Bad Boys

Bad BoysBad Boys. 1 heure 59. États-Unis. Policier – Comédie – Action. Sortie en France le 5 juillet 1995. Réalisé par Michael Bay avec Will Smith, Martin Lawrence, Tea Leoni, Tcheky Karyo, Joe Pantoliano, Marg Helgenberger, Theresa Randle, Anna Thomson, Nestor Serrano, Julio Oscar Mechoso, Michael Imperioli, Kevin Corrigan, Saverio Guerra…

Si Mike Lowrey est un séducteur invéteré, héritier d’une fortune et policier par passion, son collègue et ami Marcus Burnett est un homme rangé, marié et père de famille. Leur amitié ne les empêche pas d’avoir des méthodes parfaitement différentes. Mais la disparition de cent kilos d’héroine, dérobés dans les locaux mêmes de la brigade des stups, va leur faire oublier leur concept sur la façon d’exercer leur métier, pour se lancer a la poursuite des voleurs.

Cela faisait un petit moment maintenant que je n’avais pas revu « Bad Boys ». Pourtant, j’en gardais un très bon souvenir et c’est donc avec la nostalgie de me replonger dans mon adolescence avec un film d’action sans prises de tête que je me suis décidé à me le remater.

Ce que je peux en dire, c’est que je ne le regrette absolument pas. C’est toujours le pied pour moi que de me replonger dans cette ambiance ultra fun. Le scénario écrit par Michael Barrie, George Gallo, Jim Mulholland et Doug Richardson est bourré de facilités, les codes du genre sont parfaitement respectés et au final, on en a clairement pour notre argent pour peu que l’on apprécie ce genre de spectacle.

Si le mélange comédie et action policière est parfait, cela ne m’empêche pas d’avoir cependant quelques petites réserves à son sujet. En effet, après de multiples visionnages, je ne peux m’empêcher de penser que ce long métrage traine quelques longueurs. Cela reste efficace mais avec vingt bonnes minutes en moins, le film aurait sans doute pu être encore plus percutant.

Quoiqu’il en soit, on ne nous ment pas sur la marchandise. On a du bon gros blockbuster qui ne se mouille pas, qui fait le job et qui nous en met plein la vue. Tant pis pour la finesse, ce n’est pas ce que je recherche dans ce genre de programmation. Bien que depuis, de nombreux films ont utilisés cette recette, ce film reste en tout cas efficace à mes yeux ce qui accentue cette sensation de réussite dans son genre qu’il a pour moi.

Quel pied également de retrouver le duo phare de cette histoire qui fonctionne encore après plusieurs visionnage. Will Smith (Mike Lowrey) a toujours une classe folle, il assure toujours dans son registre tandis que Martin Lawrence (Marcus Burnett) incarne très bien ce clown de service qui va permettre à ce tandem d’être bien décalé. Les deux acteurs vont jouer à fond avec la caricature de leurs personnages, c’est ce qu’on leur demande et ça marche. Ils s’en sortent vraiment bien, on sympathise tout de suite avec eux.

Histoire de mettre un grain de poussière dans tout ça, Tea Leoni (Julie Mott) est elle aussi très bonne. Bon niveau crédibilité on repassera mais elle a le bagout suffisant pour pouvoir exister sans trop se faire écraser. C’est quand même un peu dommage qu’on n’exploite pas un peu plus l’aspect rebelle de son personnage. Elle fait un peu la dure en surface et j’aurais aimé qu’elle ait les mains un peu plus sale que la simple victime que l’on protège (on va un peu plus loin lors de la scène dans la boîte de nuit mais ça s’arrête là).

Niveau caricature, on ne pouvait pas échapper non plus au bon gros méchant de service. Ce dernier est bien interprété par un Tchéky Karyo (Fouchet) qui ne se mouille pas trop. Il est dans un domaine qu’il connait bien, il y a beaucoup de choses qui passent à travers son charisme et c’est suffisant. Il n’y a rien de bien mémorable dans son interprétation mais on n’en demande pas plus là encore.

Pour le reste de la distribution, chacun a su rester à sa place. J’ai bien apprécié la folie de Joe Pantoliano (Le Capitaine C. Howard) qu’on aurait d’ailleurs pu voir un peu plus tout comme Marg Helgenberger (Le Capitaine Alison Sinclair) qui semble plus faire de la figuration qu’autre chose tant elle n’apporte au final pas un grand danger dans le récit pour nos héros. Très vite expédié, Theresa Randle (Theresa Burnett) est sinon sympathique tout comme les autres rôles secondaires que l’on peut croiser.

Derrière la caméra, j’ai toujours beaucoup aimé le travail de Michael Bay. Je sais que ce cinéaste est souvent décrié mais pour ma part, je trouve qu’il vise bien souvent dans le mille. Quand on va voir un de ses films, on y va pour avoir de l’action, pour que ça nous pète à la gueule, que ça explose de partout et qu’on ait notre quota de punchlines. Et bien c’est le cas ici.

Et si il est devenu un maître dans son genre, c’est parce que le réalisateur fait bien son boulot tout simplement. C’est souvent les mêmes ficelles mais c’est propre, c’est net et c’est très agréable à suivre. Dans ce long métrage, c’est une nouvelle fois très stylisé. Alors bien sûr, ce côté ultra calibré peut apparaître trop propre sur lui mais en termes de divertissement, c’est quand même bien jouissif à mes yeux.

Les courses poursuites sont bien millimétré, les explosions sont au rendez-vous le tout avec de très bons angles de vues et une caméra qui se balade de manière efficace. Visuellement, je trouve que le film n’a pas pris une ride. Il sent certes très bon les années 90 avec cette photographie et cette lumière chaleureuse de Miami mais il reste toujours aussi prenant que certains films d’action qui peuvent sortir de nos jours.

Un classique dans son genre, j’ai beaucoup aimé en tout cas cette vision de Miami qui fait très clip de MTV. Les décors sont bien exploités et l’on s’amuse bien. Comme je le dis un peu plus haut, le montage bien que réussi aurait peut-être mérité un peu plus de coupes pour gagner en dynamisme car maintenant je ressens quand même un peu trop de longueurs même si ça ne gâche pas mon plaisir en soit. Quant à la musique de Nick Glennie-Smith et Mark Mancina, elle colle au film et à son époque.

Pour résumer, j’ai pris beaucoup de plaisir à revoir « Bad Boys ». Quand je veux voir un film d’action, c’est ce que je m’attends à voir et avec ce film, Michael Bay confirme qu’il maitrise son sujet. Je me replonge dans mon adolescence, je m’amuse toujours autant avec ce duo de flics et bien que maintenant je ressente quelques longueurs, c’est un film pop-corn par excellence qui me fait prendre mon pied. Un classique qui fonctionne toujours.

4.5/5 (Grand Film)

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