Cloverfield

CloverfieldCloverfield. 1 heure 21. États-Unis. Science fiction – Épouvante. Sortie en France le 6 février 2008. Réalisé par Matt Reeves avec Michael Stahl-David, Lizzy Caplan, Jessica Lucas, Mike Vogel, T.J. Miller, Odette Annable, Margot Farley, Anjul Nigam, Theo Rossi, Brian Klugman…

New York – Une quarantaine de ses amis et relations ont organisé chez Rob une fête en l’honneur de son départ pour le Japon. Parmi eux, Hub, vidéaste d’un soir, chargé d’immortaliser l’événement. La « party » bat son plein lorsqu’une violente secousse ébranle soudain l’immeuble. Les invités se précipitent dans la rue où une foule inquiète s’est rassemblée en quelques instants. Une ombre immense se profile dans le ciel, un grondement sourd se fait entendre… et la tête de la Statue de la Liberté s’effondre brutalement sur la chaussée. L’attaque du siècle vient de commencer. Au petit matin, Manhattan ne sera plus qu’un champ de ruines…

Je n’avais pas revu « Cloverfield » depuis sa sortie en salles. Il faut dire que je ne suis pas un grand fan de found footage et qu’à l’époque, je ne faisais clairement pas partie de ceux qui avait défendu le film. Profitant de sa diffusion sur Netflix, j’ai donc voulu laisser une seconde chance à ce projet sachant que d’une manière générale, ce genre de films, je les supporte un peu mieux chez moi.

Malheureusement, il n’y a pas eu de grand miracle… Je suis toujours pas très fan de ce film même si je reconnais que dans son genre, je trouve que le scénario écrit par Drew Goddard se situe parmi les projets les moins pénible que j’ai pu suivre. Si l’idée de ne pas savoir grand-chose au sujet de ce monstre est une très bonne idée, la contrepartie fait que du coup, je me suis quand même pas mal ennuyé.

C’est sympa de se sentir toujours en danger, d’être au cœur de l’action mais au bout d’un moment, je reconnais que je me suis plus ennuyé qu’autre chose. J’ai eu la sensation de voir un Godzilla sans pouvoir profiter de la bête. Au lieu de ça, j’ai une bande de potes qui ne m’a provoqué aucune empathie particulière et dont je suis resté globalement assez indifférent à leurs sorts et à leurs romances…

Du coup, quand la faim arrive brutalement, je me dis « Tout ça pour ça »… Tout n’est pas mauvais, il y a bien quelques idées qui m’ont plu mais plus je repense à ce film et plus je reste sur ma faim et cela va bien au-delà du simple procédé du found footage que je n’apprécie guère. L’histoire en elle-même m’a juste pas du tout passionné et très peu captivé sauf lors des rares moments où on voit un peu le monstre…

Le casting en revanche j’ai bien aimé. Il n’est pas exceptionnel mais il fait le boulot. Chaque acteur est bon dans son registre. C’est juste un peu dommage que je les trouve tous un peu lisse mais ça vient plus du traitement fait à leurs personnages dans le scénario que leurs interprétations respectives.

Michael Stahl-David (Rob Hawkins) avec Jessica Lucas (Lily Ford) sont sans doute les deux qui m’ont le moins fait d’effets. Le scénario leur donne trop peu de consistance à mon goût et c’est vrai à cause de cela je pense que leurs sorts m’indiffère. J’ai plus apprécié en revanche (même si leurs exploitations ne me transcende pas des masses), Lizzy Caplan (Marlena Diamond) ainsi que T.J. Miller (Hud) que j’ai trouvé un peu plus décalé et donc appréciable à suivre.

Derrière, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent non plus. On a par exemple pas du tout le temps de créer un quelconque lien avec Mike Vogel (Jason Hawkins) se qui ne m’a pas aidé non plus à avoir un intérêt pour son sort. De même, Odette Annable (Beth) est à mes yeux l’actrice que j’ai trouvé la plus transparente. Elle n’apporte d’ailleurs pas grand chose au film sinon une quelconque justification à la présence de ce groupe dans ce carnage même lorsqu’ils ont un échappatoire…

Après, il m’est difficile de parler de la réalisation de Matt Reeves. J’aime vraiment pas le found footage. Cela me rend malade et bien souvent, je trouve que c’est un gadget purement gratuit qui cache du vide scénaristique. Ici, j’admets que c’est quand même bien fait. Le found footage à une explication cohérente.

Ça nous empêche pas d’avoir une mise en scène faite par un gars qui a Parkinson… Je comprends que ça bouge de partout mais bon, parfois, on frise quand même le ridicule à mes yeux. Le mec filme quasiment jamais le monstre (du moins avec des cadrages toujours douteux pour que le mystère demeure) en revanche, il s’attarde sur ses amis blessé sans que cela ne les gêne plus que ça et n’hésite pas à faire de gros plans sur des postes de télévision, des casseurs ou des militaires qui ne semblent pas être plus gêné que ça d’être filmé également.

Il y a plusieurs moment où j’ai trouvé des plans inutiles, pas forcément cohérent et mal amené. C’est dommage surtout qu’il y avait matière à faire une critique de cette faculté qu’on a de nos jours à tout filmer même via nos smartphones comme le montre le passage avec la statue de la liberté. Quitte à toujours filmer, essayer d’avoir le monstre plutôt qu’une publicité Sephora avec mon ami essoufflé et apeuré me semble plus pertinent… En tout cas, tout ce genre de plans m’a fait vite sortir du film et à contribué à mon ennui.

Gros point positif en revanche, les effets visuels. Ils sont vraiment très efficace. Que ce soit le monstre pour le peu qu’on en voit où encore la destruction de New-York, je trouve que c’est vraiment bien foutu. J’en regrette d’ailleurs presque que du coup la mise en scène ne soit pas un peu plus posé pour pouvoir mieux apprécier le travail. Il y a des explosions que j’ai beaucoup aimé et malgré tout, quand on est plongé au cœur du massacre, ça fonctionne je l’admets.

Les décors sont eux aussi bien exploité. On passe peut-être un peu trop de temps au début à faire la fête dans l’appartement (une bonne vingtaine de minutes sur un film d’une durée de moins d’une heure et demie c’est trop) et un peu trop de temps sur le quai du métro à souffler mais j’ai aimé les décors quand même. Je trouve que c’est aussi une très bonne idée de ne proposer aucune bande originale et de faire un excellent travail sur le son pour nous plonger dans l’intrigue.

Pour résumer, il n’y a pas eu de miracle avec « Cloverfield », je ne suis toujours pas fan. Cela va au-delà du simple procédé du found footage que je n’apprécie pas de base. Le scénario m’a peu captivé malgré quelques bonnes idées, je n’ai pas eu d’empathie pour les personnages et la mise en scène chaotique n’est pas toujours justifié à mes yeux. Reste que visuellement, c’est quand même bien foutu, que les décors sont bien exploité et que pour une fois, même si je n’aime toujours pas, le found footage n’est pas gratuit mais cohérent avec son sujet. C’est trop peu à mes yeux mais ça suffit quand même à faire de ce film l’un des plus marquants utilisant ce procédé cinématographique…

2/5 (Regardable)

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