Genius

GeniusGenius. 1 heure 44. Grande Bretagne – États-Unis. Drame – Bipoic. Réalisé par Michael Grandage avec Colin Firth, Jude Law, Nicole Kidman, Laura Linney, Guy Pearce, Dominic West, Vanessa Kirby, Demetri Goritsas, Elaine Caulfield, Miquel Brown…

Écrivain à la personnalité hors du commun, Thomas Wolfe est révélé par le grand éditeur Maxwell Perkins, qui a découvert F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Wolfe ne tarde pas à connaître la célébrité, séduisant les critiques grâce à son talent littéraire fulgurant.
Malgré leurs différences, l’auteur et son éditeur nouent une amitié profonde, complexe et tendre, qui marquera leur vie à jamais.

« C’est ce qui empêche tous les éditeurs de fermer l’œil. Rendons nous les romans meilleurs ou simplement différent. »

Si « Genius » me tentait bien, c’est surtout davantage pour son casting que par son sujet. En effet, je craignais un film un brin ennuyeux et je pensais même le découvrir à la télévision. Seulement voilà, il se trouve que j’avais un peu de temps à tuer et qu’il collait bien à mon emploi du temps du moment. C’est donc ainsi que j’ai découvert cette œuvre sur grand écran.

Très rapidement, mes craintes se sont rendues avérés. Dès le début, j’ai cru ce scénario écrit par John Logan d’après l’œuvre de Andrew Scott Berg allait m’endormir. Puis fort heureusement, passer les vingt premières minutes, cela s’emballe un peu. Ça ne rend pas l’histoire palpitante selon moi mais cela l’a rendu suffisamment intéressante pour que je puisse rester accrocher.

En fait, si le film me laisse de marbre, c’est surtout parce que je ne suis pas très sensible à ce genre de récit. Un auteur mal compris qui va découvrir la gloire, son excentricité, la perte de ses proches… J’ai la sensation d’avoir vu ça des centaines de fois. J’ai rien vu de bien nouveau à l’horizon mais cela demeure quand même intéressant avec une petite pointe d’humour par moment qui permet au film de ne pas être trop plombant.

Hermétique à l’histoire, j’ai bien accroché malgré tout en grande partie en fait grâce à l’interprétation des acteurs et notamment son duo phare Colin Firth (Maxwell Perkins) associé à Jude Law (Thomas Wolfe). Les deux acteurs sont bien complémentaires et font preuve de beaucoup de talent pour rendre leurs personnages respectifs intéressant. Le premier découvrant une nouvelle vision de la vie et de l’amitié tandis que le second, sympathique de prime abord va vite réussir à se montrer détestable dans sa folie créatrice.

Manque de surprises aussi, derrières de « grands hommes », il y a toujours de « grandes femmes » sans qui nos héros perdraient bien entendus leurs repères. Ici, elles sont incarnées par une Laura Linney (Louise Perkins) et Nicole Kidman (Aline Bernstein) que j’ai trouvé beaucoup trop en retrait. On ne nous dépeint pas assez l’importance de ses femmes dans la vie de nos héros au point que par moment, on a l’impression qu’on les utilise uniquement pour incarner la femme délaissée ce que je trouve regrettable.

La distribution compte également parmi elle quelques seconds rôles assez classe en la personne de Guy Pearce (F. Scott Fitzgerald) et Dominic West (Ernest Hemingway). Leurs apparitions sont très courtes mais on sent une réelle implication dans leurs jeux. Je comprends pourquoi mais c’est vrai que quitte à nous les présenter, j’aurais vraiment aimé en voir un peu plus surtout concernant Fitzgerald qui avait un véritable potentiel dans ce récit.

Pour son premier long métrage, Michael Grandage fait preuve d’un grand classicisme. C’est simple mais là aussi, il n’y a rien de bien surprenant. Du coup, même avec une belle photographie et des décors qui retranscrivent bien l’époque, j’ai quand même eu l’impression que c’était très poussiéreux. En 2016, on pourrait attendre quand même un peu plus de folie surtout que le personnage de Wolfe s’y prête bien mais on ne retrouve qu’un brin d’air frais que dans la scène du cabaret de jazz où le film semble vivre un peu avant de retomber dans le chloroforme.

Je ne dénigre pas la mise en scène, c’est agréable à suivre et même si il n’y a pas d’inventivité ça se laisse regarder, c’est juste que cette réalisation ne permettra sans doute pas au long métrage de sortir du lot et d’avoir sa propre identité. Même dans la bande originale composée par Adam Cork, il y a une surenchère dans le violon qui ne surprend guère.

Pour résumer, « Genius » est un bon film. Je ne sais pas si cette histoire valait vraiment la peine d’être raconté mais ça se laisse suivre quand même. Le problème, c’est qu’il y a de fortes chances pour que je l’oublie vite. L’interprétation a beau être impeccable, le reste est tellement classique que le récit manque un peu de saveur. C’est d’autant plus dommage que ce n’est pas inintéressant pour autant mais ça manque quand même de vie…

3/5 (Bien)

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