Saw 6

Saw 6Saw 6. 1 heure 30. États-Unis. Épouvante. Sortie en France le 4 novembre 2009. Réalisé par Kevin Greutert avec Tobin Bell, Costas Mandylor, Betsy Russell, Mark Rolston, Peter Outerbridge, Shawnee Smith, Samantha Lemole, Caroline Cave, George Newbern, Darius McCrary…

L’agent spécial Strahm est mort, et le détective Hoffman s’impose alors comme le légataire incontesté de l’héritage de Jigsaw. Cependant, tandis que le FBI se rapproche de plus en plus dangereusement de lui, Hoffman est obligé de commencer un nouveau jeu qui révélera enfin quel est le véritable grand dessein derrière les machinations de Jigsaw…

L’avis qui suit a été rédigé lors de la sortie en salles du film. Je le reposte aujourd’hui car j’ai revu le film récemment 😉 .

« Saw 6 » faisait partie de ses films que j’avais envie de voir en salles. Bien que j’ai conscience que le meilleur de la franchise est derrière avec un épisode 1 cultissime et un épisode 2 qui virait de bord mais qui tenait la route aussi, ce sixième volet me tentait car je trouve que malgré tout, hormis le troisième film qui m’as laissé un avis plus mitigé, la saga faisait en sorte de limiter la casse malgré les balles dans le pied qu’ils se sont tirés. J’avais raté le cinquième film que j’ai découvert du coup en vidéo juste à temps pour voir ce sixième film.

Une nouvelle fois, le miracle n’a pas eu lieu malheureusement. Alors que le scénario des derniers opus ne volais pas haut mais resté divertissant, cette suite écrite par Marcus Dunstan et Patrick Melton n’arrive pas à rester à la même altitude, ce qui aurait pu limiter quelques dégâts. Du coup, dès les dix premières minutes, on sait comment l’intrigue va se terminer au point qu’une nouvelle fois, le twist final (qui est devenu une marque de fabrique et qui du coup enlève tout effet de surprises) peine à réellement faire de l’effet aux spectateurs.

Du coup, de mon côté je me suis rabattu sur le côté « gore » du film qui est devenu rapidement l’un des seuls intérêts de cette œuvre. Sur ce point, le film s’en donne à nouveau à cœur joie pour nous glorifier de pièges tout aussi sadique les uns que les autres (j’ai une préférence pour la roulette russe spécialement) qui ravira les amateurs s’étant principalement déplacé pour voir ça.

Ce qui est dommage c’est qu’encore une fois donc la psychologie des personnages est totalement effacée et c’est regrettable car pourtant en creusant un peu, je trouve qu’il y avait quand même quelques bonnes idées. L’histoire tente tant bien que mal d’assurer une certaine continuité et une certaine logique avec les autres volets de la saga tout en gardant le même esprit. Le fait d’avoir écrit les volets 4, 5 et 6 en même temps a du bien aidé.

En s’y intéressant, un peu on prend donc quand même un peu de plaisir et on voit que les scénaristes essaient de sauver les meubles en faisant revenir à chaque épisode le Jigsaw d’origine mais ça sent la bout de course et je pense que même ceux qui ont écrit l’histoire ont du s’en rendre compte. Je reconnais qu’ils ont quand même une certaine inventivité pour le faire revenir à chaque fois.

Après en trame de fond, derrière toute cette simplicité sanglante, le film aborde quand même une nouvelle fois le thème de la vie et de la mort avec un point de vue que je trouve intéressant. Attention, je ne dis pas que je cautionne les actes de ce serial killer (ou alors il faudrait que je fasse plus attention à ma santé mentale) mais je dis juste que derrière ce discours, il y a une certaine logique et une certaine crédibilité qui fait que l’on n’est pas quand même totalement perdu et lorsque les nouveaux « Jigsaw » s’écartent de la ligne de conduite, le scénario n’hésite pas à nous la rappeler.

Ainsi, même si je reste toujours aussi mitigé, c’est peut être moi mais je trouve que certains efforts ont été fait et je les ai ressenti durant la projection. Cependant, avec autant d’handicap que la franchise s’est auto-infligé, il était déjà considéré comme acquis que cela sera toujours du même niveau maintenant. Reste aussi un certain humour par moment (pas toujours volontaire je pense) qui m’as fait sourire tellement c’est grossier et prévisible.

Du côté du casting le grand manquant reste Tobin Bell (Jigsaw / John Kramer) dont le fameux personnage de Jigsaw est sans nul doute le plus captivant et aussi celui qu’on a « détruit » avec une facilité déconcertante. C’est d’ailleurs très regrettable du coup qu’on le voit aussi peu dans le film car en plus d’être captivant, dès que l’acteur apparait à l’écran, le film prend une autre dimension. On a envie de prendre cette histoire plus au sérieux.

En revanche, lorsque l’on a affaire à Costas Mandylor (Hoffman), le soufflé retombe. Le comédien fait la même chose que dans le cinquième film à savoir de son mieux mais cela ne suffit pas à le rendre très charismatique au point qu’il ressemble beaucoup à un méchant de téléfilm en seconde partie de soirée un samedi soir sur le câble. Ce n’est pas méchant en soit d’ailleurs car du coup ça m’as forcé à voir ce film comme un nanar de qualité mais bon c’est vrai que quand on suit cette franchise depuis le début, il y a de quoi être déçu.

Betsy Russell (Jill Tuck) m’as beaucoup plu en revanche. Alors que son personnage était celui qui était le moins développée jusqu’à présent, elle prend ici une certaine importance ce qui est une riche idée surtout quand on sait que c’est un peu via son histoire que Jigsaw est « né ». L’actrice joue vraiment bien le jeu en tout cas et j’ai apprécié sa prestation au point que même si ça me parait un peu trop gros, je n’aurais rien contre le fait de la retrouver dans le septième épisode qui est déjà prévu.

Quant au reste du casting, je n’ai vraiment pas grand-chose à dire. Chacun se met au niveau du film ce qui fait que c’est loin d’être exceptionnelle mais ça passe quand même. Les flics à la poursuite du nouveau tueur ne m’ont pas laissé un souvenir particulier et personne n’arrive vraiment à sortir du lot plus que ça pas même Tanedra Howard (Simone), qui est la gagnante qui a remporté un rôle dans le film à la suite d’un concours télévisé. Je sais pas si elle va continuer de faire carrière dans le cinéma horrifique (car c’était un peu le tremplin de cette émission qui l’as couronné) mais en tout cas si c’est le cas, j’espère pour elle qu’elle sera faire preuve à l’avenir de plus de consistance car son jeu prouve qu’aussi sympathique que son personnage puisse être, il ne suffit pas de juste pousser des cris à l’écran pour susciter la peur et/ou la sympathie pour un personnage.

Après, j’ai retrouvé avec un certain plaisir Shawnee Smith (Amanda) le temps de quelques apparitions qui est toujours impeccable et qui elle, en revanche, avait vraiment la capacité (et une logique scénaristique) pour prendre la relève de Jigsaw mais une nouvelle fois, les scénaristes ont décidé de se tirer une balle dans le pied et ont opté pour Costas Mandylor qui est lui nettement moins convaincant à mes yeux comme je l’ai déjà dit.

Pour son premier long métrage, Kevin Greutert (qui était cependant le monteur des autres volets) ne m’as pas déçu spécialement mais il ne m’a rien offert non plus qui puisse me faire accrocher à son travail. Il peine à se démarquer des autres volets (une demande des studios je suppose) ce qui fait que l’ensemble manque un peu de personnalité.

Malgré tout, ça reste agréable à voir et ceux qui aime ce genre de film au gore gratuit risque d’apprécier quand même mais c’est dommage qu’il n’y ait pas eu de prise de risque je trouve alors que pourtant certains plans sont plutôt intelligent comme le coup de la roulette russe justement que j’ai trouvé bien filmé.

Après, ça reste quand même nettement plus lisible que ce que nous avait offert Darren Lynn Bousman par moment, qui lui avait carrément opté pour un genre de clip mais du coup ça accentue encore un peu plus le côté téléfilm sans réelle profondeur. Après, pour l’avoir découvert dans une salle pas forcément grande, je trouve que ça peut lui donner un certain charme mais tout le monde risque de ne pas apprécié.

Les effets visuels sont en général réussi même si fidèle à leurs habitudes, ils ont continué de mettre la dose sur les effets de « sang ». Les décors sont plutôt bien fait ce qui contribue par moment à donner un petit côté claustrophobique qui colle bien au long métrage. La bande originale signée Charlie Clouser est elle aussi peu inspiré se contentant juste de faire ce que l’on a déjà entendu et réentendu dans les autres films. Reste quand même le cultissime thème de la franchise qui procure un certain plaisir en plus de bien se greffer à l’univers. Au bout du sixième film, ce thème n’est pas original mais j’ai quand même pris du plaisir à l’entendre et je pense même que j’aurais été déçu s’il n’avait pas été présent.

Après, le rythme reste linéaire et je n’ai pas ressenti d’ennui particulier ce qui reste une prouesse en soit quand on sait que dès le début tout s’avère prévisible une nouvelle fois. Avec sa durée standard d’une heure et demie, entre deux scènes sanglantes le film n’as en tout cas pas le temps de laisser des blancs et ceux qui voulait voir un film sans réfléchir ont eu le résultat voulu. Pas besoin de brancher ses neurones pour suivre et comprendre cette histoire et ceux, même si on n’a pas découvert les autres films malgré les nombreux liens.

Pour résumer, « Saw 6 » est comme je m’y attendais. Sans surprises et sans réelle saveur peinant à se démarquer des autres films, les deux premiers (surtout le premier) restant une nouvelle fois clairement au-dessus du lot. Quoiqu’il en soit, je ne sais pas si c’est les conditions dans lesquelles j’ai vu ce film mais j’ai quand même trouvé que ça se regardé facilement malgré sa multitudes de défauts. Je ne regrette pas de l’avoir vu même si avec ce genre de fin, j’ai de gros doutes sur l’orientation qu’ils veulent donner aux prochains films. Ce volet est dispensable (comme tous les autres d’ailleurs exception faite pour les deux premiers) et il risque de faire beaucoup de déception mais pour ma part, il se laisse quand même voir surtout si je veux me marrer. Il est dans la même lignée que les épisodes 4 et 5, le troisième volet restant donc à ce jour celui que j’ai le moins aimé. Bref, je ne le conseille pas car je pense qu’il décevra pas mal de monde mais de mon côté le film m’as pas dérangé même si il fait plus téléfilm…

3/5 (Bien)

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4 réflexions sur “Saw 6

    1. A partir du 3, c’est vrai que ça devient inutile mais pris pour ce que sont ses films, de simples divertissements gore, ça peut passer plus ou moins si on rentre dans le jeu. Je comprend en tout cas qu’on veuille s’arrêter au 2

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