Kickboxer

KickboxerKickboxer. 1 heure 37. États-Unis. Action. Sortie en France le 2 août 1989. Réalisé par Mark DiSalle et David Worth avec Jean-Claude Van Damme, Michel Qissi, Dennis Chan, Dennis Alexio, Haskell V. Anderson, Rochelle Ashana, Steve Lee, Richard Foo…

Eric Sloane, champion du monde du kick-boxing dans son pays, voyage avec son frère Kurt en Thaïlande, pays dont est issu le noble art, pour y affronter leur champion : Tong Pô. Malgré les avertissements de son frère, Eric décide d’affronter son adversaire. Mais cela se passe mal, Eric est battu sauvagement et laissé pour mort sur la route. Avec l’aide de Winston Taylor, un compatriote américain, Kurt emmène Eric à l’hôpital dans l’espoir d’être rétabli mais le médecin lui annonce qu’Eric a la moelle épinière sectionnée et qu’il restera définitivement paraplégique.
Attristé et en colère, Kurt souhaite se venger en affrontant Tong Pô. Pour ce faire, Winston lui conseille d’apprendre le muay-thaï auprès de Xian Chow, un ancien maître vivant en ermite loin de tout.

« Vainqueur : Le palmier ! »

Avec toutes ses multi-rediffusion à la télévision depuis sa sortie en salles, ce « Kickboxer » a, je peux le reconnaitre sans problèmes, bercer mon enfance. C’est même pour moi l’une des plus grandes références dans la filmographie très « aware » de Jean-Claude Van Damme. C’est donc avec un plaisir enfantin que je l’ai revu dernièrement et qui me permet de vous en parler un peu aujourd’hui.

Le scénario écrit par Glenn Bruce est prévisible et peu convaincant. Autant j’admets que j’étais à fond dedans quand j’étais gamin, autant maintenant je trouve que le film a pris un sérieux coup de vieux avec ce mélange de mélodrame et de combats comme on avait l’habitude d’en voir dans les années 80.

C’est surtout l’humour du film qui me plait bien grâce à sa légèreté général car pour le reste, ça sent quand même le déjà vu dès les premières secondes (A votre avis qui va gagner à la fin? Va t’il y avoir une belle histoire d’amour?…). « Kickboxer » me fait un peu penser à « Rocky » mais plusieurs rang en dessous en fait (même si c’est une autre histoire je tiens à le préciser et que la comparaison n’a pas raison d’être ici) avec cette histoire banal d’un gars quelconque qui après quelques bonnes sueurs va devenir une vraie arme vivante.

Le scénario vous l’aurez compris (et en même temps on s’y attend) ne casse pas la baraque cependant je sais pas pourquoi, peut-être parce que c’est un film particulier pour moi mais le charme opère toujours. Je l’ai vu une bonne vingtaine de fois mais à chaque fois je ne m’en lasse pas et je passe un très bon moment. D’ailleurs, le jour de sa diffusion, je n’étais là pour personne et je me suis confortablement installé devant mon poste.

Si le scénario n’as rien d’exceptionnel il est vrai, l’intérêt principal de ce film réside surtout sur un Jean-Claude Van Damme (Kurt Sloane) qui fait ce qu’il fait de mieux à l’écran c’est à dire se battre dans des combats chorégraphiés à sa façon. On a vu de plus belles chorégraphies au cinéma mais en remettant ce film à son époque, on peut constater quand même que l’acteur livre une bonne performance dans ce registre. Il met comme toujours bien en avant sa musculature dans des combats (trop?) chorégraphié comme une danse.

Dans les scènes mélodramatiques qui demandent un peu plus de jeu de la part d’un comédien, je le trouve tout de même quelques peu dépassé. Michel Qissi (crédité sous le nom de Tong Po comme le nom du personnage qu’il incarne) fait lui un adversaire cultissime parmi les méchants que Jean-Claude Van Damme a dû affronter dans sa filmographie tout comme Dennis Chan (Xian Chow) en maître du combats, stéréotypés à souhaits mais que l’acteur joue avec brio. C’est d’ailleurs mon personnage préféré dans ce film tant il me fait rire (je crois aussi que c’est grâce à lui aussi que je ne me lasse pas de ce film ^^).

La mise en scène du film de Mark DiSalle et David Worth est classique. Très chorégraphié dans ses combats comme j’ai pu le dire un peu plus haut, la réalisation ressemble à ce que l’on peut voir dans le genre le tout finit en beauté par un combat final sanglant que j’aime toujours autant. La bande originale composée par Paul Hertzog est à l’image de la réalisation, c’est kitch et on ressent l’époque à laquelle ce film a été tourné.

Pour résumer, « Kickboxer » n’est pas un chef d’œuvre. C’est sans surprise, c’est du Van Damme pur mais pourtant j’adore le revoir. Chaque scène est culte pour moi. Que ce soit le combat final ou la rencontre de Kurt avec Xian en passant par l’entrainement intensif, il me divertit bien. C’est sans prise de tête et plaisant. La version française stéréotype encore plus les personnages (qui possédait déjà de sacré looks) mais malgré tout c’est celle que je préfère car c’est celle qui fait le charme de ce long métrage également à mes yeux. Ce film, on peut s’en passer très facilement mais pour moi, il fait partie de ces nanars cultes inratables.

3.5/5 (Très bien)

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2 réflexions sur “Kickboxer

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