Banlieue 13 – Ultimatum

Banlieue 13 ultimatumBanlieue 13 – Ultimatum. 1 heure 38. France. Action. Sortie en France le 18 février 2009. Réalisé par Patrick Alessandrin avec Cyril Raffaelli, David Belle, Philippe Torreton, Daniel Duval, Elodie Yune, Mc Jean Gab’1, James Deano, Pierre-Marie Mosconi, Patrick Steltzer…

Banlieue 13, trois ans plus tard. Le gouvernement a changé, pas le reste… Le mur d’isolement – toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus loin – s’est étendu autour des cités ghettos et les gangs qui y prolifèrent ont encore accru leur influence. Le trafic se répartit désormais entre cinq quartiers ethniques, chacun dirigé par un redoutable chef de gang. Plus que jamais déterminés à « régler le problème », les services secrets mettent volontairement le feu aux poudres. Damien, flic expert en arts martiaux, et Leïto, capable de se faufiler dans les moindres recoins de la banlieue, font à nouveau équipe. Leur objectif : sauver la cité du chaos. Leur programme : combats musclés et course-poursuites défiant les lois de la gravité…

C’est quasiment tout de suite après avoir découvert le premier volet que je me suis mis à voir la suite « Banlieue 13 – Ultimatum ». Si je n’avais pas eu l’impression de voir un film exceptionnel chez son prédécesseur sans pour autant être catastrophique, j’attendais juste de cette suite un film qui soit au moins au même niveau histoire de ne pas être trop déçu.

Malheureusement pour moi, ce ne fut pas le cas. Ce nouveau scénario ne prend absolument aucun risque. Même concept de base, même vision sur la banlieue et le monde politique ultra stéréotypé et même issue prévisible dès les premières secondes. En l’état, je m’y attendais un peu seulement voilà, ici l’ensemble est quand même nettement moins bien maitrisé.

L’action est souvent un peu molle, l’humour très léger fonctionne un peu moins et du coup, on est en présence d’un film qui a eu beaucoup de mal à m’amuser. Le début très poussif a fait que j’ai eu du mal à me replonger dans cet univers. Une fois que c’était fait, ça allait mieux mais je n’ai pas pu m’empêcher de rester sur ma faim. Quitte à avoir une suite, on s’attend à retrouver les mêmes ingrédients que le premier volet qui sont multipliés mais là, j’ai trouvé que le premier film est plus efficace et comme ça ne volait déjà pas haut pourtant, ce second film est pour moi un peu à la traine.

Concernant le casting, je n’ai pas eu beaucoup de surprises. Je trouvais qu’il n’y avait aucune crédibilité dans les différentes interprétations, que l’on allait toujours dans la surenchère gratuite et que ça fonctionnait rarement… Et bien c’est toujours le cas ici. Sur ce point, il y a au moins une certaine constance avec une distribution plate et lisse, jamais efficace au moment du jeu et dont les clichés nous explosent à la figure.

Reste que comme j’ai eu un film déjà pour sympathiser un peu avec eux, ça ne m’a pas dérangé de revoir Cyril Raffaelli (Damien) et David Belle (Leito). Toujours les mêmes mimiques, toujours les mêmes échanges mais bon à côté, heureusement qu’ils sont là car bizarrement même si je les trouve très faible, c’est quand même ceux qui s’en sortent le mieux puis ils font quand même le boulot lors de leurs quelques cascades.

Derrière ce duo, c’est le calme plat. Mc Jean Gab’1 (Molko) est bien mignon mais il ne convainc pas tandis que les autres sont juste risibles. C’est même parfois à se demander s’ils ont cru un minimum à leurs personnages. Réussissant à être plus consistant à l’écran, Daniel Duval (Walter Gassman) ou encore Philippe Torreton (Le Président) semble eux complétement noyé dans ce projet qui ne leurs vont pas du tout même si pour Philippe Torreton, j’ai eu parfois l’impression qu’il se servait de ce film comme une tribune pour faire passer certains messages simple et niais sur la politique actuelle.

Loin d’être transcendant, la réalisation de Pierre Morel dans le premier film nous livrait ce que l’on espérait d’elle. Patrick Alessandrin prend ici sa suite… Et se rate totalement à mon sens. Le cinéaste ne réussit jamais à y mettre sa propre patte. Il semble juste tenter de faire un copier-coller de ce que l’on a déjà pu voir mais en moins bien.

Les cadres sont plus hasardeux, l’action est plus molle, plus brouillonne et au final, même si le montage limite la casse, le long métrage semble durer des heures. Après, j’ai trouvé intéressant que cette fois ci l’on exploite un peu plus cette banlieue dans ses décors mais en voulant montrer plusieurs ethnies pour cultiver une certaine différence, on tombe dans une mélasse de clichés risibles.

Il n’y a aucun risques de pris, c’est plat, assez fade et le seul intérêt que j’ai pu y trouver c’est que du coup, le premier volet est un peu remonté dans mon estime. Visuellement, ça se perd un peu, même géographiquement entre Paris et cette banlieue, on prend des raccourcis qui parfois perturbent avec des allers-retours entre les deux un peu hasardeux. Quant à la bande originale, je n’y reviens pas, c’est toujours pas ma came même si pour ce genre de production, c’est assez classique. Il n’y a pas une musique ou une ambiance qui réussit à sortir du lot selon moi.

Pour résumer, je suis assez déçu par ce « Banlieue 13 – Ultimatum ». J’en attendais pas grand-chose, même un film pop-corn oubliable, mais j’aurais quand même apprécié que cette suite sache s’aligner sur le premier film (qui devient du coup encore moins catastrophique que ce que l’on pouvait croire). Simple copier-coller sans saveur, cette fois ci même le jeu léger des acteurs ne sauve pas ce projet et encore moins la mise en scène cafouilleuse de Patrick Alessandrin qui rend ce film encore plus vide…

1.5/5 (Mauvais)

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