Blood father

Blood fatherBlood father. 1 heure 28. France. Action – Thriller. Sortie en France le 31 août 2016. Réalisé par Jean-François Richet avec Mel Gibson, Erin Moriarty, Diego Luna, Michael Parks, William H. Macy, Miguel Sandoval, Dale Dickey, Thomas Mann, Ryan Dorsey, Richard Cabral, Raoul Trujillo…

John Link n’a rien d’un tendre : ex-motard, ex-alcoolique, ex-taulard, il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit reclus dans sa caravane, loin de toute tentation.
C’est l’appel inattendu de sa fille Lydia, 17 ans, qui va lui faire revoir ses plans de se tenir tranquille…
Celle-ci débarque chez lui après des années d’absence, poursuivie par des narcotrafiquants suite à un braquage qui a mal tourné. Lorsque les membres du cartel viennent frapper à la porte de John, ils sont loin de se douter à qui ils ont affaire…

« Ça, c’est mauvais pour ma libération conditionnelle ! »

Bien qu’à l’approche de sa sortie en salles je commençais à en entendre de mauvais échos, j’étais impatient de découvrir ce « Blood father ». Le cinéma de Richet me plait bien mais surtout revoir Mel Gibson dans un rôle de père badasse, je voulais signer les yeux fermés. Ma seule crainte, c’était de m’ennuyer comme devant « Hors de contrôle » dont la bande annonce à l’époque m’avait fait un peu le même effet que celle de « Blood father ».

Fort heureusement pour moi, j’ai passé un très bon moment. Pourtant, le scénario écrit par Peter Craig et Andrea Berloff, d’après le roman Blood Father de Peter Craig, part avec un sérieux handicap. En effet, c’est selon moi le gros point noir de ce film. On a de l’action, on a un humour léger qui est plaisant mais en tombant bien souvent dans la caricature, il perd énormément en crédibilité.

Je savais à quoi m’attendre avec ce type de projet, je ne suis pas très regardant et j’ai conscience que les facilités scénaristiques font partie du jeu. Néanmoins, ici, ça manque quand même d’un peu de finesse pour pouvoir totalement nous emmener dans son sujet. Reste que malgré tout, le divertissement est au rendez-vous et que certaines répliques et certains passages m’ont vraiment beaucoup plu.

En revanche, l’un des gros points forts du film, c’est la présence de Mel Gibson (John Link). L’acteur porte clairement le film sur ses épaules. Il n’y a pas de grandes nouveautés dans son jeu, il est un habitué de ce genre de personnage mais qu’est-ce que c’est jouissif que de le revoir ainsi à l’écran. Ce n’est sans doute pas sa meilleure performance mais il fait le boulot et son charisme naturel fait le reste.

Derrière lui, c’est déjà un peu plus lisse. Les différents comédiens ne sont pas toujours convaincant et dans leurs interprétations, ils ont davantage de mal à masquer les clichés que le récit véhicule. C’est ainsi que Erin Moriarty (Lydia) peine un peu à convaincre. Dans le rôle de la jeune fille paumée, il lui manque un peu de nuances dans son jeu selon moi.

Le pire, ça reste quand même le méchant de service à savoir Diego Luna (Jonah). Pourtant, on ne va pas le voir beaucoup mais à chacune de ses apparitions, il m’a fait plus sourire qu’autre chose. En termes de crédibilité on repassera. Après, même si dans l’ensemble le casting est très léger, comme il reste cohérent avec la caricature du scénario, ça ne m’a pas fait sortir du film, c’est juste que cela empêche que je ressente une quelconque noirceur qui aurait pu faire du bien à ce film.

Le reste de la distribution est anecdotique mais garde le même esprit. William H. Macy (Kirby Curtis) est sympathique même si on l’a déjà vu nettement plus consistant à l’écran tandis que je dois admettre que dans le rayon des clichés, Michael Parks (Preacher) m’a bien fait sourire. On ne le voit pas beaucoup pourtant, il représente bien la légèreté du scénario mais ça m’a amusé.

Si Mel Gibson est l’un des points forts du long métrage, Jean-François Richet en est certainement un autre. Pourtant, il ne masque pas les nombreuses maladresses du scénario mais sa mise en scène est remarquable. C’est diablement efficace je trouve, il nous emmène avec lui et j’ai trouvé que sa réalisation était vraiment très propre et très fluide.

A défaut d’avoir une œuvre forte, le réalisateur permet à ce film d’avoir un divertissement qui remplit aisément son cahier des charges. Je ne me suis pas ennuyé avec ce montage dynamique et le mélange humour et action est bien dosée. Cela n’explose pas à tout va et on ne distribue pas les punchlines à chaque secondes mais cela est distillé dans le film avec un bon dosage.

On aurait pu avoir quelque chose d’encore plus fun je pense mais en l’état, ça me plait bien quand même. Les décors sont bien exploités et mis en valeur avec une photographie et une lumière poussiéreuse qui est très bonne. Cela accentue les traits des personnages tout comme la caricature générale mais ça fonctionne. J’ai bien aimé aussi la musique de Sven Faulconer.

Pour résumer, « Blood father » n’est pas la claque badasse que je m’étais imaginé. Cependant, ce n’est pas le désastre non plus que certains ont pu me vendre. Le film est bourré de maladresse je ne le nie pas. Sa principale faiblesse selon moi, c’est son scénario ultra caricatural et son casting bien trop léger pour nous convaincre en termes de crédibilité. Cependant, la présence de Mel Gibson qui fait ce que l’on attend de lui associé à la réalisation de Jean-François Richet que je trouve très efficace fait que j’ai passé un très bon moment. Du divertissement simple, sans grandes originalités, mais que je reverrais avec plaisir.

3.5/5 (Très bien)

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