Banlieue 13

Banlieue 13Banlieue 13. 1 heure 35. France. Action. Sortie en France le 10 novembre 2004. Réalisé par Pierre Morel avec David Belle, Cyril Raffaelli, Bibi Naceri, Tony D’Amario, Dany Verissimo, François Chattot, Nicolas Woirion, Patrick Olivier, Samir Guesmi, MC Jean Gab’1…

Paris, 2010. Damien est l’élite de la police. Officier d’une unité spéciale d’intervention, expert en arts martiaux, il est passé maître dans l’art de l’infiltration et sait mener à terme ses opérations par des actions rapides, précises et néanmoins musclées.Et c’est bien la mission la plus extrême de sa carrière qui vient de lui être confiée : une arme de destruction massive a été dérobée par le plus puissant gang de la banlieue. Damien est chargé d’infiltrer dans le secteur pour désamorcer la bombe ou la récupérer.

Les films traitant de la banlieue ne m’attire jamais beaucoup. Mais bon, « Banlieue 13 » avait quand même l’air d’être un simple divertissement sans prise de tête et même si il n’était pas parfait, j’avais apprécié son remake américain « Brick mansions ». C’est donc avec un peu d’appréhension que je me suis mis à découvrir ce long métrage.

Au final, ce n’est pas aussi catastrophique que ce que je craignais. Cependant, on est quand même bien loin du chef d’œuvre. Cinématographiquement, ça ne vole pas très haut. Le scénario est ultra classique avec une issue prévisible dès les premières secondes mais au moins, on a quand même notre quota de scènes d’action associé à quelques petites touches d’humour.

Les dialogues manquent quand même un peu de finesse. On a tous les clichés que je m’attendais à retrouver mais c’est vrai que si certaines répliques m’ont amusées, d’autres m’ont paru sonné beaucoup trop faux pour me convaincre. Reste maintenant que l’on va à l’essentiel de ce pourquoi on a fait le déplacement et que même si il n’y a rien de bien mémorable, cette histoire passe assez vite.

Le casting quant à lui est bien gentillet. Les différents comédiens semblent avoir de bonnes intentions mais si certaines répliques sonnent fausses, l’interprétation des acteurs n’aide pas non plus à gagner en crédibilité. A plusieurs reprises, je suis même sorti un peu du film tant je ne croyais plus à la façon dont c’était joué.

Le duo David Belle (Leito) et Cyril Raffaelli (Damien) est sympathique mais il ne suffit pas pour convaincre. Si ils sont à l’aise dans leurs différentes cascades et qu’ils possèdent chacun la carrure nécessaire pour leurs personnages, dès qu’il s’agit d’ouvrir la bouche, leurs personnages respectifs perdent en intensité. Les dialogues n’aident pas toujours mais les comédiens non plus. J’ai déjà vu pire c’est juste que niveau crédibilité, on repassera même si en toute honnêteté, c’est quand même eux qui s’en sortent le mieux.

Bibi Naceri (Taha) en gangster sans scrupules aurait pu avoir de la gueule avec son côté sans pitié et quelques répliques qui prêtent à sourire seulement voilà, ça reste là encore assez léger pour vraiment convaincre. C’est d’autant plus dommage qu’avec un peu plus de soin, je pense sincèrement que ce méchant aurait pu avoir plus de gueule.

Il ne gagne pas beaucoup en consistance également lorsque l’on voit ses différents acolytes tous aussi risibles les uns que les autres comme Tony D’Amario (K2). Après, au fur et à mesure que le film avance, j’avoue que c’est cette légèreté générale dans le jeu qui m’a fait un peu sourire. J’ai préféré prendre le film pour ce qu’il est et c’est passé un peu mieux.

La distribution à une grande part de responsabilité dans le manque de crédibilité des personnages mais d’une manière générale, je trouve quand même que c’est le scénario et le traitement fait de ses différents personnages qui porte la plus grandes part de responsabilité malgré tout. Derrière ce quatuor, on a plus de la figuration comme Dany Verissimo (Lola) qui apparait aussi vite qu’elle disparait ou encore les bureaucrates qui eux aussi niveau clichés vont très loin.

La bonne surprise dans ce film pour moi vient de la réalisation de Pierre Morel. Attention, c’est un film pop-corn qui se regarde et qui s’oublie tout aussi vite mais même si il y a des maladresses et que ce n’est pas parfait, je trouve qu’il y a quand même quelques bonnes idées visuellement. Le film réussit quand même à avoir sa propre identité et les différentes scènes d’action sont chorégraphiées de façon correcte.

Les décors sont bien exploités eux aussi. Dommage que l’ensemble reste léger, que cette banlieue ne soit pas un peu plus glauque, un peu plus sombre (par moment, on oublie même son isolement du reste de la société) mais tout est bien utilisé pour que les protagonistes puissent faire évoluer leur action. Après, sur le visuel aussi on n’oublie pas les stéréotypes mais au final, cela reste cohérent avec l’ensemble du film.

Le montage est efficace. Le film passe vite, si on rentre dans le délire, on n’a pas trop le temps de s’ennuyer et on comprend très vite que le fond à peu d’importance. On nous propose un divertissement basique d’action et c’est déjà pas mal même si du coup tout le sous texte sur la société et l’abandon des banlieues devient soit risible soit anecdotique.

Quant à la musique, elle aussi s’avère classique pour ce genre de production et c’est loin d’être ma came. Cela ne m’a néanmoins pas gêné durant mon visionnage et seul véritablement la chanson de générique de fin m’a un peu gonflé car elle enfonçait encore un peu plus le fait que le film ne prend au final pas beaucoup de risques avec le public qu’il vise principalement.

Pour résumer, je m’attendais quand même à pire avec ce « Banlieue 13 ». Ni catastrophique, ni mémorable, il s’agit ni plus ni moins d’un film d’action ultra basique sans surprise. Le concept de base aurait pu être travaillé avec un peu plus de sérieux mais ça passe quand même. Personnellement, je lui préfère son remake américain « Brick mansions » avec Paul Walker que je trouve plus efficace. L’utilisation ultra conventionnelle des clichés de la banlieue associé à un jeu d’acteur souvent très limite n’aidant pas non plus. Malgré ça, je ne regrette quand même pas de l’avoir vu et je pense même que je pourrais le revoir du coin de l’œil à l’avenir sans pour autant en abuser.

2.5/5 (Moyen)

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