Le prénom

Le prénomLe prénom. 1 heure 49. France. Comédie. Sortie en France le 25 avril 2012. Réalisé par Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling, Guillaume De Tonquédec, Judith El Zein, Françoise Fabian, Alexis Leprise, Juliette Levant…

Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale… Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.

J’étais convaincu d’avoir déjà écrit un avis concernant « Le prénom », film que j’avais déjà pu découvrir en salles et que j’avais énormément aimé. Pourtant, ne le retrouvant pas, je profite du fait d’avoir pu revoir ce long métrage dernièrement en Blu-ray pour enfin écrire quelques mots à son sujet.

Dans son ensemble, mon avis concernant cette histoire n’a pas changé. Je suis toujours autant fan. Je n’ai pas eu le privilège de découvrir la pièce de théâtre d’origine mais je le regrette fortement tant je passe toujours un excellent moment devant ce scénario que je trouve très bien écrit et très drôle. Si l’on retrouve l’aspect théâtral de l’œuvre, le film se savoure en tout cas avec un certain délice.

Partant d’un postulat très simple, j’ai vraiment adoré cette crise familiale. Voir cette famille explosé en plein vol à cause d’un simple prénom et voir leurs différents secrets plus ou moins important voler en éclat me rappelle certaine discussions de famille qui avec le recul, est tout aussi ridicule à mes yeux.

Bien entendu, ici c’est exagéré. On joue avec la surenchère des situations mais ça fonctionne vraiment très bien et malgré le fait que tout ceci prend une importance démesurée, je me laisse prendre au jeu. Il faut dire aussi que les dialogues sont savoureux. Ils sont écrits avec une certaine justesse et je dois bien admettre qu’il n’y a aucune scène que je trouve en trop, chaque passage me faisant énormément sourire.

Le scénario fonctionne, la comédie est bien au rendez-vous mais c’est aussi grâce à une interprétation remarquable. Chaque acteur qui compose cette troupe joue à fond le jeu de son personnage. L’origine théâtrale une nouvelle fois se fait sentir dans le jeu mais ce n’est jamais choquant, bien au contraire, cela fait même partie du charme de ce récit que l’on suit comme un agréable vaudeville.

Patrick Bruel (Vincent) est par exemple parfait. J’aime bien son jeu et il s’avère avoir la gueule de l’emploi. Son personnage fouteur de merde qui va s’amuser à torturer sa famille avant que tout ceci ne lui retombe dessus est très bon. Malgré les nombreux défauts de son personnage, le comédien réussit toujours à le rendre sympathique. J’ai jamais vraiment réussi à le détester que ses blagues soient de bons goûts ou non.

A ses côtés, j’ai eu un peu plus de mal avec le personnage de Charles Berling (Pierre). Je n’ai rien contre l’acteur qui est excellent dans son registre, c’est plus avec son personnage, pourtant très drôle aussi, que j’ai eu du mal à accrocher. Je le trouve assez détestable sans que je ne puisse clairement l’expliquer. Je pense que c’est aussi pour ça que j’apprécie Vincent parce qu’il réussit à faire sortir Pierre de ses gonds. En tout cas, Charles Berling fait le job.

J’ai bien aimé sinon Guillaume De Tonquédec (Claude). Pourtant, son personnage un peu trop lisse au début, trop neutre, qui aime tout sans jamais vouloir prendre parti est agaçant. Mais petit à petit, le rôle évolue, le jeu de l’acteur évolue et on le trouve aussi attachant que intéressant. Guillaume De Tonquédec est en tout cas parfait lui aussi et semble également bien s’amuser.

Après, il y a celle qui sort du lot. Pourtant, elle prend davantage le devant de la scène vers la fin du long métrage mais durant tout le film, elle livre un sans-fautes. C’est Valérie Benguigui (Elisabeth) qui nous offre une prestation incroyable. Totalement déjanté, décalé et laissant sortir la fureur de son personnage quand il le faut, chacune de ses interventions est un vrai délice je trouve.

J’ai bien aimé sinon Judith El Zein (Anna). Elle s’en sort vraiment bien. Je trouve ça juste un peu dommage (même si je le comprends du point de vue du scénario) qu’elle arrive tardivement et qu’une fois qu’elle est là, qu’elle soit un peu trop en retrait. C’est d’autant plus dommage que lorsqu’elle explose, son personnage est tout aussi savoureux que le reste de la troupe.

Derrière, le reste du casting est bon mais c’est plus anecdotique. Leurs personnages ont plus ou moins d’importance mais leurs apparitions ne choquent pas. C’est le cas par exemple de Françoise Fabian (Françoise) que l’on aurait pu exploiter un peu plus mais ça n’aurait peut-être pas fonctionné autant. Yaniss Lespert (Le livreur de pizzas) m’a fait sourire même si on ne le voit que le temps d’une scène. Il aurait aussi pu être marrant de plonger dans cette discorde les jeunes Juliette Levant (Myrtille) et Alexis Leprise (Appolin) qui là, ne sont que des éléments du décor.

Concernant la réalisation, c’est assez propre. Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte font du très bon boulot. Ce n’est pas transcendant non plus, on n’a pas le droit à une leçon de cinéma mais c’est suffisamment agréable pour contribuer au plaisir que l’on peut éprouver de suivre cette aventure sans jamais s’ennuyer.

Le côté théâtre se ressent fortement dans la mise en scène avec ce côté décor unique qui nous plonge dans l’action sans jamais nous permettre d’en sortir. Mais ce n’est pas plus mal car du coup, la tension générale est bien présente. De plus, il y a quand même une recherche dans les différents cadres, la photographie, la lumière et l’utilisation des décors pour que ça ne soit jamais monotone.

On ressent la tension, on est nous aussi dans cet appartement, mais on n’a jamais un sentiment de claustrophobie car les prises de vues sont assez variées. J’ai apprécié aussi cette façon de faire accroître l’ambiance. On commence avec un rythme assez léger avant que toute l’intrigue ne prenne plus d’importance et que l’on sente que cela peut exploser à n’importe quel moment. La bande originale de Jérôme Rebotier très discrète est également très bonne.

Pour résumer, je ne regrette vraiment pas d’avoir revu « Le prénom ». J’aime toujours autant cette comédie que je trouve d’une excellente qualité et bien que je connaisse l’histoire, que l’effet de surprises ait disparu, je me marre toujours autant. Le scénario est très bien écrit, la distribution est impeccable et la réalisation est des plus corrects. C’est vraiment un long métrage que je trouve plaisant à suivre, où on ne voit pas le temps passé et si je n’ai qu’un seul regret, c’est celui de ne pas avoir pu voir la pièce de théâtre d’origine.

5/5 (Approved by Vladdy)

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2 réflexions sur “Le prénom

  1. Je fais partie de la toute petite minorité qui b’a pas apprécié ce film… Dans le même genre, je te conseille la pièce de théâtre Art. Bien plus fine à mon sens, sur les rapports d’amitié quand il y a un sujet qui fâche 😉 belles fêtes de fin d’année à toi !

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    1. C’est vrai que globalement, le film a en général bonne presse. C’est bon aussi d’avoir des avis contraire, ça pimente un peu les débats 😉 Belles fêtes de fins d’années à toi aussi et je prends note de tes recommandations 😉

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