Rocky 3

Rocky 3Rocky 3. 1 heure 39. États-Unis. Drame – Action. Sortie en France le 12 janvier 1983. Réalisé par Sylvester Stallone avec Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young, Carl Weathers, Burgess Meredith, Tony Burton, Mr T., Hulk Hogan, Ian Fried…

Rocky Balboa est aujourd’hui un champion respecté, après ses deux victoires contre Apollo Creed. Mais lorsqu’il perd contre un nouveau venu sur le circuit, c’est Apollo Creed lui-même qui va venir à sa rescousse et lui redonner le goût du combat et de la victoire.

Avec « Rocky 3 », on commence à rentrer dans l’âge d’or de Rocky Balboa. L’époque où notre héros est à son apogée. Celle où il devient le boxeur que l’on aime, où l’on commence à oublier un peu toute forme de psychologie pour jouer à fond le jeu de la surenchère et de la caricature. Et malgré ça, on rentre aussi dans l’époque où le gamin que je suis prend quand même son pied.

En effet, j’ai conscience des facilités que le scénario emploie pour nous raconter son histoire. Oui, c’est vrai qu’il ne fait pas dans la dentelle et en reprenant une nouvelle fois la trame que l’on connait (descente au plus bas, remise en question, entrainements et combat final), il n’y a guère de surprises mais honnêtement, je m’en moque un peu.

Qu’est-ce que c’est jouissif de voir la franchise prendre le parti de jouer à fond le jeu et de l’assumer totalement au point d’ériger une statue à la gloire de son héros. Alors oui, on va nous faire évoluer un peu tout ça. On va nous parler de la famille, de la mort, de la réussite, du fait de rester sur ses acquis… Tout ceci est peu subtil mais dans l’ensemble, ça ne me gêne vraiment pas.

Puis, il y aura l’action, le muscle qui transpire, les poings qui font mal, la testostérone qui éclabousse l’écran… Le parti pris de ce volet est assumé. On peut ne pas aimer et trouver ce volet moins fin que le premier film. On peut même lui trouver une multitude de défauts que je le comprendrais mais quel pied quand même. Qu’est-ce que j’aime ce genre de cinéma sans prise de tête surtout que c’est bien fait.

Sylvester Stallone (Rocky) enfile de nouveau les gants. Il a donné ses lettres de noblesse à ce personnage et il continue encore de construire le mythe. Le boxeur devient une machine. Sa pseudo descente aux enfers, on y croit peu, on sait qu’il va revenir et que ça va faire mal. L’acteur joue le jeu à fond. Il y croit, il prend du plaisir et c’est communicatif. On a envie d’enfiler les gants et de taper avec lui le vilain pas beau sans morale.

Et ce vilain méchant, très caricatural qui va lui aussi jouer dans l’exagération, c’est Mr T (Clubber Lang). L’acteur aura marqué ma jeunesse avec deux rôles : Barracuda dans « L’Agence tous risques » et celui-ci. Il incarne ici une belle enflure. Trop sûr de lui (Apollo à côté c’est un petit joueur), on a envie de le détester et en même temps, on veut le voir cogner. L’acteur fait le job. Dommage que sa boxe à l’écran apparaisse trop rigide mais le cahier des charges est rempli.

Là où c’est une bonne idée d’avoir dans les précédents volets réussi à nous rendre sympathique Carl Weathers (Apollo Creed), c’est que du coup, on le retrouve de nouveau ici mais cette fois ci du côté de l’étalon italien. La complicité que l’on crée entre ses deux personnages me plait tout comme la séquence où Creed va tenter de retrouver l’œil du tigre de Balboa. L’acteur s’en sort vraiment bien et nous fait même oublier certaines de ses tenues comme son haut court avec le nombril apparent sur la plage qui vieilli très mal.

On retrouve aussi avec un certain plaisir Talia Shire (Adrian) ainsi que Burt Young (Paulie), les fidèles acolytes de Rocky qui évolue un peu moins qu’avant mais dont le traitement reste quand même honorable. Burgess Meredith (Mickey) aussi évoluera bien même si son traitement me laisse un peu plus nostalgique avec cette issue prévisible. De mon souvenir d’adolescent, je retiens aussi une certaine tendresse pour l’apparition de Hulk Hogan à une époque où j’aimais bien suivre le catch à la télévision.

Sinon, Sylvester Stallone revient de nouveau à la réalisation. Sa mise en scène a évolué. On sent qu’il est plus à l’aise, qu’il tente un peu plus de choses. Si son film perd le côté intimiste qui lui donnait une certaine force, il gagne toutefois en intensité avec une action qui est maitrisé. Il n’y a pas de temps mort et globalement, en tant que divertissement, le boulot est assuré.

Le scénario part dans l’exagération, la réalisation suit le mouvement mais une nouvelle fois, ça ne me dérange vraiment pas même si j’ai conscience que ce long métrage fait partie de ceux avec qui je ne peux pas être totalement objectif. C’est en tout cas agréable à suivre je trouve avec en prime des combats de boxe qui me prennent toujours avec eux, des entrainements qui me botte bien et une bande originale que j’adore toujours autant, le « Eye of the tiger » de Survivor faisant toujours son effet.

Pour résumer, « Rocky 3 » franchit un cap dans la franchise du célèbre boxeur. On n’oublie le côté un peu intimiste et on fonce dans le tas. Ça change un peu, c’est une nouvelle façon de faire et c’est totalement assumé. Si je peux comprendre que ce virage ne plaira pas à tous, de mon côté, le gamin que je suis s’éclate toujours autant. J’ai juste changé mes attentes et je prends vraiment mon pied à voir ce héros américain typique qui continue de me plaire. Je fais l’impasse sur les facilités et les imperfections, j’ai du grand spectacle, je redeviens adolescent et ça me va comme ça.

5/5 (Approved by Vladdy)

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