Une rencontre

Une rencontreUne rencontre. 1 heure 22. France. Drame – Romance. Sortie en France le 23 avril 2014. Réalisé par Lisa Azuelos avec Sophie Marceau, François Cluzet, Lisa Azuelos, Alexandre Astier, Arthur Benzaquen, Jonathan Cohen, Niels Schneider, Stéphanie Murat, Olivia Côte…

Pierre, époux fidèle, aime sa femme depuis plus de quinze ans. Quant à Elsa, elle ne s’est toujours imposée qu’une seule limite : les hommes mariés. Mais le hasard ne cesse de les réunir, et l’attirance se fait de plus en plus forte… Une telle rencontre peut-elle rester sans conséquences ?

Avec « Une rencontre », il s’agit encore d’un film dont je pensais avoir écrit un avis mais que je ne retrouve pas. N’ayant pas revu le long métrage depuis sa sortie en salle et ayant eu une forte envie de le revoir puisque j’en gardais de bons souvenirs, j’ai donc saisi l’occasion pour me le remater tranquillement en Blu-ray dans les meilleures conditions qu’ils soient.

Et j’ai plutôt bien fait de le revoir je pense. J’avais bien aimé la première fois que je l’avais découvert mais le fait de le revoir, de repartir en terrain connu, fait que maintenant, je l’apprécie même davantage. Ce scénario est pas mal remonté dans mon estime. Pourtant, je conçois qu’il possède quelques maladresses, on peut lui reprocher quelques facilités, quelques clichés et une fin un peu frustrante mais le scénario me parle, me touche, me plait et au final, j’ai de nouveau passé un très bon moment devant ce récit.

Il y a pleins de raisons qui peuvent expliquer l’amour que je peux éprouver pour ce long métrage, la tendresse qu’il provoque en moi et peut-être même mon manque d’objectivité mais au-delà de ça, je trouve sincèrement que c’est un très beau film. Il n’est certes pas parfait mais il est efficace, intéressant et bien construit dans son fond même avec ses erreurs.

A l’époque de sa sortie en salles, ce fut une très bonne surprise pour moi (j’en attendais pas tant de ce film) et avec le recul, je comprends même mieux pourquoi. Le résultat me plait. Le scénario dégage suffisamment de charme. J’aime son humour léger et je reconnais que même si elle peut sembler classique, je n’ai rien contre une bonne romance toute simple au cinéma.

Devant la caméra, François Cluzet (Pierre) me plait bien. Au début, je reconnais que j’ai eu un peu de mal. Je ne suis pas habitué à voir cet acteur dans ce registre mais ça lui change et il semble prendre du plaisir ce qui est assez communicatif. J’aime cette façon de jouer un Monsieur-tout-le-monde qui va se replonger dans ses émois d’adolescents avec cette passion nouvelle qui bouleverse tout chez lui. Alors oui, ce n’est ni George Clooney, ni Hugh Grant mais je trouve que c’est une bonne idée car cela apporte une certaine crédibilité, le spectateur pouvant être plus touché par son interprétation et le vécu de son personnage.

Face à lui, tout comme le rôle de Pierre, on ne peut que tomber amoureux de Sophie Marceau (Elsa). La comédienne y est sublime et même si par moment, elle en rajoute un peu trop, j’ai été aussi touché par son personnage. J’ai beaucoup aimé la façon dont on nous la présente et comment son personnage va vivre cette relation. Elle réussit vraiment bien à nous montrer la facette à la fois forte et fragile de son rôle. Du coup, d’une manière générale, j’ai eu de l’affection pour ce couple François Cluzet – Sophie Marceau. Ils m’ont évoqué pas mal de choses et ils ont su m’émouvoir sans jamais me faire sortir du film où me plomber dans mon élan.

Derrière, bien que nettement plus en retrait, le reste de la distribution assure quand même le boulot à commencer par Lisa Azuelos (Anne). La réalisatrice et scénariste s’octroie un petit rôle pas forcément facile mais elle l’incarne bien. On a mal pour elle (comme pour le couple vedette qui au final est paumé) et grâce à son interprétation juste, je me suis retrouvé pris dans ce triangle amoureux sans jamais réussir à prendre parti.

J’ai bien aimé aussi Alexandre Astier (Eric) dans la peau du pote et collègue de Pierre. Ce n’est pas non plus la performance la plus forte du comédien mais son personnage est pas mal. On aurait pu peut-être le creuser davantage même si au final, le fait d’être en retrait n’est pas plus mal puisque du coup, on se concentre sur cette rencontre et que l’on garde une durée de film qui est très raisonnable.

La mise en scène de Lisa Azuelos est sinon magnifique. Je pense que c’est d’ailleurs ce qui m’a le plus bluffé lors de mon premier visionnage. Son « Lol » (original comme remake) était sympathique à la vue mais il n’y avait rien de bien transcendant. N’ayant pas vu alors d’autres réalisations d’elle, j’ai été agréablement surpris par l’esthétique général du long métrage.

On ne m’aurait pas prévenu que c’était elle derrière la caméra, je ne l’aurais d’ailleurs peut-être pas cru et les qualités que j’ai pu trouver ici me donnerait presque envie d’en voir plus (son court métrage « 14 millions de cris » est pas mal aussi même si le sujet est plus dur également). Il y a un très bon travail sur les différents angles et prises de vues qui font que l’on se laisse balader dans ses alternatives sans jamais être trop perdu.

Le montage est lui aussi d’une très grande beauté. On ne s’ennuie vraiment pas, il y a une variété dans les plans et l’utilisation de quelques effets de style apporte une certaine rêverie à ce film qui me plait. On peut sans doute lui reprocher une surenchère visuelle mais ça colle bien au projet je trouve et lui donne même une grande partie de son identité.

La photographie est également magnifique. J’ai beaucoup aimé le jeu de couleurs ainsi que les différentes lumières que l’on utilise. Là encore, tout est peut-être trop beau, ça ne sonne sans doute pas toujours vrai mais ça contribue aussi à la poésie générale du récit. On s’évade avec nos héros. On y croit ou pas mais on est ailleurs, dans leur monde et on se laisse aller, en tout cas moi, je me suis laissé aller.

Les décors sont très beaux. Ils font certes cartes postales mais ils mettent bien en valeur nos deux protagonistes. Quand ils sont réunis, le monde autour d’eux n’existe plus, il n’y a plus que leurs passions, leurs amours et même si ça fait un peu bisounours, et bien moi, ça me botte (merde, ça fait du bien parfois d’avoir un cœur de guimauve devant ce genre de films ^^ ). J’apprécie également la bande originale qui glisse bien avec le film, nous emporte dans cette histoire et dont le choix des différentes musiques m’a beaucoup plu.

Pour résumer, « Une rencontre » n’est pas exempt de défauts. Le long métrage possède des maladresses, des facilités et il sera même facile de ne pas accrocher, encore plus quand on n’est pas sensible à ce genre de production. Mais de mon côté, la mayonnaise a pris. J’ai été ému, j’ai été touché, cette histoire me parle et je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. J’ai trouvé le scénario très bon, les acteurs très touchant et la mise en scène très belle. Après un second visionnage, le film a même pris encore plus d’importance dans mes yeux au point que je ne regrette vraiment pas l’achat de mon Blu-ray. Agréablement surpris à sa sortie, le long métrage transforme l’essai et il y a en tout cas de très fortes chances pour que je le revoie de nouveau très prochainement 😉 .

4/5 (Excellent)

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