Kill Bill : Volume 1

Kill Bill - Volume 1Kill Bill : Volume 1. 1 heure 52. États-Unis. Drame – Thriller – Action. Sortie en France le 26 novembre 2003. Réalisé par Quentin Tarantino avec Uma Thurman, Lucy Liu, Vivica A. Fox, Julie Dreyfuss, Sonny Chiba, David Carradine, Darryl Hannah, Michael Madsen, Chiaki Kuriyama, Gordon Liu, Michael Parks, Michael Bowen, James Parks…

Au cours d’une cérémonie de mariage en plein désert, un commando fait irruption dans la chapelle et tire sur les convives. Laissée pour morte, la Mariée enceinte retrouve ses esprits après un coma de quatre ans. Celle qui a auparavant exercé les fonctions de tueuse à gages au sein du Détachement International des Vipères Assassines n’a alors plus qu’une seule idée en tête : venger la mort de ses proches en éliminant tous les membres de l’organisation criminelle, dont leur chef Bill qu’elle se réserve pour la fin.

Cela faisait un sacré moment maintenant que je n’avais pas revu « Kill Bill : Volume 1 ». Pourtant, j’en gardais un bon souvenir, le film était encore assez frais dans ma tête mais c’est vrai que le fait de le revoir dans le cadre de mon cycle consacré à Quentin Tarantino me plaisait beaucoup. C’est donc sans trop de craintes et en sachant ce qui m’attendais que j’ai inséré mon Blu-ray dans mon lecteur.

Et même si maintenant il n’y a plus la surprise pour moi, le plaisir est toujours intact. J’aime toujours autant ce scénario de Quentin Tarantino. On retrouve tous les éléments que j’aime dans son cinéma à savoir de multiples références, des personnages hauts en couleurs, des dialogues bien ciselés, de l’action efficace et surtout la sensation de prendre son pied devant un film.

Très vite, on ne se trompe pas. On est dans du cinéma de Tarantino et moi qui en suit friand, je ne peux que adorer cette histoire basique de vengeance. C’est bourré de facilités et de clichés mais honnêtement, je m’en moque tant le résultat est jouissif. Bien sûr, avec un tel mythe que celui de Bill et la Mariée, un scénario plus étoffé dans son intrigue aurait pu avoir de la gueule mais c’est la folie qu’on a ici qui me plait beaucoup.

Dans ce volume 1, l’histoire nous présente avec beaucoup d’intelligence l’intrigue et les personnages. On ne perd pas trop de temps, on va à l’essentiel et mine de rien, même si je trouve que l’ensemble est facile, c’est quand même bien construit. C’est aussi pour cela que c’est efficace. On en prend plein les yeux et même si l’on ressent le cinéma de Tarantino, j’aime le fait qu’une nouvelle fois, ce nouveau film possède sa propre identité.

Devant la caméra, Uma Thurman (Beatrix Kiddo – Black Mamba – La Mariée) est juste énorme. Elle s’accapare vraiment bien le personnage. Sa prestation est pour beaucoup dans la réussite de ce film. J’aime le fait que ce soit un film avec une héroïne en personnage principal et la comédienne l’incarne avec justesse au point qu’on n’en imagine pas une autre dans ce costume. Convaincante, fraîche, déterminée, c’est une très bonne femme forte qui ne se laisse pas faire et Uma Thurman la tient de bout en bout.

Dans cette première partie, celle de la liste qui sera le plus mis en avant sera Lucy Liu (O-Ren Ishii). Jusqu’à son final à la hauteur du scénario, l’actrice interprète une tueuse froide et sans scrupules qui me plait bien. On aurait peut-être pu en voir davantage mais j’ai aimé la mythologie et la force que l’on crée autour d’elle. A côté, c’est plus regrettable qu’on exploite vraiment peu Vivica A. Fox (Vernita Green) même si cette dernière possède une scène que je trouve géniale à savoir son affrontement avec Black Mamba.

Julie Dreyfus (Sofie Fatale) est sans doute celle que je trouve la plus lisse dans cette distribution. Presque anecdotique, je n’ai pas réussi à lui trouver une véritable utilité et le jeu de l’actrice ne me convainc pas toujours. Je suis même presque indifférent à sa présence dans ce film surtout que du coup, près de Lucy Liu, elle fait un peu fade.

En revanche, on le voit assez peu aussi mais j’ai beaucoup aimé Sonny Chiba (Hattori Hanzo). Son personnage est un stéréotype ambulant mais l’acteur possède un charisme et une classe qui me plait. On nous le présente un peu brutalement je trouve et en même temps, il fait partie intégrante de cette légende que l’on nous raconte tandis que ses armes deviendront des personnages à part entière du film.

Comme toujours chez Quentin Tarantino, la distribution est très riche. L’ensemble des comédiens font ce que l’on attend d’eux et j’ai aimé les voir ici. J’évoque quasiment pas David Carradine (Bill), Michael Madsen (Budd) ou encore Darryl Hannah (Elle Driver) car on les verra davantage dans le volume 2 mais leurs peu de temps de présence reste très bonne.

Je retiens en tout cas Chiaki Kuriyama (Gogo Yubari) dont la folie et le côté déjanté est parfait ainsi que Gordon Liu (Johnny Mo) qui s’en sort bien aussi. Ses deux-là forme un duo très efficace, pas beaucoup mis en avant au final devant la richesse de ce casting mais qui colle malgré tout parfaitement à l’univers de ce long métrage.

Sinon, ce n’est un secret pour personne, j’aime énormément le travail derrière la caméra de Quentin Tarantino. C’est très référentiel (j’admets d’ailleurs ne pas avoir toutes les références), il y a de nombreux hommages et clins d’œil dans sa façon de faire mais en même temps, c’est complétement assumé.

Le réalisateur ne s’en cache d’ailleurs pas et mieux encore, il réussit l’exploit à chaque fois de se réapproprier ce dont il s’inspire pour nous en montrer une nouvelle vision avec sa propre signature. Dans ce film, le résultat est encore très bluffant. Sa mise en scène est je trouve d’une très grande beauté avec des cadres bien pensé, une ambiance japonisante agréable et des plans savoureux.

Il y a des plans séquences que je trouve magnifique tout comme je trouve brillant cette façon d’exploité différents styles comme le noir et blanc ainsi que l’animation afin de dédramatisé la violence à l’écran. Cela accentue encore plus le côté divertissement de l’œuvre. De même, j’aime beaucoup sa façon d’intégrer son univers et de relier ses différents films entre eux (Les cigarettes Red Apple, la vue du coffre etc etc ).

La photographie est magnifique et il y a une lumière que je trouve saisissante. Le passage en ombre chinoise est génial. On exploite les décors à fond comme lors du combat dans le restaurant qui n’est pas sans rappeler (le costume aidant aussi) Bruce Lee dans un Dojo. Tout est parfaitement calculé et tout s’emboîte bien. Même la bande originale de RZA est excellente. D’ailleurs, indépendamment du film, je me l’écoute assez souvent.

Le montage est lui aussi percutant. On fait souvent des allers-retours en arrière mais on n’est jamais perdu dans le récit. Tout ce suit avec une très grande fluidité et chaque passage, aussi stéréotypé qu’il puisse paraître, à son importance. L’ensemble est agréable à suivre, c’est très dynamique et rend l’histoire encore plus efficace.

Pour résumer, « Kill Bill : Volume 1 » a toute sa place dans la mythologie de Quentin Tarantino. Le réalisateur s’accapare son projet et nous livre une nouvelle fois un film très jouissif à l’univers qui me plait énormément. Porté par une Uma Thurman parfaite et une réalisation très soignée, c’est typiquement le genre de film que je prends du plaisir à voir sans jamais me rendre compte du temps qui passe. Le final nous mets l’eau à la bouche pour voir le volume 2 (les deux se voient comme un tout, il est dommage de s’arrêter à l’un ou à l’autre) et j’ai encore été pris dans cette soif de vengeance. Un vrai bon plaisir de cinéma.

5/5 (Approved by Vladdy)

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