Dangereuse alliance

dangereuse-allianceDangereuse alliance (The Craft). 1 heure 40. États-Unis. Fantastique. Sortie en France le 24 juillet 1996 (le 3 mai 1996 aux États-Unis). Réalisé par Andrew Fleming avec Robin Tunney, Fairuza Balk, Neve Campbell, Rachel True, Assumpta Serna, Skeet Ulrich, Christine Taylor, Cliff De Young, Breckin Meyer, Helen Shaver, Brenda Strong, John Kapelos, Janet Eilber…

Nancy, Bonnie et Rochelle sont trois étudiantes éprises d’ésotérisme qui pratiquent la magie. Les autres étudiants les considèrent comme des folles et des sorcières. Elles sont rejointes par une quatrième, Sarah, dotée de dons exceptionnels. Les quatre jeunes femmes vont former un cercle capable d’invoquer les plus puissants esprits et transformer leurs rêves en réalité. Jusqu’au jour où des rivalités apparaissent dans le petit groupe.

« – Faites gaffe avec les barjos qu’il y a dans la nature.
– Les barges, c’est nous Monsieur ! « 

Déjà ado, alors même que je n’étais pas encore cinéphile, « Dangereuse alliance » me faisait de l’œil. Pourtant, je n’avais jamais rien vu de ce long métrage mais j’ai toujours eu un petit faible pour Neve Campbell et surtout, associé à un titre original que je trouve nettement plus classe (« The Craft »), l’affiche avait une sacré gueule à mes yeux. Il m’a fallu du temps mais j’ai enfin vu en tout cas ce qui se cachait derrière cette affiche.

Je pense que j’aurais pu davantage l’apprécier si je l’avais découvert adolescent. Le scénario écrit par Andrew Fleming et Peter Filardi n’est pas mauvais mais il reste malgré tout grandement gentillet je trouve et surfe surtout avec les années 90. En effet, impossible de ne pas repenser à ses années en voyant ce film. Que ce soit dans le traitement, le fond, l’image de la société, la musique… Il n’y a aucun doute, on est dans les années 90. Rien de vraiment marquant donc pour moi mais un petit charme nostalgique qui fait plaisir.

Parce qu’après, cette histoire de sorcière, on a l’impression de l’avoir déjà vu des dizaines de fois ses années là justement que ce soit au cinéma ou dans les séries. La gentille bande de filles, mis à l’écart au lycée, avec leurs traumas personnels, qui vont devenir sorcières et exercer leurs vengeances, sur le papier, ce n’est pas bien original. Maintenant, cela reste quand même amusant et ça marche jusqu’à son final un peu plus « sombre » mais tout aussi sympathique.

A l’écran, Robin Tunney (Sarah Bailey) est mignonne comme tout. On devine vite que ça sera la gentille fille pleine de bonnes intentions et niveau interprétation, sans être exceptionnelle, c’est un sans-faute. Face à elle, Fairuza Balk (Nancy Downs) montre déjà un peu plus de consistance. Rien de bien méchant également, on devine vite que c’est celle qui va le plus mal tourné mais j’ai trouvé que la comédienne était vraiment bien à fond pour nous montrer l’évolution de la folie de son personnage.

Pour les accompagner, j’ai bien aimé aussi Neve Campbell (Bonnie) et Rachel True (Bonnie). Les deux comédiennes complètent bien ce quatuor. Dans leurs exploitations, je trouve juste dommage la façon dont on utilise leurs souffrances personnelles. Entre la brulée et la victime de racisme, il y avait matière à développer je trouve et leurs évolutions finales est un peu trop expéditive à mon goût. Je trouve ça dommage l’image qu’on donne à leurs personnages à la fin.

Pas de grandes surprises dans le reste du casting. A l’image du scénario, c’est gentillet mais tout le monde est cohérent dans ce projet et tient la route. Skeet Ulrich (Chris Hooker) est une nouvelle fois très bon en tête à claques tandis que Assumpta Serna (Lirio) dans le registre de la sorcière qui gère une boutique de sorcellerie tient bien son cliché.

Pour ce qui restera sans doute à ce jour le plus gros succès de sa filmographie, Andrew Fleming nous offre quant à lui une mise en scène agréable. Comme je le dis plus haut, on est dans les années 90 avec son lot de stéréotypes mais vingt ans plus tard, au moment où j’écris ses lignes, ce divertissement se suit plutôt bien et je ne serais pas surpris que quelques personnes ayant grandi avec ce film le trouve toujours agréable.

Hormis un final un peu plus noir que le reste du projet (sans que ce ne soit trop sombre quand même), impossible pour moi en regardant ce film de ne pas penser à un épisode de « Buffy contre les vampires » ou autres « Charmed » (dont la bande originale de cette dernière utilise une musique de ce film comme générique).

C’est parfois un peu trop coloré, on joue le jeu à fond en terme de maquillages et de costumes tout en exploitant bien les différents décors. La photographie et sa lumière m’amuse, c’est assez léger et on reste dans un divertissement qui passe bien. La musique signée Graeme Revell finit d’emballer ce film certes classique mais qui reste bien fait.

Pour résumer, « Dangereuse alliance » est un film de sorcières sympathique. C’est typiquement le genre de film que j’aurais pu apprécier davantage dans mon adolescence. C’est sans prise de tête, on respecte les codes du genre et cet air d’années 90 donne un petit charme en plus non négligeable. On n’est pas dans le grand long métrage de référence mais bizarrement, il possède une aura sympathique qui fait que je me suis amusé devant. Je pourrais d’ailleurs le revoir de temps en temps sans en abuser.

3/5 (Bien)

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4 réflexions sur “Dangereuse alliance

    1. Merci 🙂 Dommage que j’ai des lacunes en français niveau grammaire et syntaxe (on me le dit assez souvent et je l’assume même si j’essaie de faire des efforts) mais ça fait toujours plaisir de lire qu’un de ses avis plait. J’essaie de ne pas spolier et de retranscrire du mieux que je peux ce que j’ai ressenti en tant que spectateur lambda donc si des personnes aiment et que je peux partager ensuite, c’est que du bonus 🙂

      Pour en revenir au film, j’ai bien aimé aussi. Je pense que j’aurais même pu l’apprécier davantage si je l’avais découvert durant mon adolescence justement. Là, je le découvre un peu tard, il passe après de nombreux autres films et/ou série que j’ai pu découvrir depuis et possède donc un petit côté kitsch avec son ambiance très années 90. Cependant, cela lui donne du charme aussi et je pourrais le revoir avec un certain plaisir 🙂

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