Daredevil

DaredevilDaredevil. 2 heures 13. États-Unis. Fantastique – Action. Sortie en France le 19 mars 2003. Réalisé par Mark Steven Johnson avec Ben Affleck, Jennifer Garner, Michael Clarke Duncan, Colin Farrell, Joe Pantoliano, Jon Favreau, Ellen Pompeo, David Keith, Scott Terra, Kevin Smith, Coolio, Frank Miller, Leland Orser, Erick Avari…

Avocat le jour, super-héros la nuit, Matt Murdock possède une ouïe, un odorat, une force et une agilité incroyablement développés. Bien qu’il soit aveugle, son sens radar lui permet de se diriger et d’éviter le moindre obstacle. Inlassablement, cet être torturé arpente les rues de New York à la poursuite de criminels en tout genre qu’il ne peut punir au tribunal. Daredevil aura à affronter Wilson Fisk, alias Le Caïd, qui dirige d’une main de fer la mafia new-yorkaise, ainsi que son homme de main Bullseye, alias Le Tireur.

Bien que d’une manière générale « Daredevil » ait mauvaise presse, j’ai toujours eu une certaine tendresse de mon côté pour ce long métrage. Quoiqu’il en soit, cela faisait un moment que je ne l’avais pas revu et c’est quasiment après avoir découvert la série sur Netflix qui n’a rien à voir avec ce film que j’ai eu envie de me le remater en Blu-ray.

Dans son ensemble, mon avis n’a pas beaucoup changé. J’ai toujours cette tendresse si particulière vis à vis de ce film et de ce scénario écrit par Mark Steven Johnson, Brian Helgeland, Bill Everett et Frank Miller. Certes, j’ai conscience que le film est très maladroit et imparfait. Je m’en rend même davantage compte avec le temps mais pourtant, à chaque fois que je le visionne, je passe quand même un bon moment.

Il y a pas mal d’humour, de l’action, c’est léger bref, c’est typiquement le genre de divertissement sans prise de tête que j’aime bien voir lorsque je me déplace pour voir un film de super héros. Si dans le genre on a déjà vu des scénarios mieux construit, j’ai quand même déjà vu bien pire. Je plaide coupable, j’aime toujours ce film et même si le temps ne lui donne pas avantage, il y a toujours un petit charme qui se dégage de cette œuvre à mes yeux.

Bourrés d’incohérences et possédant des dialogues assez creux, j’aurais aimé que l’on s’attarde un peu plus sur le handicap de ce personnage. Il y a d’ailleurs des choses intéressantes qui sont montrés dans cette vague de facilités scénaristique. Pareil pour la construction de Daredevil qui est assez simpliste mais n’en demeure pas moins efficace.

J’ai souvent lu des papiers assez assassins sinon concernant la prestation de Ben Affleck (Matt Murdock / Daredevil). Certes, ce n’est pas la meilleur performance de l’acteur qui bonifiera son jeu bien plus tard mais là encore, c’est loin d’être honteux je trouve. On sent que le comédien est impliqué dans ce projet. Le recul fait qu’il manque sans doute d’un peu de charisme (il en gagnera plus tard) mais j’ai trouvé son jeu sincère. Son envie de faire un aveugle convaincant tout en s’amusant dans la peau de ce super héros se voit à l’écran. Cela ne veut pas dire que c’est réussi mais j’apprécie l’effort.

J’ai en revanche un peu plus de mal avec Jennifer Garner (Elektra Natchios). Elle est bien charmante et c’est une comédienne que j’apprécie de voir à l’écran mais j’ai toujours eu un peu de mal à la voir dans ce rôle. Le spin-off « Elektra » accentuera d’ailleurs davantage cette sensation tout en prouvant qu’effectivement, il y a quand même plus grand ratage que ce « Daredevil » injustement boudé.

Colin Farrell (Le Tireur) m’amuse de son côté. Il est dans l’excès mais j’aime bien la folie de son personnage. Il s’intègre bien dans cet univers et contribue pour beaucoup au fait que lorsque je revois ce long métrage, je retrouve mon âme d’adolescent. A noter que la version director’s cut (seule version que je revois maintenant) creuse un peu plus son personnage. Cette même version ne classe pas ce projet parmi les chef d’œuvre et ne creuse pas que le rôle du Tireur mais apporte un plus qualitatif non négligeable en tout cas selon moi sinon, ce qui explique aussi pourquoi je ne regarde plus la version cinéma maintenant.

En bon gros méchant qui en impose, Michael Clarke Duncan (Wilson Fisk / Le Caïd) fait le job aussi. Ce n’est pas un méchant mémorable, lorsque plus tard j’ai découvert la série télévisée, on voit de toute façon que cet univers avait de quoi être plus développé et plus complexe mais le comédien s’en sort quand même bien grâce à une carrure qui remplit l’écran.

J’aime bien aussi Joe Pantoliano (Ben Urich). Au fil de mes visionnages, son jeu m’apparaît plus léger mais je suis quand même content de le retrouver à chaque fois. J’aime bien aussi le jeune Scott Terra (Matt Murdock à 12 ans). En revanche, j’aurais bien aimé que Leland Orser (Wesley Owen Welch) soit un peu plus profond, un peu plus construit car là, je ne l’ai pas toujours trouvé très utile dans ce récit.

D’une manière générale, le casting cabotine pas mal. Tout le monde est dans l’excès mais c’est un excès qui ne me dérange pas dans le sens où cela colle bien avec ce divertissement. C’est sûr que j’aurais aimé quelque chose de plus profond (chose que la série m’offrira plus tard) mais en l’état je me vide bien la tête et ça me va.

J’ai aussi trouvé sympathique Jon Favreau (Franklin Nelson) tandis que David Keith (Jack Murdock) n’est pas inintéressant. Le cabotinage est aussi bien assumé lorsque l’on voit les rôles de Coolio (Daunte Jackson) ou Ellen Pompeo (Karen Page) qui me font plus rire qu’autre chose. Les caméo de Kevin Smith (Le médecin légiste), Stan Lee (Le lecteur inconscient) ou même Frank Miller (L’homme au stylo dans la tête) participe pas mal à l’effet « film pop-corn » que je ressens.

Si je m’amuse bien devant ce film à chaque visionnage avec un scénario qui me divertit et un casting dans l’excès qui fait le boulot, le temps fait en revanche que j’ai un peu plus de mal avec la mise en scène de Mark Steven Johnson. Elle colle bien au projet mais les ravages du temps fait que ça commence déjà quand même à prendre un coup de vieux.

On a l’impression d’être en plein dans un clip MTV de la fin des années 90 avec une photographie et des effets visuels parfois très douteux. J’arrive à y faire abstraction car dès le début, le film est très coloré mais j’ai quand même un peu de peine parfois lorsque je revois certains plans ou certains décors de Hell’s kitchen.

Même les costumes commencent à bien dater. Ils vont bien avec le film mais il y a quand même un grand manque d’originalité. A côté de ça, le réalisateur nous propose quand même quelques plans efficace. Il y a des images qui semble sortir d’un comics avec des angles de vue à la gloire de nos héros. C’est autant maladroit que stylisé mais j’aime bien.

L’utilisation du « radar » de Matt ou encore l’utilisation de la pluie me botte bien aussi même si là encore, je veux bien concevoir que c’est souvent peu inspiré. Le film est en tout cas bien ancré dans son époque à l’image de la musique composée par Graemme Revell qui donne du rythme au film tout comme les différentes chansons qui nous donne une bonne bande originale.

Pour résumer, « Daredevil » n’est pas le meilleur film de super héros qu’il soit mais ce n’est clairement pas le plus honteux pour ma part. Imparfait et maladroit, il montre aussi quelques bonnes choses et se laisse suivre sans prise de tête. Le film vieillit pas mal et la récente série télévisée n’est pas là pour lui faire du bien mais malgré tout, je ne peux m’empêcher de continuer d’avoir de la tendresse pour ce long métrage. Je prends toujours du plaisir à le revoir dans sa version directors cut et je suis toujours bon client de ce genre de production.

3.5/5 (Très bien)

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