Le plus beau métier du monde

Le plus beau métier du mondeLe plus beau métier du monde. 1 heure 45. France. Comédie. Sortie en France le 11 décembre 1996. Réalisé par Gérard Lauzier avec Gérard Depardieu, Michèle Laroque, Souad Amidou, Guy Marchand, Ticky Holgado, Roschdy Zem, Élodie Fontan, Daniel Prévost, Philippe Khorsand, Laurent Jaubert, Mouss Diouf, Faisal Attia, Prisca Songo, Ouassini Embarek, Jean-Valéry Pascal, Édouard Calippe…

Pour se rapprocher de ses enfants à la suite de son divorce, Laurent Monier, professeur d’histoire-géographie dans un paisible lycée de province, accepte un poste dans un collège sensible de la banlieue parisienne. On lui attribue la classe la plus dure, la quatrième techno, et il trouve un appartement à la cite des Muriers, un quartier particulièrement difficile.

« Tout va bien ! »

Si je gardais de très bon souvenir du film « Le plus beau métier du monde », cela faisait malgré tout un bail que je ne l’ai pas revu. Lorsqu’il est passé à la télévision en cette veille de rentrée professionnelle pour moi, je n’ai donc pas résister à la tentation de me replonger dedans en espérant qu’il fasse toujours son petit effet.

Et ce fut le cas. Le scénario écrit par Gérard Lauzier m’amuse toujours autant. Il y a même une certaine « nostalgie » dans ce film qui me plait. Tout n’est pas tout blanc dans ce récit, malgré sa légèreté il aborde des thèmes assez difficiles (le divorce, l’enseignement en « zone sensible », les problèmes dans les quartiers, l’éducation…) mais il représente bien une certaine image des comédies françaises de l’époque que j’aime bien.

De plus, s’il s’avère extrêmement caricaturale, j’avoue que j’ai reconnu certains portraits de mon enfance. Tout est poussé ici à l’extrême pour jouer à fond la carte de la comédie (et ça fonctionne) mais c’est un détail qui m’a amusé. En fait, le seul détail qui m’embête réellement dans cette histoire (et ça m’a moins marqué quand j’étais plus jeune), c’est le comportement de notre héros Laurent.

Ce personnage a tout pour être sympathique mais je trouve dommage qu’on lui ait donné des défauts aussi grotesque. Cela le rend certes encore plus pathétique mais son comportement, notamment vis à vis des femmes, m’ennuie pour que je l’apprécie totalement. Maintenant, l’ensemble est quand même très drôle, le film m’ait très vite revenu en mémoire et je continue de sourire devant ce spectacle.

Face caméra, Gérard Depardieu (Laurent Monier) est très efficace. Sa prestation permet d’ailleurs grandement à ce que l’on s’attache à lui malgré les maladresses dans son traitement. Son jeu est très classique, il joue beaucoup sur le choc des cultures mais si en terme de crédibilité ce n’est pas gagné, en terme de comédie c’est du tout bon à mes yeux.

Portant le film sur ses épaules, le reste de la distribution n’en demeure pas moins très bon également. Tout le monde est dans l’excès avec plus ou moins de réussite mais cela reste cohérent avec les propos. Par exemple, le tandem Guy Marchand (Gauthier) – Ticky Holgado (Baudouin) est toujours sympathique à mes yeux.

Si Michèle Laroque (Hélène Monier) m’apparait parfois un peu trop légère, j’ai trouvé intéressant la prestation de Souad Amidou (Radhia). Quant à Daniel Prévost (Le Voisin), il est toujours aussi énorme dans ce registre. J’ai toujours un peu de mal avec Roschdy Zem (Ahmed Raouch) en revanche mais ça vient plus de l’acteur avec qui je n’accroche pas des masses plus que sa performance.

Si je ressens face à ce long métrage une certaine nostalgie des comédies françaises des années 90, c’est bien entendu pour ses propos et leurs traitements mais également pour la mise en scène de Gérard Lauzier. C’est très classique dans son genre mais ça marche bien. On a le droit à nos belles tours HLM, nos beaux tags, nos belles dégradations et un mélange d’ambiance qui colle bien.

Pas de grandes nouveautés donc dans cette réalisation où même le montage est très classique sans chercher à faire dans la finesse dans ses transitions. Maintenant, cela reste rythmé et ça passe assez vite donc je ne vais pas me plaindre. La bande originale composée par Vladimir Cosma emballe bien le tout aussi.

Pour résumer, « Le plus beau métier du monde » n’est pas le plus beau film du monde. En termes de comédie, il ne révolutionne même pas le genre. Cependant, il a su s’imprégner de son époque et marquer mon esprit grâce à une caricature poussée à l’extrême et totalement assumé. Traitant quand même de sujet intéressant, le film m’emporte toujours avec lui et continue de me faire beaucoup rire malgré mes multiples visionnages. Avec le temps, si je regrette juste quelques petits éléments concernant notre héros, je trouve quand même que cette œuvre vieilli bien et me fait passer un bon moment.

3.5/5 (Très bien)

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4 réflexions sur “Le plus beau métier du monde

        1. Il fait parti des films avec lesquels je ne peut pas être objectif tant je les ai dévoré gamin. A chaque fois que je le vois, je le trouve très drôle et en grandissant, le sous texte sur l’éducation nationale me plait beaucoup même si cela reste de la comédie légère 😉

          Aimé par 1 personne

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