Inglorious Bastards – Une poignée de salopards

Inglorious bastards Une poignée de salopardsInglorious Bastards – Une poignée de salopards (Quel maledetto treno blindato). 1 heure 35. Italie. Comédie – Guerre. Sortie en France le 28 février 1979. Réalisé par Enzo G. Castellari avec Bo Svenson, Fred Williamson, Peter Hooten, Michael Pergolani, Michel Constantin, Jackie Basehart, Debra Berger, Raimund Harmstorf, Ian Bannen…

Quatre soldats indisciplinés de l’armée américaine et un lieutenant qui a refusé d’exécuter un ordre qui lui semblait inhumain échappent à la police militaire. C’est la campagne de France, 1944… Ils tentent de passer en Suisse. Après quelques accrochages sérieux avec les troupes allemandes, ils tuent, dans des circonstances imprévisibles, les membres d’un commando américain déguisés en soldats allemands. Ayant établi le contact avec un groupe de maquisards français, ils adoptent l’identité de leurs malheureuses victimes et apprennent qu’ils sont chargés d’exécuter une opération très difficile. Un colonel parachuté de Londres peu après est contraint de les accepter, d’autant plus qu’ils se proposent (en échange de leur liberté) d’exécuter la mission…

Cet avis a été écrit il y a quelques années. Je le reposte aujourd’hui car j’ai revu le long métrage récemment 😉 .

Autant être honnête tout de suite, si il n’y avait pas eu le film de Quentin Tarantino « Inglourious basterds », je pense que je n’aurais jamais entendu parler de ce film. Bénéficiant d’une sortie en dvd (mercatique quand tu nous tiens ^^ ), j’ai profité qu’un de mes amis possède « Une poignée de salopards » pour pouvoir lui emprunter et le découvrir. J’ai ainsi pu me faire ma propre opinion sur ce film dont soit dit en passant, je trouve que la jaquette du dvd à de la gueule.

Dès le début, je n’ai pas été surpris de voir que Quentin Tarantino s’est que très librement inspiré de ce film. Je le savais déjà avant de le visionner mais pour ceux qui l’ignorent, dès les premières secondes on se rend compte que l’on se retrouve entre deux films totalement différents. Est-ce une bonne chose ? La réponse est oui sans hésiter car du coup je me suis vraiment retrouvé face à une découverte ne sachant rien de ce qui pouvait se passer.

Bon après, je me suis vite rendu compte aussi que les surprises allait être légère tant le scénario de Sandro Continenza, Sergio Grieco, Franco Marotta, Romano Migliorini et Laura Toscano est prévisible. Entre les personnages complétement décalés et une intrigue un peu surréaliste tout de même, on se retrouve plongé dans une comédie de guerre sympathique qui se regarde sans prise de tête.

Sans aucun temps mort, on entre nous aussi dans cette résistance fantaisiste et on s’attache très rapidement aux différents personnages malgré leurs défauts. Que ce soit la scène de l’évasion, celle de l’intrusion dans le camp allemand pour voler un camion ou encore la cultissime scène une fois qu’on a vu le film des allemandes dénudées qui n’hésite pas à faire usage de mitraillettes, le film s’avère être à la fois fun et prenant.

J’ai trouvé que le mélange entre film de guerre et comédie était parfait ce qui fait que je ne me suis jamais ennuyé. Maintenant, le film possède toutefois ses défauts mais pour les amateurs de série B et de films décomplexés, « Une poignée de salopards » ce regarde avec plaisir. L’histoire se prend parfois un peu trop au sérieux, on pourrait se lâcher davantage mais ça reste convenable malgré tout.

Au niveau du casting, chacun joue le jeu avec un certain plaisir et on ressent là aussi une bonne homogénéité entre des comédiens assez différents dans leurs façons de jouer tout en restant très complémentaire. En tête, on retrouve Bo Svenson impeccable dans le rôle de Lieutenant Robert Yeager. Le scénario n’étant pas très fin, dès sa première apparition, avant même qu’il ne prononce un seul mot, on devine que ça va être lui le leader du groupe et l’acteur l’incarne à merveille avec un certain charisme. Tout est exagéré bien sûr mais j’ai bien aimé son personnage (et reconnaissons que ses lunettes de soleil c’est la classe ^^ ).

A ses côtés, Fred Williamson lui vole quand même quelque peu la vedette. Très charismatique également, si il arrive à tirer la couverture de son côté c’est aussi parce qu’il bénéficie de plusieurs répliques très savoureuses qui le font s’imposer dans ce groupe. Il ne vole pas le rôle du leader mais l’acteur joue un parfait bras droit.

Les autres « salopards » comme Jackie Basehart (un peu transparent par moment) ou Peter Hooten (avec un personnage un brin énervant) s’en sortent bien aussi mais j’avoue avoir eu un petit coup de cœur pour Michael Pergolani dont le personnage de Nick est déjanté et m’as valu quelques bons fous rire. J’ai beaucoup aimé la façon de jouer de ce comédien au point que j’aurais presque aimé voir plus en avant.

Dans les seconds rôles un peu plus en retrait, on peut aussi évoquer Raimund Harmstorf et Debra Berger qui font leur boulot mais peine malheureusement à s’imposer dans ce casting de « gueule ». On peut aussi citer Ian Bannen que j’ai trouvé très bon ainsi que le français Michel Constantin que je ne m’attendais pas à trouver dans ce genre de production et qui, même si il bénéficie d’un petit rôle, s’en sort bien. Ça m’a fait plaisir de le voir dans ce long métrage.

Pour la mise en scène, je ne m’attendais pas à une claque visuelle mais je ne m’attendais pas cependant à un tel résultat. Pour un scénario assez léger, j’ai trouvé qu’il y avait certains plans assez intéressants. Enzo G. Castellari manie très bien sa caméra et sa réalisation énergétique y est pour beaucoup sur le fait qu’on ne s’ennuie pas.

J’ai ainsi beaucoup aimé l’attaque finale mais aussi la scène de l’évasion du camp allemand ou encore l’arrivée du Colonel Buckner. Pour l’époque et pour ce genre de projet, je trouve que le soin apporté aux effets spéciaux est très correct et je n’ai vraiment pas eu l’impression qu’on se moquait du spectateur. Bien au contraire, je pense que l’on en a pour notre argent et que le travail qui a été fourni est très honnête même si cela a pris un coup de vieux et que l’on distingue bien quelques maquettes.

J’ai bien aimé aussi la bande originale signée Francesco De Masi. Les musiques sont entrainantes et j’aimerais bien savoir le nom du thème principal que je n’ai pas réussi à trouver pour le moment. Cette bande originale est cohérente avec le récit et nous accompagne bien dans cette aventure burlesque qui joue avec la carte de la légèreté.

Pour résumer, « Inglorious bastards – Une poignée de salopards » n’est pas un film exceptionnel en soit. Il possède même les défauts que l’on a l’habitude de voir dans ce genre de production mais cependant, je l’ai trouvé efficace et il m’a fait passer un très bon moment. Du coup, je pense très certainement en faire l’acquisition un jour en dvd car c’est le genre de film fun qui se laisse regarder avec plaisir lorsque l’on veut se changer les idées 🙂 .

3.5/5 (Très bien)

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