Django

DjangoDjango. 1 heure 32. Italie – Espagne. Western. Sortie en France le 9 novembre 1966. Réalisé par Sergio Corbucci avec Franco Nero, José Bódalo, Loredana Nusciak, Eduardo Fajardo, Miguel Angel Alvarez, Gino Pernice, Simón Arriaga…

Deux bandes rivales, celle du major confédéré Jackson, et celle du Général mexicain Rodriguez, terrorisent un village à la frontière mexicaine. Arrive Django, un vagabond solitaire avec un cercueil…

Cet avis a été écrit lors d’une ressortie en salles du film. Je le reposte aujourd’hui car j’ai revu le long métrage récemment 😉 .

Autant être honnête tout de suite, je n’avais jamais entendu parler de « Django » avant de le découvrir en salles. Tout ce que je savais à son sujet, c’est qu’il avait inspiré Quentin Tarantino pour son « Django Unchained ». Faut dire aussi que le western n’est pas un genre cinématographique que je connais bien mais le film bénéficiant d’une ressortie en salles, c’est avec une pointe de curiosité et un peu d’attentes quand même que je me suis dirigé vers ma salle obscure pour découvrir ce personnage.

Bien que pas spécialement additif des westerns, j’ai beaucoup aimé ce « Django ». Le scénario écrit par Sergio Corbucci, Bruno Corbucci, Franco Rossetti, José Gutiérrez Maesso et Piero Vivarelli est vraiment très bon. On y retrouve tous les ingrédients d’un bon western avec un « héros » solitaire à la gâchette facile, des bonnes gueules de cinéma qui se mettent sur la tronche, des fusillades et une bonne dose d’humour à l’image de sa scène finale que j’ai trouvé irrésistible ou encore de la scène où il ouvre le cercueil pour la première fois qui m’a laissé sans voix.

Là où le film devient très intéressant, c’est dans le traitement fait au personnage principal qui apparait d’abord comme un justicier solitaire avant de devenir un pur égoïste motivé par l’argent. L’ensemble est en tout cas vraiment très bon et je me suis laissé surprendre à être captivé du début jusqu’à la fin avec une folle envie du coup de (re)découvrir certains westerns.

Devant la caméra, Franco Nero est excellent en Django. On fera l’impasse sur sa ressemblance physique plus que frappante avec un Terrence Hill pour ne garder que son interprétation vraiment remarquable de ce personnage atypique. L’acteur y est vraiment très bon et même lorsque l’on a un peu de mal avec ses actes, le comédien réussi à rendre son rôle très attachant et sympathique. Charismatique, il marque de sa présence à l’écran et porte une grosse partie du succès du film sur ses épaules en y étant très convaincant.

Loredana Nusciak en Maria apparaît un peu plus légère avec son rôle de femme en détresse. Cependant, j’ai quand même bien aimé sa prestation également. Elle s’en sort très bien et malgré le fait que par moment le film sens bon la poussière et la testostérone, elle arrive quand même à exister dans ce film contrairement au reste du casting féminin.

José Bódalo dans la peau du Général Hugo Rodriguez m’a lui aussi plu avec son côté bon pote non dénué de sadisme. Miguel Angel Alvarez en Nathaniel possède lui aussi une bonne gueule même si il officie dans un registre plus discret (mais toutefois important) en se retrouvant malgré lui coincé dans cette « guerre » qui se joue chez lui.

Eduardo Fajardo dans le rôle du Major Jackson est lui aussi pas mal du tout je regrette juste un peu qu’on ne le voit pas plus car je pense qu’il aurait pu apporter encore plus de sadisme dans cette histoire. Le reste de la distribution fait bien le job sinon chacun sachant rester à sa place même si je dois admettre que par moment j’ai eu un peu de mal avec Gino Pernice en Jonathan.

Sergio Corbucci livre sinon un film d’un très bon acabit. La scène d’ouverture à elle seule est remarquable avec la découverte de notre « héros » traînant son cercueil sous une musique qui marque un contraste assez jouissif ou encore la rencontre dans le saloon entre Django et le Major Jackson qui reste assez intense aussi.

La caméra est toujours bien placée nous offrant de très bons angles de vue avec des décors vraiment bien exploités. Ayant vu le film en salle dans une version restauré, le long métrage n’en est que plus magnifique encore visuellement je trouve et ne semble pas avoir pris une ride (surtout si on fait abstraction de la version italienne avec un doublage parfois approximatif mais tout de même plaisant).

Les fusillades m’ont en tout cas emballé autant que les différents face à face dans ce long métrage qui mérite son statut de film culte pour certains. Quant à la bande originale composée par Luis Enriquez Bacalov, elle est vraiment très bien pensé et il n’est pas surprenant de voir, une fois le film terminé, garder en tête le thème phare et de se mettre à le chantonner.

Pour résumer, c’est en parfait novice en western et ne sachant pas trop à quoi m’attendre que j’ai découvert en salles ce « Django » et c’est dans ses conditions que je l’ai adoré. J’ai vraiment passé un très bon moment de cinéma et bien que pas spécialement fan des westerns, le film m’a donné envie d’en voir d’autres. Faut dire aussi que le scénario est très plaisant alliant le côté très brutal de l’œuvre avec une petite dose d’humour pas déplaisante, que la mise en scène de Sergio Corbucci est impeccable et que Franco Nero en Django s’inscrit dans la lignée des personnages mythiques que j’aime bien voir à l’écran. Avant le « Django Unchained » de Quentin Tarantino ce fut en tout cas une bonne mise en bouche au point que je réfléchis même à l’idée de me procurer le dvd pour pouvoir le revoir 🙂 .

4/5 (Excellent)

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2 réflexions sur “Django

    1. Je l’ai découvert au cinéma lors d’une ressortie juste avant la sortie du « Django unchained » de Tarantino et j’en garde toujours un excellent souvenir. D’ailleurs, je l’ai tellement bien aimé que je me suis pris le dvd avant d’avoir eu l’idée de faire mon cycle western et je le revois maintenant avec plaisir de temps en temps. J’ai pas vu les autres films mais celui-ci me botte toujours bien.

      D’ailleurs, même si mon avis est déjà présent sur ce blog, je pense que je vais me le remater bientôt quand je serais dans les années 60 dans mon cycle 😉

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