Terminus

TerminusTerminus. 1 heure 55. France – Allemagne. Science-fiction. Sortie en France le 28 janvier 1987. Réalisé par Pierre-William Glenn avec Johnny Hallyday, Jürgen Prochnow, Karen Allen, Julie Glenn, Gabriel Damon, Dominique Valera, Louise Vincent…

Un raid en camions se déroule dans un futur proche. Monstre (camion équipé d’une haute technologie), est piloté par « Gus », une jeune femme qui doit rejoindre Terminus avant ses adversaires. Elle est arrêtée par des soudards qui la mettent hors-jeu. Elle passe le relais à « Manchot ». Mais la course est un leurre, afin de permettre l’entrée d’un engin qui collecte du sang humain pour des expériences de clonage menées par les maîtres de Terminus.

« Entre la brulure et la lumière, choisit la lumière. »

Avant qu’on m’en parle récemment, je ne crois pas avoir entendu parler de « Terminus ». Mais entre son pitch totalement surréaliste et son casting improbable, le tout saupoudré d’une mise en scène sous LSD, a su attiser ma curiosité. Je m’attendais au pire et c’est donc en connaissance de cause que je me suis mis à le découvrir lors d’un récent passage à la télévision.

Et ce que l’on peut dire, c’est que le pire a eu lieu. Quand on voit ce scénario écrit par Pierre-William Glenn et Patrice Duvic, on comprend aisément pourquoi le cinéma français de genre a du mal. Tout n’est pas de cet acabit (fort heureusement) mais quand on tombe face à ce genre de projet qui a eu le droit à une sortie en salles à l’époque, on peut comprendre que la France a toujours eu du mal à percer dans le genre.

Tout est du gros n’importe quoi dans ce « Mad Max » à la française. Être témoin de cette chose, c’est quand même une expérience. Les dialogues sonnent faux, tout le monde est perdu dans ce projet sans queue ni tête à tel point que très vite, je me suis mis à rire nerveusement devant ce nanar. Impossible en effet de garder son sérieux devant un tel projet qui en plus a le mauvais goût de d’avoir une durée de presque deux heures…

Si le scénario ne suffisait pas à me faire marrer, le casting apporte également son grain de sel à commencer par un Johnny Hallyday (Manchot) aux cheveux peroxydés et à la main de fer très fade. Mono expressif de bout en bout, il semble plus à l’ouest que Terminus. On a l’impression en tout cas qu’il y croit à ce projet, c’est juste dommage qu’il soit le seul à y croire.

A ses côtés, Jürgen Prochnow (Monsieur – Docteur – Frère du Docteur) dans un triple rôle qui nous rappelle que le comédien, aussi bon soit-il, n’a pas joué que dans des chefs d’œuvres. Pour sa carrière, on se demande encore ce qui a pu le pousser à accepter ses trois rôles où il va cabotiner à fond et nous montrer ce qu’il y a de plus mauvais dans son interprétation. Si le « look » de ses personnages était absent, on aurait d’ailleurs eu un peu de mal à différencier ses trois rôles ahurissant…

Le reste de la distribution est tout aussi catastrophique. C’est mauvais. Je tente toujours dans mes avis à chercher quelque chose de positif mais là, j’ai un peu de mal. C’est mauvais tout simplement et seule Karen Allen (Gus) s’en sort bien puisqu’elle a la riche idée de voir son personnage disparaitre très vite de l’intrigue.

Je ne vais même pas parler des jeunes acteurs Gabriel Damon (Mati) et de la fille du réalisateur Julie Glenn (Princesse). Ils ne perceront jamais réellement par la suite et je préfère voir ce film dans leurs filmographies respectives comme l’insouciance de l’enfance de deux jeunes comédiens qui voulait juste s’amuser avec de gros camions et notre idole des jeunes.

On continue aussi de toucher le fond avec la réalisation de Pierre-William Glenn. Chaotique, il n’y a rien cinématographiquement à sauver de ce désastre. L’ironie, c’est que pour celui dont la carrière est plus centré sur le métier de directeur de la photographie, nous offre ici justement une photographie hideuse avec une lumière très laide et un jeu de couleurs psychédélique très loin de l’univers futuriste que l’on veut instaurer.

Les looks et maquillages sont grotesques, les camions ont l’air d’être en carton et on atteint le Graal de l’immonde avec le fameux « Monstre », ce tableau de bord sensé être révolutionnaire que même Frankenstein ne voudrait pas avoir sur son visage. L’ensemble est laid et sans saveur porté par une bande originale composée par David Cunningham et Stan Ridgway tellement affreuse que l’on regretterait presque que Johnny Hallyday ne pousse pas la chansonnette.

Pour résumer, je ne regrette pas d’avoir vu ce « Terminus ». Ça ne veut pas dire que je le reverrais mais c’est une expérience assez amusante qui m’a fait rire nerveusement. Ce « Mad Max » à la française est tout ce que George Miller a eu le bon goût de ne pas faire dans son film culte. Ici, c’est ridicule, mal écrit, mal joué, mal filmé, visuellement très laid… Bref, c’est un désastre. Plus navet que nanar quand on y repense, j’ai quand même souris de voir que ce genre de projet ait pu voir le jour mais c’est tellement du grand n’importe quoi que je pourrais presque saluer le geste… Non, en fait, je vais m’enfuir loin de ce film…

1/5 (Très mauvais)

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