Rocky 5

Rocky 5Rocky 5. 1 heure 44. États-Unis. Drame – Action. Sortie en France le 19 décembre 1990. Réalisé par John G. Avildsen avec Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young, Sage Stallone, Tommy Morrison, Richard Gant, Burgess Meredith, Bob Giovane, Patrick Cronin, Jane Marla Robbins, Michael Williams…

Des séquelles physiques irréversibles amènent Rocky Balboa à prendre sa retraite. Ruiné, il devient l’entraîneur d’un champion en devenir, Tommy Gunn. Mais celui-ci ne va pas rester insensible à l’appât du gain et va quitter Rocky pour rejoindre les rangs d’un coach plus fortuné.

En me refaisant l’intégralité des Rocky, je savais pertinemment que j’allais devoir refaire un léger crochet vers ce « Rocky 5 ». J’ai toujours eu un peu de mal avec ce volet de la franchise et je dois bien avouer que si j’ai remis de nouveau le Blu-ray de ce long métrage dans mon lecteur, c’est uniquement parce que je ne voulais pas sauter un épisode en me refaisant cette saga (c’est un principe con je sais ^^).

Pourtant, il y a une époque où j’avais encore plus de mal avec ce film. Je n’ai jamais véritablement accroché à ce scénario que je trouve assez pénible et il m’a fallu de multiples visionnages pour que je le trouve enfin un peu digeste. Le gros problème que j’ai avec ce film, c’est qu’il ne possède pas l’âme d’un Rocky selon moi.

Dans cet opus, je trouve que l’on a perdu le côté intimiste qui fonctionnait avec les deux premiers volets mais on a aussi perdu le caractère complétement jouissif et grandiloquent des deux suivants. Là, on se retrouve vite avec un film assez quelconque qui fait quand même preuve d’une certaine volonté pour essayer de continuer l’aventure mais sans jamais y parvenir.

L’évolution de notre héros et de sa carrière aurait pourtant pu être intéressante mais on se perd en route dans des clichés ultra prévisible qui ne fonctionne jamais. Je n’y crois pas une seule seconde et du coup, l’ennui se fait fortement ressentir. Comme si cela ne suffisait pas, on n’oublie nos séances d’entrainements mythiques, on nous offre de nouveaux personnages assez plats et au lieu de nous mettre KO à la fin, on a le droit à un vulgaire combat de rue qui n’est clairement pas à la hauteur de la légende.

Côté distribution, Sylvester Stallone (Rocky Balboa) continue de jouer avec l’aura de son personnage. Son interprétation ainsi que son passé fait en sorte que je continue d’avoir de la sympathie pour son personnage mais le comédien ne semble tout de même pas y croire toujours. Alors oui, il reste notre héros mais l’acteur semble parfois si paumé que c’est un peu dur à voir.

Après, parmi les têtes que l’on connait déjà, j’apprécie toujours énormément Talia Shire (Adrian). J’aime son évolution dans la franchise. Je trouve qu’on ne l’as pas toujours bien exploité mais son rôle n’en demeure pas moins intéressant tandis que la comédienne continue d’être parfaite dans ce registre (même si j’avoue que je la préférais quand même lorsqu’elle était plus timide). Burt Young (Paulie) reste lui fidèle à l’image qu’il s’est construit. Son personnage ne semble pas beaucoup évolué mais ça fait toujours plaisir de le voir. Même le temps de quelques passages, j’ai aimé aussi revoir Burgess Meredith (Mickey).

Là où ça se gâte, c’est avec les nouveaux arrivants à commencer par Tommy Morrison (Tommy Gunn) qui à le charisme d’une moule asséchée dans une poissonnerie glauque. Si il a la gueule de l’emploi pour faire l’arriviste de service qui va vite mal tourné, son interprétation sonne quand même bien faux et à aucun moment, il n’impressionne en boxeur ou crée un réel danger pour Rocky même lors du combat final où contrairement à d’habitude, on a presque l’impression que Balboa se ballade.

J’ai eu aussi un peu de mal avec Sage Stallone (Rocky Balboa Junior). Si l’idée de prendre le véritable fils de Sylvester Stallone aurait pu être une bonne idée, elle s’avère vite finir en tête à queue. Le jeune comédien fait preuve de bonne volonté, on ne peut pas lui demander d’avoir à l’époque le charisme de son père mais, à mes yeux, son jeu sonne quand même cruellement faux. Il faut dire aussi qu’il n’a pas été aidé par les différents dialogues qu’on lui a offerts ainsi que les différents costumes qu’il doit porter.

Richard Gant (George Washington Duke) est peut être celui qui m’a fait le plus marrer. C’est une caricature ambulante qui joue dans l’exagération et dans la surenchère (comme un « Rocky 3 » ou « Rocky 4 » en son temps) mais du coup, on ne peut prendre son personnage qu’avec amusement. Il est ridicule certes mais ses pitreries me font quand même sourire dans un film qui lui me fait moins sourire.

Il y a eu aussi d’autres bonnes idées qui ont été mal exploitées. Parmi celle-ci, on peut citer le retour de John G. Avildsen derrière la caméra. Son retour dans la franchise après le premier opus aurait pu nous laisser suggérer un retour à un film plus intimiste et maitrisé seulement voilà, le cinéaste ne réussit jamais à vraiment nous emmener avec lui.

Le premier volet avait une identité forte bien à lui avec un rythme certes parfois un peu lent mais efficace. Ici, c’est plutôt une identité assez quelconque. Le long métrage bénéficie de l’aura de la franchise mais ça manque tellement d’âme qu’il apparaît très rapidement comme étant l’opus le plus faible de tous.

Quand on voit par quoi Rocky Balboa est passé après 4 films, finir par un simple combat de rue n’est pas à la hauteur des espérances. Heureusement que plus tard la franchise ne se finira pas par ce volet car avant de voir débarqué un sixième film, la frustration était assez énorme chez moi. L’atmosphère n’y est plus, il n’y a plus de peps, plus de folie, plus de volonté de se battre. Juste un film qui se suit et s’oublie tout aussi vite…

J’ai quand même bien aimé retrouver certains décors de Philadelphie puis pour être honnête, même si la réalisation est anodine à mon sens, ça se laisse quand même suivre c’est juste qu’à chaque fois que je regarde ce film, je m’attends à mieux et à chaque fois, je suis déçu par le résultat. Même la bande originale, sans être détestable non plus, me paraît peu inspirée une fois que l’on enlève les thèmes phares de la franchise.

Pour résumer, « Rocky 5 » est une déception. Sans les quatre premiers films, il aurait pu être un simple divertissement qui se regarde et qui s’oublie vite seulement voilà, les quatre premiers films existent et du coup, on reste sur notre faim. C’est d’autant plus dommage qu’il y a quand même quelques bonnes idées mais elles ne sont jamais exploitées comme il le faudrait et même le casting ne semble pas y croire toujours en plus de manquer clairement d’ampleur. Avec le temps, je réussis un peu mieux à voir ce film mais il m’a quand même fallu du temps car il demeurera quand même comme étant le plus faible opus de tous les Rocky Balboa…

2.5/5 (Moyen)

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