Ghost in the shell (1995)

ghost-in-the-shellGhost in the shell (Kôkaku kidôtai). 1 heure 23. Japon. Animation – Drame – Science fiction. Sortie en France le 29 janvier 1997 (18 novembre 1995 au Japon). Réalisé par Mamoru Oshii avec les voix en version originale de Atsuko Tanaka, Akio Ōtsuka, Tamio Ōki, Iemasa Kayumi, Kōichi Yamadera, Tesshō Genda… Avec les voix en version française de Tania Torrens, Daniel Beretta, René Bériard, Gilles Tamiz, Pascal Renwick, Pierre Hatet, Bruno Devoldère, Marc Alfos, Bruno Devoldère, Déborah Perret…

Dans un Japon futuriste régi par l’Internet, le major Motoko Kusunagi, une femme cyborg ultra-perfectionnée, est hantée par des interrogations ontologiques. Elle appartient, malgré elle, à une cyber-police musclée dotée de moyens quasi-illimités pour lutter contre le crime informatique.
Le jour où sa section retrouve la trace du ‘Puppet Master’, un hacker mystérieux et légendaire dont l’identité reste totalement inconnue, la jeune femme se met en tète de pénétrer le corps de celui-ci et d’en analyser le ghost (élément indéfinissable de la conscience, apparenté à l’âme) dans l’espoir d’y trouver les réponses à ses propres questions existentielles…

Cela faisait un petit moment maintenant que je n’avais pas revu le film d’animation « Ghost in the shell ». J’en gardais le souvenir d’un bon film mais avec un scénario qui n’était pas trop ma came. Une petite piqûre de rappel s’imposait donc surtout que la prochaine adaptation cinématographique live de ce récit me tente bien.

J’ai été assez surpris au final de voir que le film m’est vite revenu en tête. Assez marquant dans son traitement, je continue d’apprécier cette œuvre avec ses qualités et ses défauts à mes yeux, le principal défaut étant pour moi le côté excessivement bavard. Pourtant, le scénario écrit par Mamoru Oshii d’après le manga de Masamune Shirow est profond mais ce n’est juste pas trop ma came.

Je vais sans doute me faire lyncher par les fans mais tout ce bavardage technique qui enrobe son sujet m’ennuie. D’une manière générale, je trouve même ça bien gonflant surtout que l’informatique n’a jamais été un sujet qui me passionne plus que cela. Maintenant, quand on réussit à faire abstraction de toutes ses choses qui me donne la sensation que l’on comble du vide, il y a des questions philosophiques qui ressortent et qui sont intéressantes.

Quel est la place de l’Homme dans un monde de plus en plus peuplé par des machines ? Qu’est ce qui nous définit comme humain ? Qu’est-ce que la conscience ? L’âme ? Doit-on laisser la technologie prendre une place aussi importante dans nos vies ?… Ce ne sont que des questions comme ça qui me viennent en tête à l’issue de mon visionnage mais le débat reste encore plus large et ouvert.

A toutes ses questions, le film n’apporte pas de réponses et c’est plutôt intelligent. Il laisse aux spectateurs le choix de se questionner, d’avoir son propre point de vue et malgré l’aspect ultra futuriste de cette histoire, le film devient alors bizarrement très crédible. On n’est presque pas choquer par ce portrait assez sombre de ce futur que l’on nous dépeint.

Enrobage technique dans le scénario associé à un questionnement philosophique, le film a donc de quoi me perdre et j’assume du coup le fait de ne pas avoir une énorme affinité avec ce film mais je ne peux cependant pas nier sa qualité. Au-delà de toute profondeur (après tout, chacun voit ce qu’il veut dans un film), si l’on rentre dans le délire, on a une histoire de science-fiction assez sombre et suffisamment prenante pour que l’on reste accrocher même lorsque le fond parait bien lourd.

Concernant le doublage, comme toujours avec un film d’animation, je l’ai vu en version française. Pourtant, entendre les voix de Tania Torrens (Major Motoko Kusanagi), Daniel Beretta (Batou), Pascal Renwick (Togusa) ou encore Pierre Hatet (Nakamura) ne m’a pas aidé pour ma concentration. Les doubleurs font du bon boulot mais durant mon visionnage, inconsciemment, j’entends les voix française de Sigourney Weaver, Arnold Schwarzenegger, Laurence Fishburne ou encore Christopher Llyod (pour ne citer qu’eux) et ce n’est pas des voix que j’ai forcément envie d’associer avec ce récit.

Pourquoi ne pas voir ce film en version original alors ? Et bien tout simplement parce que le scénario complexe m’embrouille déjà assez et que les sous-titres en rajouterais une couche supplémentaire (je ne suis malheureusement pas bilingue). Maintenant, le doublage français reste quand même bon et je ne peux pas reprocher à ses doubleurs d’avoir une carrière vocale excellente mais avoir des voix « inconnue » à mes oreilles aurait été bien pour moi je pense.

Le gros point fort de ce long métrage demeure ainsi selon moi être la réalisation de Mamoru Oshii. En termes de film d’animation, on a quand même un film d’une qualité assez bluffante. Ne connaissant pas le manga d’origine je ne sais pas si l’univers est respecté mais ici, l’ambiance est vraiment géniale avec pleins de détails qui m’ont fait penser à d’autres films de science-fiction.

Les dessins sont propres, très fluide et vraiment agréable à regarder avec des couleurs qui nous plongent dans un monde futuriste convaincant sans jamais toutefois tomber dans la surenchère. Certains plans sont vraiment d’une très grande beauté et il y a même une dimension érotique dans ce film qui est bien dosé à tel point qu’on ne tombe jamais dans un voyeurisme qui pourrait mettre mal à l’aise même si parfois cela peut apparaitre comme étant facile.

Le montage est lui aussi bien ficelé. La durée très courte fait que l’on ne s’ennuie pas et il y a peu de temps morts avec juste ce qu’il faut entre dialogues pesants et action. C’est bavard mais pas poussiéreux et on tient quand même en haleine captivé par cette atmosphère. J’ai beaucoup aimé aussi la bande originale composée par Kenji Kawai ainsi que le travail qui a été fait sur le son en général.

Pour résumer, je me souviens maintenant pourquoi je n’abuse pas de « Ghost in the shell ». Trop bavard à mon gout, le film explore un univers qui me parle peu et même si c’est très intéressant, il possède une dimension philosophique un peu trop lourde pour moi qui fait que ce n’est pas totalement ma came. Maintenant pour être honnête, je prends quand même du plaisir à voir ce film qui reste captivant avec un univers magnifique et une réalisation vraiment démente où l’on ne voit pas le temps passé. Pour l’avoir revu, je suis maintenant très curieux de découvrir la version live qui me parait de plus en plus casse gueule tant l’animation s’avère être un support idéal pour cette histoire. Après tout, ce n’est pas ma came sur le papier mais j’apprécie beaucoup ce film d’animation donc je serais peut-être une nouvelle fois surpris.

3.5/5 (Très bien)

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3 réflexions sur “Ghost in the shell (1995)

    1. Disons que l’animation (et avant le support manga je suppose) permet une telle liberté dans la mise en scène et la richesse de l’univers que j’ai un peu peur que la version live soit un peu aseptisé. En même temps, le film sera alors peut-être plus « accessible » pour moi mais alors le risque sera que le récit perde fortement dans sa consistance. Il va vraiment falloir faire un bon dosage. J’attends de voir…

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