Devil

DevilDevil. 1 heure 20. États-Unis. Épouvante. Sortie en France le 20 avril 2011. Réalisé par John Erick Dowdle avec Chris Messina, Logan Marshall-Green, Jenny O’Hara, Bojana Novakovic, Joe Cobden, Geoffrey Arend, Bokeem Woodbine, Jacob Vargas, Matt Craven, Joshua Peace, Aaron Berg…

À Philadelphie, cinq individus débutent leur journée le plus banalement du monde. Ils pénètrent dans un immeuble de bureaux et montent dans l’ascenseur. Personne ne se connaît ni ne se salue. Ils n’auront à partager cet espace clos que pour un court instant. Mais, quand l’ascenseur reste bloqué, ce qui semblait aléatoire, s’avère vite parfaitement intentionnel, et leur sort ne leur appartient plus. Ces cinq inconnus vont voir leurs secrets exposés au grand jour, et chacun va devoir répondre de ses fautes. Doucement, méthodiquement, leur situation évolue de la simple contrariété à l’angoisse, puis à l’horreur totale. Un à un, l’adversité les frappe, alors que le doute quant à l’identité de l’auteur de ces terribles événements plane sur toutes les têtes… jusqu’à ce qu’ils comprennent la vérité : l’un d’eux est le diable en personne. Quand toute assistance venue de l’extérieur s’avère inutile, les passagers restants sont forcés de réaliser que leur seule chance de s’en sortir est de faire face aux crimes qui les ont menés là où ils sont aujourd’hui.

J’avais raté « Devil » lors de sa sortie en salles. Pourtant il me tentait bien, le synopsis m’intriguait et la présence de M. Night Shyamalan (dont j’apprécie le travail) sur ce projet me faisait envie. C’est donc sans trop d’hésitation que je me suis programmé une séance de rattrapage lorsque j’ai vu que ce long métrage était disponible sur Netflix.

Au début, j’ai quand même eu un peu peur. Pas dans le sens espérait par les scénaristes Brian Nelson et M. Night Shyamalan malheureusement. J’ai très vite compris que le scénario serait bourré de facilités et d’incohérences, ce que la suite m’a bien évidemment confirmé. Cependant, plus l’histoire avançait et plus je me suis quand même laissé prendre au jeu.

Effectivement, l’ensemble est très facile. La tension n’est d’ailleurs pas aussi palpable que voulu car justement, il y a plein de choses qui sonnent faux dans ce récit mais sans que je puisse l’expliquer, je suis rentré dans le délire. J’ai savouré ce film comme un bon vieux slasher classique avec sa dose d’humour et d’épouvante léger. J’aurais aimé avoir plus de tension, me sentir davantage pris au piège mais je me suis quand même divertit.

Devant la caméra, j’ai apprécié aussi le fait de ne quasiment pas connaître ses différents comédiens. Cela m’a bien aidé pour les identifier comme Monsieur et Madame Tout-le-monde. Chacun apporte sa propre touche, son propre caractère à son rôle et du coup, même si on n’échappe pas à certains clichés, on a une bande pris au piège assez homogène. Chacun à ses défauts mais à leurs façons, on réussit à sympathiser avec eux.

Dans l’ascenseur, Geoffrey Arend (Le vendeur) m’a bien fait marrer. J’ai trouvé que l’acteur était dans le bon ton pour jouer ce rôle décalé. Pour faire le mâle classe qui va s’imposer un peu plus, Logan Marshall-Green (Le mécano) va lui aussi bien faire le job. Jenny O’Hara (La vieille femme) est irritante à souhaits. Un peu trop légère peut-être au début, Bojana Novakovic (La jeune femme) fait bien évoluer son jeu pour devenir petit à petit un peu plus angoissante et mystérieuse. Il n’y a qu’avec Bokeem Woodbine (Le garde) que j’ai eu un peu plus de mal dans la crédibilité de son stéréotype.

A l’extérieur, même si lui aussi petit à petit j’ai réussi à apprécier son jeu, c’est quand même dommage que Chris Messina (Le Détective Bowden) manque un peu de charisme. Il s’impose dans l’enquête mais il lui manque malgré tout un petit quelque chose pour vraiment avoir la carrure nécessaire que ce personnage lui demande. Cela n’a pas gâché mon visionnage car j’ai vu ce film comme une œuvre légère mais comme le scénario, une distribution plus imposante aurait pu donner un résultat bien plus efficace je pense.

En revanche, j’ai bien aimé Matt Craven (Lustig). Son personnage est pourtant en retrait néanmoins, il assure malgré tout. Il n’y a qu’à voir Jacob Vargas (Ramirez), son collègue, d’ailleurs pour s’en assurer. Ce dernier est bien trop léger et risible pour convaincre, pas aider non plus par un traitement qui fait qu’on ne le prend pas au sérieux (l’apothéose vient quand même au moment de la prière…).

Le reste du casting est dans le même état d’esprit. Ce n’est pas catastrophique mais c’est quand même très léger pour vraiment marquer les esprits. J’aurais quand même bien aimé que l’on exploite un peu plus le duo de flic avec Joshua Peace (Le Détective Markowitz) que j’ai bien aimé tandis que j’ai bien apprécié Joe Cobden (Dwight) dont l’interprétation est assez fraîche même si là aussi, on n’échappe pas aux classiques du genre.

Si M. Night Shyamalan n’est pas derrière la caméra et se contente « que » du scénario et de la production, sa patte se fait quand même ressentir au niveau de l’ambiance. Cependant, je trouve que le travail de John Erick Dowdle est assez admirable. Il apporte aussi sa vision des choses et malgré ce côté très académique, sa réalisation ne se fait jamais étouffer à mes yeux par le travail de Shyamalan.

Le montage est aussi très bon. Je trouve la durée du film parfaite pour ce genre de récit. On n’a pas trop le temps de s’ennuyer et c’est juste ce qu’il faut pour qu’on s’amuse comme pour un train fantômes sans pour autant avoir le temps de se lasser. La photographie est assez belle également avec une bonne lumière et une bonne utilisation de la couleur rouge que l’on retrouve chez chaque occupant de l’ascenseur par exemple même si le parallèle avec le Diable n’est pas très subtil pour le coup.

J’ai beaucoup apprécié aussi les décors et notamment celui de l’ascenseur justement qui va prendre une bonne partie du film. Les angles de vues sont assez variés ce qui fait qu’on ne tombe jamais dans la monotonie. Maintenant, c’est juste un peu dommage que le côté claustrophobie et huis clos ne se fasse pas trop ressentir, une autre bonne partie de l’action, beaucoup trop grande, se situant à l’extérieur de la cabine. Classique, la musique de Fernando Velázquez passe comme une lettre à la poste.

Pour résumer, j’étais peut-être en condition mais j’ai passé un bon moment devant « Devil ». Le long métrage à ses imperfections que ce soit dans le fond ou dans la forme, dans les deux cas, il apparait aussi extrêmement classique et sans surprises, néanmoins, le résultat est là. Ce fut pour moi un très bon petit divertissement de fin de soirée. Pas assez maitrisé pour faire naitre la moindre tension en moi mais suffisamment travaillé pour que je me laisse prendre au jeu.

3.5/5 (Très bien)

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