Everly

everlyEverly. 1 heure 28. Etats-Unis. Action – Comédie. Sortie en France le 7 octobre 2015. Réalisé par Joe Lynch avec Salma Hayek, Hiroyuki Watanabe, Akie Kotabe, Aisha Ayamah, Laura Cepeda, Togo Igawa, Masashi Fujimoto, Caroline Chikezie, Jennifer Blanc, Gabriella Wright, Jelena Gavrilovic, Dragana Atlija…

Everly, une call-girl devenue indic pour la police, doit affronter une armée de tueurs professionnels envoyés par son ex, un ponte de la mafia… Retranchée dans un appartement, Everly est prête à tout pour se défendre et sauver sa fille… Le sang va couler à flots…

« Il faut que tu la butte. Je veux pas mourir seule, elle est foutue de toute façon ! »

Lorsque j’avais entendu parler de « Everly », le film me tentait bien. J’en avais vu peu de choses mais Salma Hayek en mode sexy badasse, je me disais que cela pouvait être fun. Cependant, n’étant pas du tout fan de l’e-cinéma (Pourquoi payer pour voir un film chez moi alors que je pourrais le voir dans les mêmes conditions un peu plus tard à la télévision ?), je découvre ce projet seulement maintenant grâce à CanalSat.

Maintenant que je l’ai découvert, je comprends pourquoi le film n’a pas été exploité en salles et je suis ravi de ne pas avoir payé pour l’e-cinéma. Attention, ce n’est pas mauvais, je ne dis pas ça, mais le scénario écrit par Yale Hannon et Joe Lynch est beaucoup trop maladroit pour me convaincre. C’est dommage car il possède tous les ingrédients pour un résultat fun mais le dosage est tel qu’au final, c’est juste anecdotique.

Car il est bien là le souci. En ne sachant jamais sur quel pied danser entre le film d’action sérieux et l’humour loufoque, le film se perd définitivement en cours de route. Alors oui, l’action légère peut être amusante tandis que certaines scènes m’ont fait sourire je ne le nie pas mais dans l’ensemble, ça ne fonctionne quand même pas des masses.

L’intrigue semble vouloir partir dans tous les sens et à force de ne pas garder sa ligne de conduite, il devient juste un film ultra brouillon qui joue de façon classique avec le genre sans rien proposer de vraiment novateur ni même fun. Cela se regarde gentiment du coin de l’œil mais ça manque clairement d’ampleur pour marquer les esprits.

Élément phare de ce long métrage, Salma Hayek (Everly) s’en sort plutôt bien. Ce n’est pas non plus une prestation énorme mais elle semble à l’aise dans l’action comme dans l’humour lourd. De plus, le film ne manque pas de mettre en avant sa plastique histoire de continuer de jouer avec les clichés du genre. Si c’est frustrant car j’aurais vraiment aimé la voir dans un rôle de ce type traité avec plus de « sérieux », sa présence n’en reste pas moins plaisante.

Portant le film sur ses épaules, le reste de la distribution fait plus office de figuration à l’image Hiroyuki Watanabe (Taiko) dans la peau du grand méchant qui apparaitrait presque comme un simple obstacle de plus dans la fuite d’Everly après les passages grand guignol de Togo Igawa (Sadique) et Masashi Fujimoto (Masochiste).

Si la jeune Aisha Ayamah (Maisey) est très transparente et que Laura Cepeda (Edith) est traité de façon maladroite également, j’ai malgré tout eu un peu de tendresse pour Akie Kotabe (L’homme mort) qui m’a bien fait sourire même si on se demande comment il est arrivé en plein milieu de tout ça. Dans les seconds rôles, la plus ridicule de tous est sans doute pour moi Caroline Chikezie (Zelda) je pense.

Sinon, j’ai un peu alterné entre la version française et la version originale. Je ne sais pas quelle version conseiller. Le doublage français joue un peu sur le côté comique bien lourd avec des voix très approximatives tandis que dans sa version originale, les acteurs ne sont pas spécialement plus convaincants mais se prenne peut-être vraiment plus au « sérieux » (ce qui accentue le côté maladroit du récit d’ailleurs). Du coup, je pense que cela dépend vraiment dans quel état d’esprit on veut découvrir ce film pour savoir pour quel version opté mais la version française ne rend malheureusement pas l’histoire plus fun…

Premier long métrage que je découvre de Joe Lynch, ce réalisateur ne m’a pas spécialement emballé plus que cela. Si son scénario est un peu trop entre deux chaises pour me convaincre, sa mise en scène est quant à elle bien trop bancal pour m’emporter avec elle. Cela se regarde assez facilement mais le cinéaste n’a jamais su insuffler une once de folie dans le projet.

Même quand il tombe dans la surenchère gratuite, il y a un manque d’âme qui fait que son film ne sort jamais du lot. L’action reste lisible c’est déjà ça et le montage bien ficelé associé à une durée assez courte fait que l’on n’a pas trop le temps de s’ennuyer heureusement. Visuellement, si je trouve que le huis clos aurait pu être sympathique, il s’avère ici juste classique avec des effets visuels très limite. La musique de Bear McCreary fait le minimum aussi.

Pour résumer, je ne regrette pas d’avoir enfin découvert « Everly ». Tranquille chez moi bien installé, le film se regarde gentiment. Maintenant, il y a quand même de la frustration car avec autant de maladresse, Joe Lynch ne parvient jamais à rendre son sujet fun et explosif. C’est d’autant plus dommage que c’était la principale chose que l’on en attendait. Quant à Salma Hayek qui porte le projet sur ses épaules, elle s’en sort bien mais cela aurait pu être mieux payé. Vite oubliable sans jamais être foncièrement détestable, on ressort juste du film avec une certaine frustration de n’avoir jamais su exploiter ce concept pourtant classique à fond.

2.5/5 (Moyen)

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