L’âge de glace

L'âge de glaceL’âge de glace (Ice Age). 1 heure 21. États-Unis. Animation – Comédie. Sortie en France le 26 juin 2002. Réalisé par Chris Wedge et Carlos Saldanha avec les voix en version originale de Ray Romano, John Leguizamo, Denis Leary, Goran Visnjic, Jack Black, Cedric the Entertainer, Stephen Root, Chris Wedge, Alan Tudyk… Avec les voix en version française de Gérard Lanvin, Elie Semoun, Vincent Cassel, Philippe Catoire, Michel Mella, Pascal Renwick, Pierre Dourlens…

Vingt mille ans avant notre ère, lorsque Scrat, un rongeur obstiné, fend la banquise et déclenche un nouvel Age de Glace, une vaste cohorte de mammifères s’assemble et commence à émigrer vers le sud. Manny, un mammouth solitaire qui n’en fait qu’à sa tête, choisit d’aller vers le nord et se voit bientôt rejoint par Sid, un petit paresseux volubile en quête de protecteur.
Ce dernier l’oblige bientôt à recueillir un bébé humain, Roshan, que sa mère leur a confié avant de mourir, et à ramener celui-ci à son père, chasseur nomade parti vers le nord. Sur leur chemin, les deux compères devront protéger Roshan de Diego, un tigre aux dents de sabre chargé par son chef Soto de capturer le bébé.

« T’es mal placé dans la chaîne alimentaire pour faire ta grande gueule ! »

Ça faisait un petit moment déjà que je n’avais pas revu « L’âge de glace » qui dès sa sortie en salle c’est imposé comme un classique. J’en gardais de très bons souvenirs en tout cas de mon dernier visionnage et avant de découvrir le troisième opus dans les salles obscures, je me suis fait une joie de redécouvrir le premier volet.

Il faut dire aussi que si je m’en suis fait une joie, c’est avant tout parce que cette histoire est très plaisante. Riche en humour, en prenant comme toile de fond l’ère glaciaire, le film nous plonge dans une très bonne aventure où de parfaits inconnus qui n’ont rien en commun vont finir par s’apprivoiser et par devenir amis.

Ce qui va les unir, c’est surtout ce petit bébé qui leur a été confié et dont la mission va être d’aller le redonner à ses parents. De cette base, les thèmes de l’amitié, de la famille et de l’écologie vont être abordés le tout entrecoupés de scènes tout aussi désopilantes avec un rongeur, qui vole presque la vedette du film et qui va n’avoir de cesse que de courir après son gland.

Dès les premières secondes, le film va nous faire rire mais aussi nous émouvoir. On se doute bien de comment tout cela va se finir mais on ne va pas pouvoir faire autrement que de sympathiser avec les différents personnages et les aimer pour leurs qualités tout comme pour leurs défauts. Plusieurs clins d’œil sont aussi disséminé dans le film (mon préféré étant celui à « Star Trek » dans la grotte avec le signe de la main fait par Roshan 😉 ) ce qui va faire en sorte que le film plaira aux enfants comme à leurs parents.

Chacun y trouve son compte ici jusqu’à la dernière minute qui n’évite pas bien sûr la belle morale sur la confiance entre amis mais qui passe de façon très naturelle sans être trop lourde. Le film s’avère aussi riche en émotions avec des scènes comme celle de Manfred face à des dessins de mammouths dans la grotte qui est montré de façon intense et intelligente je trouve. Derrière sa légèreté, le scénario écrit par Michael Berg, Michael J. Wilson et Peter Ackerman montre en tout cas des choses intéressantes d’un point de vue narratif comme le dernier passage avec la mère de Roshan pas facile à aborder sans tomber dans l’excès.

Ça m’est déjà arrivé, mais je n’aime vraiment pas voir des films d’animations en version originale (j’adore la version originale dans les films traditionnels mais pour des dessins animés, je n’y trouve pas de grandes utilités). Je ne vais pas m’attarder donc sur les voix américaines de ce long métrage même si cela ne m’empêche pas de trouver le casting vocal assez alléchant. Dans sa version d’origine, John Leguizamo à l’air d’être d’ailleurs excellent en Sid d’après le peu que j’ai pu entendre.

Je vais plus m’attarder ici sur le casting vocal français que je trouve bien choisi. Gérard Lanvin pour commencer possède un timbre de voix charismatique qui colle très bien à Manfred et en fait un parfait meneur de troupes. L’acteur arrive d’ailleurs très bien à jouer les nuances vocales de son personnage qui peut être à la fois très renfermé le temps d’une scène puis juste après très touchant et près à tout pour son prochain.

Vincent Cassel est lui aussi excellent en Diego. Sa voix en impose et le comédien a su donner vie à son rôle pour en faire quelqu’un de menaçant qui va savoir toutefois évoluer au fur et à mesure que le film avance. J’ai ressenti de la conviction dans sa voix et avec le recul je ne vois vraiment personne d’autres que lui pour prêter sa voix à ce personnage tout aussi charismatique.

Pour la voix de Sid, il fallait quelqu’un de totalement décalé, avec un timbre plus léger que Gérard Lanvin et Vincent Cassel (qui sont sensés prendre facilement le dessus) et qui possède une fibre comique. Le choix d’Elie Semoun s’avère donc plutôt bon. En temps normal, je suis moyennement fan de cet humoriste (j’aime ses premiers sketchs mais avec le temps je trouve qu’il peine à se renouveler) mais ici, il a su vraiment s’accaparer ce personnage. Il est très à l’aise avec ce héros qui évolue dans un registre comique qu’il connait bien et lui apporte une bonne dose de folie tout en le rendant touchant. Je suis satisfait de voir qu’il ne s’est pas contenté de faire d’Elie Semoun mais qu’il a vraiment fait un travail de doubleur.

Pour ce qui est de l’animation, les studios Blue Sky représenté ici par Chris Wedge et Carlos Saldanha s’en sortent très bien. Avec le temps, je trouve que ce n’est pas la meilleure animation qui m’ait été donné de voir mais les graphismes sont tout de même très réussis. Les personnages principaux ont été traités avec beaucoup de soin, chacun ayant des éléments particuliers qui collent bien avec leurs caractères respectifs tandis que les décors sont plutôt corrects même si par moment je trouve que ça manque un peu d’originalité. Ça reste en tout cas très agréable à voir.

L’animation reste en tout cas très fluide et constante, l’ensemble donnant au film un rythme parfait à cette intrigue avec une durée ni trop longue, ni trop courte. La palme revient quand même à mes yeux au personnage de Scrat qui en quelques scènes s’est installé comme un personnage culte (quand on parle de « L’âge de glace » on pense immédiatement à ce rongeur irrésistible). Il n’apparait pas tant que ça dans ce premier volet mais chacune de ses apparitions sont un véritable plaisir pour nos yeux et nos zygomatiques et c’est je pense, le personnage qui est le mieux animés.

Certaines scènes en tout cas vaillent le coup d’œil comme la fameuse glissade dans la grotte enneigé ou même les dessins de l’autre grotte qui prennent vie de façon sublime. Quant à la bande originale du film composé par David Newman, bien que très académique, correspond très bien au film sans jamais l’étouffer.

Pour résumer, « L’âge de glace » a su dès le début construire sa mythologie quitte à prendre des libertés sur la réalité historique pour inscrire tout de suite son nom dans le registre des films d’animations réussis. Le scénario tient la route et on passe un très bon moment devant ce divertissement qui plaira à tout le monde, petits et grands, et qui nous fait rire du début jusqu’à la fin. Pour passer un très bon moment en tout cas, ce film se regarde facilement et on s’amuse tellement qu’il passe rapidement sous nos yeux. Un très bon classique de l’animation.

4/5 (Excellent)

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