La chevauchée fantastique

La chevauchée fantastiqueLa chevauchée fantastique (Stagecoach). 1 heure 37. États-Unis. Western. Sortie en France le 24 mai 1939. Réalisé par John Ford avec Claire Trevor, John Wayne, Thomas Mitchell, John Carradine, Andy Devine, Donald Meek, Louise Platt, George Bancroft, Berton Churchill, Tom Tyler, Tim Holt…

La diligence est le lieu de rencontre de neuf personnes qui font route, en Arizona, sur une piste menacée par les Indiens de Geronimo. Dallas, une prostituée, est chassée de la ville, tout comme Josiah Boone, un vieux médecin alcoolique.
Mrs Mallory, enceinte, va rejoindre son mari, un officier, tandis que Hatfield, un joueur, décide de l’accompagner par galanterie. Gatewood, le banquier, s’enfuit avec l’or déposé chez lui.
Mr Peacok, qui place du whisky dans les saloons, regagne sa famille à Kansas City. Curly Wilcox, le shérif, accompagne le conducteur Buck, sur cette route dangereuse.
A la sortie de la ville, ils prennent un autre passager, Ringo Kid, qui souhaite exécuter les trois frères Plummer, assassins de son père et de son frère. Toutes ces personnes font le difficile apprentissage de la cohabitation dans un espace clos. Le voyage se poursuit dans une atmosphère de plus en plus tendue.

Très novice en matière de westerns (c’est d’ailleurs pour ça que je me lance dans un cycle cinématographique consacré à ce genre), je n’avais pas spécialement prévu de voir « La chevauchée fantastique ». Cependant, il se trouvait dans un coffret dvd que j’avais en ma possession et je me suis dit qu’il aurait été dommage de passer à côté et c’est ainsi que je me suis mis à visionner ce film.

Dans son ensemble, j’ai bien aimé ce scénario écrit par Dudley Nichols et Ben Hecht d’après l’œuvre d’Ernest Haycox. Je m’attendais à un peu plus d’action je dois avouer. J’ai été assez surpris de voir au final très peu d’indiens et de cow-boys s’affronter. La menace des indiens est là mais on s’intéresse ici davantage à un groupe que tout oppose qui va se retrouver dans la même diligence, avec la même menace qui plane sur eux.

Fort heureusement, l’humour est bien présent. Quand on regarde ce film de nos jours, on y retrouve toutes les caricatures qui peuvent nous faire sourire. La prostitué, le rebelle, le shérif, l’alcoolo… mais ça m’a plu. Je me suis laissé prendre au jeu et même si je n’ai pas trouvé aucune tension particulière dans ce récit qui possède même pas mal de facilités, je me suis bien amusé.

Devant la caméra, c’est surtout John Wayne (Ringo Kid) que j’avais hâte de voir. Dans le monde du western, c’est quand même une icône. Avec sa belle gueule et son charisme, il fait le boulot. Son personnage arrive tardivement mais je l’ai grandement apprécié. Très classe, j’ai bien aimé aussi la relation qui se crée avec Claire Trevor (Dallas).

Le reste de la distribution fait le boulot. Chacun est bien à sa place. Je retiendrais quand même principalement Thomas Mitchell (Le Docteur Josiah Boone) qui apporte une grosse participation dans l’humour et la légèreté générale de cette œuvre. Cela ne m’a pas déplu même si l’on reste quand même dans le cabotinage. Petite aparté, pour mes premiers visionnages, j’essaie toujours la version originale. Là, j’ai voulu tenter quelques minutes la version française et bien je suis vite retourné à la version originale tant le doublage français n’est pas au service du film selon moi.

John Ford réalise sinon une très belle mise en scène. Je me suis assez vite fait à ce noir et blanc. Le long métrage a bien entendu subit les ravages du temps mais il n’en reste pas moins très appréciable à regarder. J’ai beaucoup aimé voir ses différents paysages, ses différents décors et j’ai vite fait abstraction du noir et blanc en m’imaginant assez souvent durant ma projection ses grandes étendues en couleurs.

Les cadres sont plutôt bien pensés. On passe pas mal de temps dans la diligence (même si il n’y a pas que ça fort heureusement) et l’on ne s’ennuie malgré tout jamais. On aurait peut-être pu aller plus loin niveau tension comme lors du face à face finale ou bien l’attaque des indiens qui n’est sans doute pas à la hauteur de leur réputation mais j’apprécie le résultat quand même. La musique de Richard Hageman est sympathique aussi, bien que très classique.

Pour résumer, « La chevauchée fantastique » n’est pas le plus grand western que j’ai pu voir dans le peu de films de ce genre que j’ai eu la chance de regarder à ce jour. Néanmoins, avec sa légèreté et son humour plaisant, j’ai passé un bon moment. Le casting fait bien le job, John Wayne dégage bien son aura mythique et la réalisation de John Ford enrobe agréablement bien l’ensemble. J’aurais aimé quelque chose de plus fort mais pour commencer mon cycle en douceur, ce divertissement à bien fait l’affaire et je pourrais le revoir de temps en temps je pense.

3.5/5 (Très bien)

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2 réflexions sur “La chevauchée fantastique

    1. Tu me diras ce que tu en pense mais j’en garde un bon souvenir. Je ne télécharge jamais donc pour mes cycles, bien souvent, je dois acheter le dvd ou le Blu-ray pour voir ou revoir les films présent dans mon cycle du moment. Ici, c’est un achat en dvd que je ne regrette pas 😉

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