Unborn

unbornUnborn (The Unborn). 1 heure 27. États-Unis. Épouvante – Drame. Sortie en France le 11 mars 2009 (Le 9 janvier 2009 aux États-Unis). Réalisé par David S. Goyer avec Odette Annable, Cam Gigandet, Megan Good, Atticus Shaffer, Gary Oldman, Idris Elba, Jane Alexander, James Remar, Carla Gugino, Rachel Brosnahan, C.S. Lee, Rhys Coiro, Michael Sassone…

Casey Bell n’a jamais pardonné à sa mère de l’avoir abandonnée enfant. Mais quand des événements inexplicables commencent à se produire autours d’elle, elle comprend petit à petit la raison de cet abandon. Hantée par des cauchemars incessants, et traquée par un fantôme sans merci quand elle ne dort pas, son salut viendra de Sendak, un spécialiste du surnaturel, seul apte à mettre fin à son calvaire.
Avec l’aide de Sendak, Casey découvre l’origine du mal dont est victime sa famille et qui remonte à l’Allemagne nazie – une créature capable d’habiter corps et objets et que chaque possession rend plus fort. Pour survivre à cette malédiction, Casey va devoir aller fermer une porte dans l’au-delà, une porte ouverte par un être qui n’a jamais vu le jour.

« Tu crois que c’est possible d’être hanté par quelqu’un qui n’est jamais venu au monde ? »

On ne va pas se mentir, avant de voir que le film possédait un casting intéressant et que son synopsis pouvait m’offrir un truc sympa, si j’ai été attiré par « Unborn », c’est grâce à son affiche racoleuse qui n’a pas laissé indifférent le mâle de base que je peux être. Passé ce constat, j’avais tenté une première fois de le découvrir sur Netflix mais c’était tellement mou niveau rythme, que je me suis endormi au bout de dix minutes… Ne baissant jamais les bras, j’ai voulu retenter l’expérience il y a peu.

Fort heureusement (ou pas), cette fois-ci, j’ai réussi à tenir jusqu’à la fin et je m’estime donc objectif maintenant pour donner un avis concret. Fort malheureusement, il n’y a pas eu de miracles. Si le rythme s’accélère un peu passé le début un peu poussif, le scénario écrit par David S. Goyer n’en demeure pas moins assez prévisible et ennuyeux.

Que le résultat soit facile, ça ne me choque pas vraiment. C’est un peu pour ça que je veux voir ce genre de films et en général, je ne suis pas trop regardant. Mais là, il n’y a vraiment pas grand-chose qui fonctionne. Très prévisible, le film mélange beaucoup trop de choses entre les esprits, les expériences nazies, la gémellité… et pour couronner le tout, avec son rabbin, histoire de faire passer la réplique « tu dois finir ce qui a été commencé à Auschwitz », on se voit même gratifier d’un prêtre qui arrive comme un cheveu dans la soupe…

Tout ça pour quoi ? Et bien une simple histoire d’exorcisme des plus basiques. Le scénario aurait pu mieux exploiter le côté « jumeau qui n’a jamais vu le jour » mais au lieu de ça, ce n’est juste qu’un prétexte pour tenter de créer une ambiance oppressante avec son lot de jump scare plus ou moins réussis jusqu’à son final flashy digne d’un jeu vidéo.

En soit, le film aurait pu être juste « regardable » pour moi mais je n’ai malheureusement jamais réussi à vraiment accrocher. Tout s’enchaîne maladroitement entre clichés et scènes inutiles au point de devenir beaucoup trop risible. Ce qui est dommage, c’est que quand j’y repense, je trouve qu’il y a quand même quelques bonnes idées à la base mais qui n’ont jamais su être exploiter.

Après avoir fait connaissance avec son fessier à force de tomber sur l’affiche, j’ai pu me concentrer un peu plus sur le jeu d’Odette Annable (Casey Beldon). Je n’étais déjà pas un grand fan de son jeu dans « Cloverfield » (en même temps je ne suis pas fan du film) mais une nouvelle fois, je l’ai trouvé très légère et transparente. Quand on enlève sa plastique avantageuse que le film cherche à exploiter au maximum, il ne reste plus grand-chose si ce n’est des banalités et une interprétation très fade.

Si on le voit au final assez peu, je lui ai même préféré le jeune Atticus Shaffer (Matty Nelson) qui est bon dans le registre du gamin angoissant. De même, c’est bourré de stéréotypes mais la meilleure amie Megan Good (Romy) et le gentil petit copain Cam Gigandet (Mark Hardigan) s’en sortent mieux avec leurs clichés respectifs sans avoir à beaucoup se fouler.

L’avantage, c’est que même si c’est très anecdotique, ça m’a permis d’apprécier un peu des acteurs plus « reconnu ». Ses derniers ne sauvent pas le film mais ils parviennent au moins à exister à l’écran comme James Remar (Gordon Beldon), Idris Elba (Arthur Wyndham), Carla Gugino (Janet Beldon) ou encore Jane Alexander (Sofi Kozma). Des années après sa bonne performance dans l’épouvante avec « Dracula », il n’y a guère que Gary Oldman (Rabbin Sendak) qui ne m’a pas convaincu en termes de présence à l’écran.

Si en tant que scénariste David S. Goyer m’avait déjà habitué à bien mieux, je n’ai en revanche jamais été réellement convaincu à ce jour par ses réalisations. Ce n’est pas avec ce film que le metteur en scène va me mettre dans sa poche. Oui, ça se regarde mais pour sortir du lot, il faut vraiment plus que cela surtout que même en respectant les codes du genre, il ne parvient jamais à se démarquer.

Pire, il arrive même à être contradictoire en réussissant parfois à nous offrir un bon visuel avec une bonne ambiance pour juste après tout gâcher et nous offrir quelque chose de laid qui nous fait sortir du film. C’est aussi le cas dans les maquillages. Certains m’ont paru sympathique mais plus on va vers le final qui doit tout exploser parce que l’on affronte enfin le démon et plus j’ai trouvé ça laid.

Les décors sont assez classiques et si la photographie reste propre, l’exploitation d’une lumière bleutée m’a vite plus ennuyé qu’autre chose. De même, le montage reste très chaotique. L’ensemble n’a ni queue ni tête, les scènes s’enchainant maladroitement et ne rehaussant jamais le rythme. Je n’ai pas été très convaincu également par la bande originale composée par Ramin Djawadi.

Pour résumer, même très classique et banal, j’aime bien me voir un petit film d’épouvante de temps en temps. Malheureusement, « Unborn » tombe dans l’excès de banalité et ne parvient jamais à m’emmener avec lui dans son divertissement. Son scénario est bien trop brouillon, son interprétation trop légère (voire inexistante) et sa réalisation trop vide pour me convaincre. C’est d’autant plus dommage qu’il y avait de quoi faire quelque chose d’un peu plus regardable. Là, on a juste une affiche qui me restera plus en mémoire que le film en lui-même…

1.5/5 (Mauvais)

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2 réflexions sur “Unborn

    1. Il y a des successions de clichés et de stéréotypes dans le genre qui peuvent fonctionner. C’est pas extraordinaire mais ça peut faire un divertissement regardable. Seulement là, c’est beaucoup trop léger et classique pour nous emporter. Effectivement, vite vu, vite oublié…

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