Rocky 4

Rocky 4Rocky 4. 1 heure 31. États-Unis. Drame – Action. Sortie en France le 22 janvier 1986. Réalisé par Sylvester Stallone avec Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young, Carl Weathers, Burgess Meredith, Tony Burton, Dolph Lundgren, Brigitte Nielsen, James Brolin, Michael Pataki…

Apollo Creed, ancien adversaire et dorénavant ami de Rocky Balboa, est tué sur le ring par le boxeur russe Ivan Drago. Se reprochant de n’avoir pu sauver son camarade à temps, Rocky va demander un combat contre Ivan Drago afin de le venger. Une confrontation qui se déroulera sur le sol russe.

Bien parti dans l’exagération et l’exubérance du précédent volet, c’est tout de suite après le troisième épisode que je me suis mis à redécouvrir, là encore pour la énième fois, « Rocky 4 ». Cette fois-ci, on ne fait clairement plus dans la dentelle et vous savez quoi, j’aime toujours autant ça.

En effet, avec cette quatrième aventure, on peut clairement dire au revoir à une certaine psychologie que l’on essayé d’installer chez nos personnages que l’on suit maintenant depuis quelques films. Certes, on les fait évoluer un peu, on parle un peu de leurs existences, de leurs passés, de ce qui les motive etc etc mais on ne va pas se mentir, on s’en moque un peu.

Ici, tout est prétexte pour nous refaire un film très caricatural et riche en stéréotypes où les gentils États-Unis vont affronter la méchante Russie. La guerre froide mais version boxe avec son lot de discours patriotique et de propagande qui trouveront son apogée dans un discours final des plus mielleux qui de mon côté, rajoute un peu plus au caractère comique que je donne au film.

Derrière ce gentil programme, on va reprendre la même trame qui me plait tant. On ne s’embête même plus trop avec le scénario, ce dernier devient quasiment anecdotique et on s’occupe davantage de ce que l’on vient chercher à savoir du muscle, de la sueur et du poing. Ami d’une certaine finesse, vous pouvez passer votre chemin. Fort heureusement pour moi, j’aime ce genre de spectacle et je veux bien signer même si je sais que c’est du gros n’importe quoi.

Sylvester Stallone (Rocky) continue de se battre pour les idéaux de son personnage. Son rôle va continuer de véhiculer une certaine morale et même si on nous enrobe ça de vengeance, l’acteur continue de faire le job. On veut le voir taper du méchant, on veut le voir se muscler, on veut le voir avoir mal et il nous en donne pour notre argent. La vedette c’est lui, on veut du Rocky et on a du Rocky pour mon plus grand plaisir.

Et puisque l’on joue dans la caricature, autant jouer le jeu à fond avec Dolph Lundgren (Ivan Drago) qui fait un boxeur soviétique dopé aux hormones et sans cœur mémorable. Comme Mr T en son temps, je regrette un peu sa boxe un peu trop rigide à l’écran mais au final, ça colle bien avec la caricature de son rôle puis, en machine à tuer, il reste efficace. L’acteur trouve en tout cas sa place parmi les adversaires hauts en couleur de Rocky Balboa.

Les deux acteurs auront leurs moments à eux, chacun nous montrera sa force et son entrainement. Leur face à face reste l’élément principal de ce récit. A côté, on retrouvera tout de même Talia Shire (Adrian) qu’on exploite un peu moins malheureusement même si elle joue le jeu ainsi que Burt Young (Paulie) qui montre des bonnes choses mais qu’on continue de ne pas pousser plus loin. Carl Weathers (Apollo Creed) sera de la partie aussi tandis que Brigitte Nielsen (Ludmilla) fera une très bonne compagne pour Ivan Drago même si je cherche encore la véritable utilité de sa présence.

Sylvester Stallone en attendant se lâche à fond derrière la caméra. Il ne fait pas dans la demi-mesure et c’est tant mieux. Quitte à jouer la carte de l’action et délaisser la psychologie de ses personnages, autant le faire à fond et c’est ce qu’il fait. Visuellement, il se fait plaisir. C’est très soigné, très propre et on est encore plus loin du cadre intimiste du premier film.

J’ai bien aimé en tout cas que l’on joue à fond le jeu et que l’on exporte l’action en Russie. Les différents décors me plaisent et l’entraînement façon bucheron de Rocky apporte un peu de piment à l’ensemble. Rien de nouveau à l’horizon dans la forme mais ça fonctionne puis ça évite une certaine monotonie je trouve. Après, le ton est donné de toute façon dès les premières secondes avec ce gant américain et ce gant russe qui explose pour bien nous montrer que c’est la guerre et qu’on ne fera pas dans le détail.

Je suis en tout cas toujours autant pris dans les différents entraînements que l’on nous montre (c’est ridicule je sais mais ça m’amuse quand un film me donne envie de faire du sport ^^ ) et toujours autant pris également dans les différents combats. Je connais l’issue mais je suis quand même à chaque fois dedans tant je les trouve bien filmé. Quant à la bande originale, je suis toujours aussi fan.

Pour résumer, si la « finesse » de « Rocky 3 » vous avait perdu, celle de « Rocky 4 » risque de vous mettre KO. C’est un parti pris de vouloir se concentrer principalement sur l’action et c’est un parti pris qui s’avère payant pour moi. On n’est clairement plus dans le grand cinéma, on s’en éloigne encore de façon certaine mais rien que pour le plaisir éprouvé de me replonger dans ma jeunesse et parce que le résultat est toujours aussi jouissif sur moi, je continue de prendre mon pied. Un divertissement simple, classique, caricatural mais efficace comme je les aime et dont je ne me lasse toujours pas. C’est grave Docteur ?

5/5 (Approved by Vladdy)

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