Jack Reacher : Never Go Back

jack-reacher-never-go-backJack Reacher : Never Go Back. 1 heure 58. États-Unis. Policier – Thriller – Action. Sortie en France le 19 octobre 2016 (le 21 octobre 2016 aux États-Unis). Réalisé par Edward Zwick avec Tom Cruise, Cobie Smulders, Danika Yarosh, Patrick Heusinger, Aldis Hodge, Robert Knepper, Holt McCallany, Robert Catrini, Austin Hebert…

Jack Reacher est de retour, prêt à tout pour obtenir justice. Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, est arrêtée pour trahison : Jack Reacher ne reculera devant rien pour prouver l’innocence de la jeune femme. Ensemble, ils sont décidés à faire éclater la vérité sur ce complot d’État.

« Et si je t’arrachai le bras pour te massacrer avec ? »

Ceux qui me connaissent un minimum sont au courant que j’aime beaucoup Tom Cruise. Ceux qui me lisent en plus un peu dans la blogosphère sont aussi au courant que j’avais énormément aimé « Jack Reacher », premier du nom au cinéma. Du coup, faire le déplacement en salles pour voir « Jack Reacher : Never Go Back » devient presque une évidence et autant vous dire que j’avais hâte d’y être.

Et je n’ai pas été déçu. Une nouvelle fois, j’ai beaucoup aimé cette aventure policière. Le scénario écrit par Marshall Herskovitz, Richard Wenk et Edward Zwick, d’après le roman « Never Go Back : Sans retour » de Lee Child m’a vraiment bien botté. Fidèle à ce que doit être une suite, on retrouve ici davantage d’humour, davantage d’action, une intrigue plus large et on fait même l’impasse sur la présentation du personnage principal que l’on avait pris la peine de déjà bien nous dépeindre précédemment.

Est-ce que ça veut dire que j’ai davantage aimé cette suite que le premier film ? La réponse est non. J’ai pris mon pied dans cet univers que j’ai adoré retrouver mais malheureusement, il y a plusieurs petits détails qui font que je trouve quand même cette suite un ton un peu plus en dessous. Je vais faire l’impasse sur les facilités scénaristiques, le premier volet en avaient énormément et ça ne m’as pas empêché de trouver ça jouissif.

Non, en fait, ce qui manque à mon sens dans ce scénario, c’est un peu plus de finesse. La première aventure ne faisait pas trop dans la dentelle, c’était même assez classique dans sa construction mais je trouve que le récit avait plus de consistance et d’enjeu malgré tout. Dans ce second volet, on nous balise sans doute un peu trop le chemin et c’est bien dommage.

Mettre davantage de punchlines, c’est le pied mais cela se fait un peu trop au détriment de l’intrigue. C’est écrit sur le front de chaque personnage qui sera le méchant, qui sera le manipulateur, qui sera le manipulé, qu’est-ce qui est vrai ou faux… Oui, en termes de divertissement, on en a pour notre argent mais à côté, on n’a malheureusement pas de grandes surprises et l’histoire déjà assez classique apparait alors encore plus légère et perds en intensité.

Malgré tout, je me suis quand même amusé comme un gamin et on a l’impression que c’est le cas également pour le casting. Tom Cruise (Jack Reacher) est vraiment impeccable dans le rôle-titre. Une nouvelle fois, le comédien bouffe peut-être un peu trop ses partenaires mais qu’est-ce que c’est bon de le voir distribuer des mandales avec quelques répliques bien senties. Le comédien est dans son élément ici, toujours autant charismatique et impressionnant, bref une vraie star de cinéma comme je l’aime.

A ses côtés, Cobie Smulders (Susan Turner) ne s’en sort vraiment pas mal du tout. J’avais un peu peur qu’elle se fasse trop bouffer justement mais elle parvient à exister à travers ce rôle de femme militaire forte qui ne va pas être juste la femme en détresse à sauver. J’ai apprécié la voir distribuer quelques coups aussi et même si c’est un peu trop sous exploité, le thème de la femme qui à toute sa place dans l’armée et qui n’est pas bonne juste à faire à manger ou à garder les enfants m’a plu.

J’ai eu une petite surprise aussi avec Danika Yarosh (Samantha Dayton). Je n’attendais pas ce rôle dans cette histoire (la bande annonce qui en révèle pas mal à la bonne idée de taire son utilisation). Au début, je reconnais avoir eu un peu de mal surtout que l’actrice ne m’a pas toujours convaincu. Puis petit à petit, je me suis laissé prendre au jeu au point de la trouvé sympathique. L’issue finale de son personnage est là encore très prévisible (et pour le coup ça m’arrange car une autre issue m’aurais moins plu je pense) mais son exploitation demeure intéressante même si cela allourdit un peu l’enquête.

Le reste du casting est plus en retrait. Le grand vilain est bien interprété par Patrick Heusinger (Le Chasseur), pas exceptionnel mais qui semble bien donné du fil à tordre à notre héros. Aldis Hodge (Espin) est de son côté clairement sous exploité tandis que je continue de chercher un peu une réelle justification à la présence de Robert Knepper (Le Général Harkness) et Holt McCallany (Le Colonel Morgan). A ce stade, ses deux derniers font tellement de la figuration dans l’intrigue que le terme de sous exploitation me parait trop léger.

Si comme vous l’avez compris, le scénario sans trop de finesse joue sur le fait que je préfère le premier film, ce qui fait que j’ai une préférence pour le long métrage de Christopher McQuarrie tiens aussi à la réalisation d’Edward Zwick dans cette suite. La mise en scène n’est pas mauvaise. Ça explose bien de partout, c’est très propre et même agréable à regarder malgré quelques combats peut-être parfois un peu brouillon.

Non, le problème que j’ai dans cette mise en scène, c’est que cela manque d’âme. On est dans quelque chose de très formaté, de très calibré et heureusement que le héros possède une aura qui fait que cette franchise marque un peu car sinon, on est dans le film d’action très classique dans son genre.

Là où Christopher McQuarrie avait su créer une petite ambiance, une petite atmosphère un peu années 70 avec un côté un peu sombre (tout en restant gentillet) qui sent bon le polar, Edward Zwick nous livre de son côté un résultat efficace mais très aseptisé dans sa substance. Pour être honnête, les rares moments où j’ai ressenti un peu d’émotion et quelque chose de différent dans cette réalisation, c’est lors des flashbacks, pas trop nombreux, mais que j’ai trouvé visuellement très efficace.

Après, je ne boude pas non plus mon plaisir. Pour un film de cinéma, j’en ai eu plein les yeux. La photographie est agréable et j’ai bien aimé les différents décors. Les comédiens sont bien mis en valeur et le montage tient la route. On ne s’ennuie pas même si comme son prédécesseur, on peut ressentir une légère longueur dans son final. Visuellement, ça fonctionne bien, c’est rythmé et j’ai bien aimé aussi la bande originale composée par Henry Jackman.

Pour résumer, « Jack Reacher : Never Go Back » ne parvient jamais à avoir le même taux de réussite à mes yeux que son prédécesseur. La faute à un scénario encore plus léger qui manque encore plus de finesse ainsi qu’une mise en scène un poil trop classique qui ne prend pas beaucoup de risques pour créer une ambiance ou une quelconque tension. Maintenant, le plaisir de retrouver notre héros est là pour moi, Tom Cruise est toujours aussi convaincant à mes yeux, Cobie Smulders s’en sort vraiment bien et en terme de divertissement, cela reste pour moi diablement efficace. Après ce volet, j’ai toujours dans l’espoir de lire les livres un jour et j’espère vraiment que dans le futur, on entendra parler à nouveau de Jack Reacher au cinéma.

4/5 (Excellent)

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2 réflexions sur “Jack Reacher : Never Go Back

    1. C’est ça ! On en a pour notre argent. C’est moins efficace que le premier film en terme d’ambiance mais on passe un bon moment. Suffisamment en tout cas pour que j’attende un troisième volet 🙂

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