Une nuit en enfer 3 : La fille du bourreau

Une nuit en enfer 3Une nuit en enfer 3 : La fille du bourreau (From dusk till dawn 3 : The Hangman’s Daughter). 1 heure 34. États-Unis. Fantastique – Épouvante. Sortie en France le 18 octobre 2000 directement en vidéo. Réalisé par P.J. Pesce avec Marco Leonardi, Michael Parks, Ara Celi, Danny Trejo, Sonia Braga, Temuera Morrison, Lennie Loftin, Rebecca Gayheart, Jordana Spiro, Kevin Smith…

Un dangereux hors-la-loi parvient à échapper à la pendaison en kidnappant la fille de son bourreau. Après avoir rejoint sa bande, il se réfugie dans un gigantesque complexe tenu par une horde de vampires assoiffés de sang…

Quitte à me lancer dans la trilogie d’ « Une nuit en enfer », il aurait été dommage de m’arrêter en si bon chemin. Du coup, tout de suite après avoir vu le deuxième film et satisfait de constater que le résultat n’était pas aussi catastrophique que ce que je craignais, c’est globalement confiant que je me suis mis à découvrir « Une nuit en enfer 3 : La fille du bourreau ».

Je ne m’attendais toujours pas à un chef d’œuvre, je savais qu’on n’égalerait pas la réussite du premier opus mais si ce troisième film été au moins un nanar sympathique comme « Le prix du sang », j’aurais été content. Malheureusement, ce n’est pas le cas et je dois avouer que je suis tombé bien bas devant ce scénario de Robert Rodriguez et Alvaro Rodriguez.

Dès les premières secondes, je me suis terriblement ennuyé. Ce n’est pas drôle, il n’y a pas d’action et les vampires qui maintenant ne sont un secret pour personne au bout de trois films tarde à arriver. Même si ça manquait de finesse et de soin, dans le second volet les répliques avaient pour elles le mérite d’être amusante. Ici, c’est juste d’une platitude extrême. Même en condition, je ne vois rien qui a su susciter mon attention.

Je sais bien que dans ce genre de projet, le scénario n’est pas ce qui a le plus d’importance mais c’est quand même pas mal parfois d’avoir un truc qui tient la route. Là, c’est incohérent, les facilités sont grotesques et le récit s’enchaîne de façon brouillonne. Plus le film avance et plus on se demande ce que l’on fait là. L’idée de retourner dans le passé par rapport à ce que l’on a déjà vu aurait pu être sympa mais là, c’est juste banal et vide…

Heureusement, dans le casting on retrouve Michael Parks (Ambrose Bierce) que j’ai bien aimé. C’est véritablement le seul qui montre des choses intéressantes. Malheureusement, il subit ce scénario catastrophique pour un nanar et le badass plaisant qu’on nous présente devient juste un poivrot qui tient à peine debout. L’acteur à toujours la classe et du charisme mais il n’arrive néanmoins pas ensuite à limiter la casse.

Marco Leonardi (Johnny Madrid) est quant à lui sans saveur. Avec juste deux expressions à son visage, il ne fait rien passer dans son interprétation. C’est censé être l’un de nos « héros » et c’est sans nul doute celui que j’ai trouvé le plus transparent de tous. Le niveau n’était pourtant pas très élevé mais il ne m’a jamais convaincu.

On va aussi faire l’impasse sur Ara Celi (Esmeralda) potiche de service dont son utilisation est un simple prétexte pour justifier sa présence à l’écran au même titre que Rebecca Gayheart (Mary Newlie), amusante au début avant de devenir agaçante dans son cliché avec Lennie Loftin (John Newlie). Ce dernier se lâche au moins un peu plus dans le final ce qui fait qu’on en regrette presque qu’on nous l’ait pas décoincé plus vite.

Danny Trejo (Razor Charlie) est un peu le fil conducteur entre les trois opus. On le voit encore un peu plus, il possède la gueule de l’emploi, c’est juste dommage qu’on limite son personnage alors qu’à côté, on nous place Temuera Morrison (Le bourreau) qui ne sert pas à grand-chose non plus… L’exploitation de Sonia Braga (Quixtla) n’est vraiment pas terrible non plus. En fait, soit les acteurs sont trop léger pour convaincre, soit le traitement de leurs personnages est trop vide pour avoir de la consistance. Il y a une bonne base mais les fondations s’écroulent assez vite…

Le pire vient vraiment de la réalisation de P.J. Pesce. De toute la saga, c’est le volet qui est le plus récent et pourtant, des trois longs métrages, on a l’impression que c’est celui qui est le plus vieux. Il n’y a aucune folie, aucune originalité, c’est très plat et ça manque cruellement de rythme pour vraiment nous captiver, le film se réveillant un peu dans les vingt dernières minutes…

Le contraste avec ses prédécesseurs est si flagrant que sans les vampires, on aurait même du mal à croire que ce troisième opus fait partie intégrante de la même franchise. Il n’y a vraiment rien qui m’a plu. Les décors, les costumes, les maquillages, les effets visuels… Rien ne possède une once de charme qui aurait rendu à mes yeux ce spectacle plaisant.

Même le Titty Twister a perdu de son âme. Bien sûr, on n’est pas dans la même époque que le film de Robert Rodriguez mais là, ce simple bordel sans ambiance propre à lui le rend assez quelconque. Quant à la musique composée par Nathan Barr, sans être la chose la plus mauvaise du film, elle n’aide pas non plus à masquer ses imperfections.

Pour résumer, « Une nuit en enfer 3 : La fille du bourreau » fut un calvaire de visionnage pour moi. Je voulais vraiment savoir comment tout ceci allait se finir donc je suis resté jusqu’à la fin mais à chaque seconde, la sensation d’arrêter avant se faisait ressentir. Le long métrage n’a aucune identité propre, son scénario est un brouillon qui nous sert juste de prétexte, la distribution est faible malgré quelques sursauts de Michael Parks tandis que la réalisation s’avère sans saveur. Un nanar très mauvais qui ne m’a pas amusé et qui passe totalement à côté de son sujet selon moi.

1/5 (Très mauvais)

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