Les sept mercenaires (2016)

Les sept mercenaires (2016)Les sept mercenaires (The Magnificent Seven). 2 heures 13. États-Unis. Western. Sortie en France le 28 septembre 2016. Réalisé par Antoine Fuqua avec Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke, Vincent D’Onofrio, Byung-Hun Lee, Manuel Garcia-Rulfo, Martin Sensmeier, Haley Bennett, Peter Sarsgaard, Luke Grimes, Matthew Bomer, Cam Gigandet, Sean Bridgers, Jody Mullins, Carrie Lazar, Mark Ashworth…

L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…

« – Vous êtes en quête de vengeance ?
– Je suis en quête de justice… Mais la vengeance ça m’ira. »

Bien que j’ai mis un peu mon cycle consacré aux westerns en stand-by ses derniers temps pour des raisons financières, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir au cinéma la nouvelle version du film « Les sept mercenaires ». Il faut dire que j’aimais déjà beaucoup le remake de John Sturges du film « Les sept samouraïs » et que la bande annonce ainsi que le casting du film d’Antoine Fuqua avait de quoi me mettre l’eau à la bouche.

Et en sortant de ma séance, je peux dire que j’en ai eu pour mon argent. Ce nouveau scénario écrit par John Lee Hancock et Nic Pizzolatto remet bien au goût du jour cette histoire. Dans les grandes lignes, la trame reste la même, il n’y a pas de grandes nouveautés, mais le scénario propose malgré tout une vision un peu plus contemporaine de cette œuvre qui n’est pas déplaisante.

Très divertissante, elle n’égale jamais en termes de qualité ses aînés mais se laisse suivre avec beaucoup de plaisir. L’idée d’un melting pot au sein de cette troupe de mercenaires que ce soit au niveau des caractères ou de leurs origines apporte un peu de fraicheur et les dialogues nous offrent quelques répliques fortes savoureuses. Après, je trouve que cela fonctionne un tantinet moins en terme de crédibilité mais ça marche quand même et c’est tout ce qui compte.

Devant la caméra, on a le droit à un casting de grande classe. Les différents comédiens n’ont pas la même aura, le même charisme et la même classe que leurs prédécesseurs (et c’est peut-être aussi pour cela que je préfère les aînés à cette nouvelle vision) mais ils s’en sortent quand même très bien. Tout le monde s’amuse et semble prendre du plaisir à être dans ce casting.

Denzel Washington (Sam Chisolm) fait un bon leader, Chris Pratt (Josh Farraday) est fidèle à lui-même dans le rôle du séducteur drôle, Vincent D’Onofrio (Jack Horne) m’a fait mourir de rire, Byung-Hun Lee (Billy Rocks) est ultra classe et intéressant tandis que Martin Sensmeier (Red Harvest) aurait sans doute mérité d’être un peu plus approfondi et moins caricatural. Je suis davantage « déçu » par Manuel Garcia-Rulfo (Vasquez) et Ethan Hawke (Goodnight Robicheaux) qui font le boulot mais dont je trouve le traitement trop sous exploité.

Pour le reste, Peter Sarsgaard (Bartholomew Bogue) aurait pu aller encore plus loin dans la peau du sadique de service mais au moins, il s’arrête juste à temps pour ne pas tomber dans le cabotinage. J’ai bien aimé aussi la présence féminine de Haley Bennett (Emma Cullen), même si je trouve qu’elle est également sous exploité. Quitte à faire un grand mélange culturel dans cette troupe de mercenaires, intégré davantage une présence féminine aurait pu être un plus non négligeable.

Concernant la réalisation d’Antoine Fuqua, je ne vais pas reprendre certaines taglines sur des affiches qui m’ont fait sourire disant que ce « western est bien éclairé et bien cadré » mais mine de rien, c’est quand même du très propre. Je me suis retrouvé plongé dans cet univers du western que j’aime bien avec ses belles couleurs, cette belle photographie et ses beaux paysages qui nous donnent envie en tant que spectateurs de mordre la poussière également.

Après, certains plans m’ont quand même paru un peu classique, peut-être même trop respectueux. On sent l’hommage aux westerns, les codes du genre sont respectés mais un peu plus de folie aurait été sympathique pour qu’il puisse vraiment sortir du lot. Maintenant, c’est vraiment histoire de chipoter car sur grand écran, je me suis laissé prendre au jeu tout comme j’ai aimé la bande originale du regretté James Horner dont c’est ici la dernière partition.

Pour résumer, vu l’ombre de ses aînés, la tâche du film « Les sept mercenaires » version 2016 n’était pas facile. Comme je le craignais un peu, ce long métrage ne parvient jamais à égaler ses prédécesseurs ni même à s’imposer comme un film à part entière. Cependant, le résultat est quand même au rendez-vous. Le scénario propose des choses intéressantes, le casting est efficace et la mise en scène fait le job. Bref, même si cela manque un peu d’originalité, le western n’est pas encore mort et malgré tout, je continue de prendre mon pied avec ce genre d’aventures sur grand écran.

4/5 (Excellent)

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