de retrouver la même troupe de comédien à commencer par Mark Hamill en Luke Skywalker. L’acteur continue de voir son personnage prendre de plus en plus d’importance dans cette rébellion, dans le danger qu’il représente pour l’Empire mais aussi pour sa relation avec Dark Vador. L’acteur s’en sort une nouvelle fois très bien même si je dois quand même reconnaître que sa légèreté qui me plaisait dans l’épisode 4 à tendance à sonner un peu trop faux par moment dans l’épisode 5 au vue de son importance. Toujours en apprentissage, ça colle en tout cas très bien mais il manque quand même encore un peu de charisme par moment.

Il devrait prendre exemple sur Harrison Ford en Han Solo toujours impeccable. De son côté le comédien remplit bien l’écran et réussit toujours à rendre son personnage fort sympathique malgré la multitude de défauts qu’il peut avoir. Vaurien au grand cœur assumé, il fait vraiment parti des personnages les plus fun et le comédien semble vraiment s’amuser dans la peau de cet aventurier. Appréciable de bout en bout et en grande partie grâce au jeu d’Harrison Ford, on en viendrait presque à se demander si au final ce n’est pas lui l’Elu tant il semble à l’aise dans cet univers.

Il est bien aidé aussi dans sa relation avec Carrie Fisher qui fait toujours une remarquable Princesse Leia Organa. L’actrice aussi voit son personnage un peu plus évolué (elle n’est plus juste la princesse au répondant qu’il faut sauver). J’ai apprécié le côté humain que l’on à donner à son personnage et j’aime toujours autant le fait qu’on en fasse pas juste une potiche. Même dans la romance naissante que l’on construit avec son personnage, la comédienne apporte une fraicheur qui rend son personnage encore plus sympathique.

David Prowse fait lui aussi toujours un excellent Dark Vador. Dans sa gestuelle et avec sa carrure, il incarne bien à l’écran ce méchant mythique qi voit en plus sa place prendre encore plus d’importance dans la franchise, George Lucas ayant compris la force de son méchant. Dommage pour le comédien, on continue toujours de ne pas le voir sans son masque et la voix de ce rôle n’est même pas la sienne mais celle de James Earl Jones qui colle bien malgré tout on ne peut pas lui reprocher. Il y a comme un sentiment d’injustice pour David Prowse mais James Earl Jones fait le job on ne peut pas lui enlever ça.

En personnage bien en place, Peter Mayhew est toujours excellent dans le costume de Chewbacca. Tout comme David Prowe pour Dark Vador, Peter Mayhew ne parle pas et reste méconnaissable sous cette touffe de poil mais il n’en demeure pas moins un personnage très attachant que l’on va d’ailleurs beaucoup voir dans cet épisode 5. Sous un costume, j’ai aussi retrouvé avec beaucoup de plaisir Anthony Daniels en C-3PO et Kenny Baker en R2_D2, même si ses deux derniers m’ont paru un peu plus en retrait comparé au précédent volet. Revoir, même le temps d’une apparition, Alec Guinness en Obi-Wan Kenobi reste également très agréable.

Parmi les nouvelles têtes, on retiendra surtout Frank Oz qui va aider à donner vie au cultissime personnage de Yoda, personnage dont les traits du visage sont inspirés d’Albert Einstein. Ce rôle est vraiment celui qui me fait le plus déliré dans cette nouvelle aventure. J’en regrette d’ailleurs presque qu’on ne le voit pas un peu plus tant j’aime ce mélange de sagesse et d’humour décalé. Sa rencontre avec Luke Skywalker me fait toujours autant marrer et ce personnage emblématique fonctionne toujours sur moi malgré le temps qui passe.

J’ai bien aimé aussi la prestation de Billy Dee Williams dans la peau de Lando Calrissian. Personnage assez ambigu, même lorsqu’on le devrait, je n’arrive pas à le détester. La gueule sympathique de l’acteur ainsi que son interprétation doit y être pour beaucoup en cela. Il apparait assez tard dans le récit mais j’aime bien son utilisation tout comme le monde qu’il dirige. Charismatique, même si il arrive tardivement il s’impose avec une certaine aisance dans cette bande déjà construite.

Le reste du casting fait lui aussi son boulot. Rien à redire concernant les autres performances chacun sachant rester à sa place. Le temps d’une scène, j’ai beaucoup aimé revoir Ian McDiarmid qui prête ses traits à l’Empereur Palpatine (c’est assez drôle de se dire qu’on l’a vieilli à l’époque et que dans la trilogie suivante on fera tout pour le rajeunir physiquement). On pourra aussi noter la présence de Jeremy Bulloch en Boba Fett, personnage jamais nommé (sauf pendant le générique), dont on en saura un peu plus dans la deuxième trilogie qui viendra plus tard mais dont le rôle reste assez plaisant aussi.

Derrière la caméra, George Lucas, fatigué par le précédent opus, passe le relai. Il conserve quand même toujours la paternité de cette franchise en gardant la main mise sur la suite et en restant scénariste, producteur et superviseur dans la réalisation et les effets spéciaux. La tâche de prendre la relève revient ainsi à Irvin Kershner et le moins que l’on puisse dire, c’est que le metteur en scène s’en sort avec brio. En effet, bien que s’inscrivant dans la lignée logique de l’épisode 4 et en restant cohérent, Irvin Kershner réussit néanmoins à garder sa patte dans la réalisation.

Ce n’est pas forcément flagrant mais on sent que cette nouvelle aventure a été tourné différemment, qu’elle possède un autre regard et c’est aussi ce qui lui donne sa force. Les plans sont en tout cas tout aussi magnifiques avec des mouvements de caméra très lisible dans l’action. Le récit est très agréable à suivre et les différentes scènes d’action sont maitrisées de bout en bout. Il y a des cadrages qui m’ont beaucoup plu et le film possède autant de plans marquant que son prédécesseur (la révélation de Dark Vador, Dark Vador contemplant la galaxie, la cryo-carbonisation de Han Solo, l’attaque sur Hoth….)

Visuellement, j’ai en revanche toujours un peu de mal pour me prononcer car comme pour l’épisode 4, cet épisode 5 à subit de nombreuses retouches. Je comprends la démarche, je respecte le choix de George Lucas qui fait ce qu’il veut avec son œuvre peu importe ses motivations (même si c’est dommage que le public n’ait pas été un peu plus écouté) mais c’est assez désagréable de sentir des effets visuels trop récent qui n’ont pas leur place à l’époque où a été tourné ce film. On va bien au-delà d’un simple adoucissement de l’image ou de petites corrections. Beaucoup de manipulations ont été faite et l’écart entre l’époque du film et l’époque de ses effets spéciaux se fait quand même malheureusement très ressentir.

Ça ne m’empêche pas de continuer de prendre du plaisir à voir ce film. Les décors sont sublimes et bien exploités tandis que les costumes vont toujours comme un gant à leurs personnages. Le montage est rythmé et même si par moment il peut y avoir quelques creux, ça ne dénature pas les qualités de ce long métrage qui garde toujours aussi ses transitions qui sont quasiment devenus sa marque de fabrique. La photographie m’a bien plu également, j’ai bien aimé les différences de couleurs avec la chaleur de Bespin la cité des nuages, la froideur de Hoth ou encore la moiteur de Dagobah. Ce sont trois sensations qui collent bien avec ce que l’on veut nous montrer.

La bande originale composée par John Williams est elle aussi une nouvelle fois parfaite. Le compositeur utilise avec un certain brio son thème phare qui fait que dès les premières notes, on a bien conscience de la franchise dans laquelle on se trouve. Il peut bien sûr y avoir une certaine monotonie à entendre à plusieurs reprises ce thème décliné en plusieurs façons mais la mayonnaise prend bien chez moi surtout que cette musique accompagne bien les différents sons que l’on peut entendre.

Pour résumer, « Star Wars – Episode 5 : L’Empire contre-attaque » fait partie de ses rares suites que l’on peut dire qu’elles sont de qualités. En comprenant bien ce qui avait fait le succès de l’épisode 4 et en faisant grandir encore un peu plus cet univers, George Lucas continue de donner au cinéma de divertissement et au space opéra ses lettres de noblesses. Le mérite en revient aussi à Irvin Kerschner qui prend bien le relai derrière la caméra avec une mise en scène très propre et à des comédiens inspirés qui marque leurs grands retours avec aisance tandis qu’ils sont rejoints par des petits nouveaux forts appréciables également. Cette franchise continue d’être du cinéma comme je l’aime avec un fond intéressant qui nous offre un bon parallèle (bien que peu subtil) avec notre société et une forme remarquable qui nous en mets plein les yeux. Un volet que je pourrais toujours aisément revoir.

5/5 (Approved by Vladdy)

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