48 heures chrono

48 heures chrono48 heures chrono (The Factory). 1 heure 44. États-Unis. Thriller. Sortie en France le 29 mai 2013. Réalisé par Morgan O’Neill avec John Cusack, Jennifer Carpenter, Dallas Roberts, Mae Whitman, Mageina Tovah, Katherine Waterston, Gary Anthony Williams, Sonya Walger, Michael Trevino, Cindy Sampson…

Depuis des années, l’inspecteur Mike Fletcher et sa partenaire Kelsey Walker sont sur les traces d’un tueur en série qui rôde dans les rues de Buffalo et cible tout particulièrement les jeunes prostituées. Lorsque sa fille de 17 ans fait une fugue et disparaît, Fletcher ne tarde pas à réaliser que le tueur l’a enlevée. Désormais chaque minute compte et Fletcher doit absolument retrouver sa fille avant qu’il ne soit trop tard…

D’une manière générale, je suis assez friand de film policier avec des serials killers et même si j’ai l’impression que cela fait un moment maintenant qu’il ne nous a pas offert une bonne prestation, j’aime bien John Cusack. Du coup, lorsque j’ai vu qu’il y avait une diffusion à la télévision de « 48 heures chrono », film dont j’avais jamais entendu parler mais avec un synopsis susceptible de me plaire, je n’ai pas trop hésité.

Quelle ne fut pas ma déception… Je n’en attendais pas spécialement un grand film mais là… C’est bien simple, le scénario écrit par Paul Leyden et Morgan O’Neill est simplement catastrophique. Cette enquête accumule facilités grossières et clichés du genre avec une décontraction déconcertante. Dès le début, il n’y a rien qui apparait crédible et très vite, on sent que cela va être pénible à suivre.

Et on peut dire qu’il n’y a pas eu de miracles par la suite. Je suis, d’une manière générale, plutôt généreux avec les films mais là, j’ai vraiment eu du mal. Il y a bien quelques petits trucs qui font que j’ai pu regarder ce film très vite du coin de l’œil mais en terme de crédibilité et d’écriture c’est tellement mauvais qu’à côté, une enquête de Navarro apparait plus puissante…

Alors je ne le nie pas, j’ai réussi à tenir jusqu’au bout parce que je suis bon client mais l’ensemble n’est vraiment pas folichon. On aurait pu avoir quelque chose de très basique avec ce tueur mais de nettement plus efficace si le traitement de cette histoire n’avait pas été aussi ridicule. Et encore, je n’en dit pas plus pour ne pas spolier mais le twist final est si grotesque qu’en cinq minutes à la fin, le film parvient à toucher encore plus le fond alors que je pensais que c’était impossible.

Du coup, je n’ai pas eu de miracles non plus au niveau de l’interprétation. John Cusack (Mike) continue sa descente aux enfers à mes yeux. Ça m’embête de le dire car c’est vraiment un acteur que j’apprécie mais une nouvelle fois (et c’est vraiment devenu une habitude ses dernières années), il n’est plus que l’ombre de lui-même. Transparent, risible, pas crédible… Même lui ne semble pas convaincu par son personnage.

Il n’est pas aidé par Jennifer Carpenter (Kelsey) qui est également à la ramasse. Je l’ai découvert dans la série « Dexter » et depuis, j’espère à chaque fois la retrouver dans un film où elle pourrait me plaire mais ce n’est pas avec son rôle dans ce film qu’elle va me convaincre. A l’écran, elle est très charmante mais ça s’arrête là. L’actrice fait plus de la figuration qu’autre chose et n’est pas épargné par le final grotesque.

Que dire aussi de Dallas Roberts (Carl), le bon gros tueur de service. Ce ne sera même pas un spolier puisque le film nous balance ça comme ça sans aucunes subtilités dès les premières secondes empêchant toute création d’angoisse ou de tensions dans cette enquête. Quant au comédien, il a beau cabotiné à l’extrême pour passer pour un sadique, son jeu fait plus sourire qu’autre chose.

J’ai beau essayer de me creuser la tête pour trouver du positif dans cette distribution, je n’y arrive pas. Mae Whitman (Abby) est un sous cliché de jeune adolescente rebelle, Gary Anthony Williams (Darryl) tente de montrer de bonnes choses mais s’avère totalement sous exploité tandis que le duo Mageina Tovah (Brittany) et Katherine Waterston (Lauren) est maltraité par une psychologie à deux balles.

Comme si cela ne suffisait pas, la mise en scène de Morgan O’Neill est également à la ramasse. Ce n’est pas moche, on suit l’histoire mais qu’est-ce que c’est plat. Une fois qu’on enlève tous les codes du genre avec la photographie bien noire et les scènes éclairées à la lampe torche qui ne font aucun effet, il ne reste plus grand-chose.

Les décors sont peu passionnant, il n’y a que la pièce recouverte de photos (dont je tairais l’utilité) qui créée un tant soit peu quelque chose mais cela reste superficiel. Durant tout le film, j’ai grosso modo juste eu l’impression de voir un téléfilm de seconde partie de soirée filmé avec un budget de cinéma. Même la musique signée Mark Isham tombe dans les excès du genre.

Pour résumer, dire que « 48 heures chrono » est une déception est un doux euphémisme. Je tente toujours de trouver du positif mais j’ai l’impression que plus j’y repense et plus je suis consterné par le résultat final de ce long métrage. Si le côté très classique de cette intrigue fait que cela se suit très rapidement du coin de l’œil, le twist final, l’interprétation légère et la réalisation peu inspiré en font un thriller sans saveur que je risque très fort de vite oublié…

1/5 (Très mauvais)

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2 réflexions sur “48 heures chrono

    1. Ravi que la comparaison t’ait plu ^^ J’exagère un peu certes mais bon, là niveau crédibilité, c’est plus risible qu’autre chose. J’en attendais pas un chef d’oeuvre mais je suis quand même très déçu de ce résultat…

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