La mort dans la peau

La mort dans la peauLa mort dans la peau (The Bourne Supremacy). 1 heure 49. États-Unis – Allemagne. Espionnage – Action. Sortie en France le 8 septembre 2004. Réalisé par Paul Greengrass avec Matt Damon, Franka Potente, Joan Allen, Brian Cox, Julia Stiles, Karl Urban, Marton Csokas, Gabriel Mann, Tom Gallop, John Bedford Lloyd, Sean Smith…

Depuis deux ans, l’ex-agent / tueur à gages de la CIA Jason Bourne et sa compagne Marie ont réussi à tromper leurs poursuivants au prix d’une vigilance sans faille. Ce paisible village de Goa aurait dû être leur dernier refuge. Vain espoir. Deux ans plus tôt, Jason avait juré de se venger de quiconque le relancerait. Il tiendra parole…

Toujours dans l’optique de me refaire la saga juste avant la sortie du quatrième opus et m’en servir juste comme prétexte car j’aime beaucoup cette franchise, c’est donc en toute logique qu’après « La mémoire dans la peau », je me suis attaqué à « La mort dans la peau », deuxième volet des aventures de Jason Bourne.

Tout comme le premier volet, j’avais vu sa suite au cinéma et tout comme le premier volet, je ne me lasse pas depuis de revoir ce film que j’apprécie énormément. Le scénario écrit par Tony Gilroy d’après l’œuvre de Robert Ludlum est toujours aussi bon et efficace. C’est deux années après le premier film qu’on se retrouve ici pour une nouvelle intrigue qui nous démontre que toutes les zones d’ombres n’ont pas été exploitées, le personnage de Jason Bourne ayant d’ailleurs encore quelques trous de mémoires.

Un déclic entrainant sa réapparition sur les radars de CIA font qu’on repart de plus belle avec cette fois ci une aventure qui m’est apparu un peu plus simpliste. C’est pas mauvais pour autant bien au contraire car on se sent nettement moins perdu le scénario étant un peu plus accessible mais du coup, le film perd un peu parfois en intensité à force de s’expliquer. Ce détail est anodin cependant car il n’as pas gâché mon plaisir c’est juste que je pense cette fois ci que le long métrage à un peu perdu en action ce qui est dommage car jusque là, l’ensemble était bien dosé je trouve mais ça reste quand même très honnête et efficace on ne va pas se mentir.

Appréciant beaucoup le personnage de Jason Bourne, j’ai aimé en savoir un peu plus sur lui. Là où on aurait pu se contenter d’une suite assez bancale, le film réussi la prouesse d’être à la hauteur du premier volet et nous offre de nouvelles choses. Je n’ai pas eu la sensation de voir une copie conforme. Le film garde bien sûr le même esprit, garde ses acquis mais il réussit à aller au-delà et à nous proposer des choses nouvelles, à faire partir la franchise vers d’autres chemins qui m’ont plu.

Après, il y à quand même quelques facilités qui peuvent paraître encore une fois grossière dans ce genre de production (comme le coup du bateau lors de la scène du métro où le piège tendu à Bourne pour qu’ils sorte de sa cachette que seul un « petit » technicien va trouver louche…) mais ça fonctionne toujours autant sur moi donc je ne me plains pas. Seul vrai petit bémol (et encore c’est histoire de dire), la fin aurait pu être raccourci de quelques minutes je pense. Elle s’étire un peu trop dans sa dernière ligne droite mais bon ça n’a pas non plus gâché mon plaisir.

Du côté du casting, cohérence et constance oblige, c’est avec plaisir que j’ai retrouvé Matt Damon dans la peau de Jason Bourne. L’acteur est toujours à l’aise avec ce personnage je trouve et reste toujours crédible à mes yeux même si c’est un contre emploi pour le comédien qu’on ne s’attend pas à retrouver dans ce genre d’œuvre. Il semble en tout cas plus à l’aise encore dans ce nouvel épisode, plus sûr de lui ce qui colle bien avec sa quête de soi où il en apprends toujours un peu plus à son sujet. Ce second opus confirme le choix judicieux de l’acteur en tout cas qui continue de me plaire ici et que j’aime voir évoluer dans cet univers.

Plus développé cette fois ci, c’est également avec plaisir que j’ai retrouvé Brian Cox pour son personnage de Ward Abbott. Cette fois ci, le film creuse un peu plus sur l’ambiguïté de son rôle et j’ai apprécié aussi en savoir un peu plus à son sujet. Il apparait plus vulnérable ici, plus facile d’accès et même si il fait un méchant moins efficace comparé au premier film, l’acteur s’en sort tout de même très bien et assure une certaine continuité entre les différents volets.

Même pour une courte durée, j’ai aimé revoir aussi Franka Potente en Marie Kreutz. Je regrette qu’on l’as voit peu même si scénaristiquement parlant je le comprends mais moi qui aimait son côté frais et décalé, je trouve que son absence manque un peu au film. Pour compenser, il apporte en tout cas plus de noirceur à Jason Bourne qui, cette fois ci en solo, va avoir les mains plus libre pour s’attaquer à ses adversaires.

On la voyait peu dans le premier film et je le regrettai donc j’ai aimé aussi voir un peu plus Julia Stiles dans le rôle de Nicky. Sans forcément être d’une grande utilité dans l’intrigue, elle voit son personnage prendre un peu plus d’importance et je trouve ça pas mal du tout surtout que son côté « bureaucrate dépassé » apporte des choses sympathique et en même temps, on en sais plus à son sujet.

Parmi les nouvelles têtes, si Clive Owen m’avait bien plu dans le premier film, je dois dire que j’ai tout autant aimé, voir plus, Karl Urban dans ce second volet qui interprète de très bonne manière Kirill. Froid et brutal, il apparait vraiment comme quelqu’un de dangereux et l’acteur s’en sors vraiment bien. Charismatique, on sens vraiment qu’il peut en faire baver à notre héros sans pour autant devoir trop en faire ou en rajouter. Le comédien joue de façon très juste et efficace.

Mais la vraie surprise du film pour moi vient de Joan Allen en Pam Landy. Dans un film brutal et bourré de testostérone (l’espionnage c’est un boulot de mec c’est bien connu ^^ ), je trouve que l’actrice s’en sort vraiment bien. Non seulement elle est très convaincante mais en plus, elle tient parfaitement tête à ses homologues masculins. Lorsqu’elle remet à sa place un Brian Cox par exemple ou qu’elle s’implique pour retrouver Jason Bourne, à aucun moment elle n’ait ridicule ou ne fait de faux pas. J’ai vraiment été bluffé par son jeu ici et le choix de cette actrice me semble parfaite tant elle m’as convaincu.

Doug Liman ne souhaitant pas réaliser cette suite, il passa le relai à Paul Greengrass et ce dernier nous offre comme son compère une réalisation excellente. Par moment ça manque certes un peu d’action mais le réalisateur réussi à garder une certaine cohérence avec le premier film tout en y intégrant sa patte personnel. Taillant encore plus dans le vif du sujet, je me suis senti encore plus plongé dans cette intrigue et j’ai trouvé le résultat encore plus percutant sans pour autant que je sente une grosse différence avec le premier opus ce qui en fait une suite logique à mes yeux.

Visuellement, c’est magnifique. Là encore, on abuse pas des effets spéciaux, on frôle même parfois le style documentaire en nous mettant vraiment au centre de l’action. Les combats sont un peu plus long mais toujours aussi bien menés tandis que les différentes courses poursuites en voitures s’avèrent toujours autant efficace. Attention quand même parfois à l’abus de caméra à l’épaule qui fait perdre un peu en lisibilité.

Le travail sur la photographie et la lumière est toujours aussi bon pendant que l’exploitation des différents décors nous donne une ambiance savoureuse dans ce film. Après Paris, c’est au tour de Berlin de nous montrer une nouvelle facette et d’être très bien exploité loin des clichés que l’on peut avoir ou des décors paradisiaques que les films d’espionnages peuvent nous offrir. Le montage est une nouvelle fois aussi très fluide ce qui fait qu’on n’est jamais perdu.

Pour la musique du film composée une nouvelle fois par John Powell, elle accompagne à merveille le long métrage sans se faire trop ressentir ni être trop pesante. On peut crier à la redite, je trouve pour ma part qu’elle crée un lien entre les deux volets plutôt agréable et toujours sans être objectif, c’est un plaisir une nouvelle fois pour moi que d’entendre « Extreme ways » de Moby qui se montre ici utilisé avec encore plus d’intelligence.

Pour résumer, les suites au cinéma s’avèrent souvent casse gueule mais « La mort dans la peau » réussi pour moi à être tout aussi bon que « La mémoire dans la peau ». Tout comme son prédécesseur, c’est un film dont je ne me lasse pas et que je trouve très efficace. Il y à une cohérence entre les deux à mes yeux et Paul Greengrass prend à merveille le relai à Doug Liman. Le scénario va plus au but et malgré une fin qui aurait pu être plus courte et une légère perte en action, le film reste toujours aussi excellent pour moi. Constante, la franchise continue de me plaire pour mon plus grand plaisir.

5/5 (Approved by Vladdy)

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