2 Fast 2 Furious

2-fast-2-furious2 Fast 2 Furious. 1 heure 45. États-Unis – Allemagne. Action. Sortie en France le 18 juin 2003 (le 6 juin 2003 aux États-Unis). Réalisé par John Singleton avec Paul Walker, Tyrese Gibson, Eva Mendes, Cole Hauser, Chris « Ludacris » Briges, Thom Barry, James Remar, Devon Aoki, Amaury Nolasco, Michael Ealy…

Brian O’Conner a signé sa plus belle action, mais aussi sa faute la plus grave, en laissant filer le chef du gang de voleurs de voitures qu’il avait mission d’infiltrer. Radié de la police de Los Angeles, ce jeune flic rebelle, fan de vitesse et de rodéos, a gardé intact son honneur mais a gâché une belle carrière. Après deux ans de galère, Brian O’Conner se retrouve à Miami et se voit offrir une ultime chance de se racheter.
Le FBI et les douanes locales surveillent depuis plusieurs mois le puissant homme d’affaires Carter Verone, qu’ils soupçonnent de se livrer à des opérations de blanchiment d’argent. Mais leurs efforts sont restés vains, le seul indice dont ils disposent pour appâter et démasquer l’énigmatique criminel étant sa passion pour les rodéos. Le temps presse, Brian semble être le seul espoir…

« T’as la gueule plus grande que le moteur. »

Avis écrit le 21 janvier 2011.

Après avoir revu « Fast and Furious » il y a pas longtemps en Blu-ray et peu de temps avant de découvrir « Fast and Furious 5 », j’avais envie de redécouvrir le second volet de cette franchise cinématographique avec « 2 fast 2 furious ». Même si je dois admettre qu’avant de le revisionner je ne me souvenais plus totalement de tout le film (sauf quelques scènes qui sont resté dans ma mémoire), je gardais quand même un bon sentiment vis à vis de ce film. Depuis de l’eau à couler sous les ponts et j’étais curieux de voir si j’allais toujours autant apprécier ce long métrage.

Le fait d’avoir revu juste avant le premier volet et donc le fait d’avoir des souvenirs assez frais de ce premier volet dans ma mémoire ont, je pense, porté préjudice à ce film pour moi. En effet, si je continue de penser que cette suite reste un divertissement basique, elle a cependant baissé un peu dans mon estime la faute à un scénario écrit par Michael Brandt, Derek Haas et Gary Scott Thompson qui peine à être aussi construit que le premier film.

Certes les voitures sont toujours bien mises en avant et sont les vraies vedettes de ce show mais l’aspect psychologique des personnages principaux et secondaire à totalement disparu. En effet, pour coller au plus près de son titre racoleur que je trouve assez ridicule je dois dire avec un peu de recul, le scénario de ce film joue dans la surenchère.

Plus d’action, plus d’humour, plus de voitures, plus de jolies filles… Bref pleins de choses en plus pas forcément nécessaire et qui desserve totalement l’histoire. Tombant dans le piège, le film vise cette fois ci un public bien précis, amateur de grosse cylindré et de course poursuite effréné mais perds en route le public amateur du premier film qui avait principalement été accroché grâce à ses personnages avec qui ont sympathisé assez rapidement. Du coup, l’intrigue tombe vite à plat laissant peu de suspense et faisant simplement de la figuration afin de permettre au film de vouloir en mettre plein la vue quitte parfois à frôler le ridicule.

Le fait d’avoir vu avant dans un laps de temps très court le premier volet, porte également préjudice au film au niveau du casting. Du premier opus on retrouve bien certain nom à commencer par Paul Walker (Brian O’Conner) en tête mais ce dernier peine totalement à nous faire oublier Vin Diesel et l’on constate alors de façon presque affligeante à quel point l’acteur qui n’as pas signé pour cette suite manque cruellement à la saga.

En effet, là où Vin Diesel apporté une consistance et un charisme mémorable, Paul Walker quant à lui apporte surtout un brushing qui ne supporte pas trop les décapotables (dixit le scénario) et…. et ben c’est tout en fait. Il ressort bien à l’écran et fait un bon contraste avec les voitures mais hormis une belle gueule, l’acteur est aussi transparent que le scénario.

Dans le premier film il arriver vraiment à exister principalement grâce à ses collègues qui apportaient un véritable plus à l’ensemble mais totalement lâché en roue libre, Paul Walker joue de façon linéaire sans apporter la moindre once d’émotions. Un exemple flagrant, dans le premier film quand son personnage tente de draguer Mia Toretto, on avait presque envie qu’il y arrive et je trouvé même dans la relation entre ses deux personnages une certaine naïveté assez touchante, ici quand il tente de draguer (oui je sais, en deux films il fait que ça) Monica Fuentes, c’est juste pathétique et risible tellement on y croit pas.

Bon, faut dire aussi qu’il n’est pas le seul dans ce cas-là. Le reste du casting est lui aussi un peu à la traine je trouve. Comme co-pilote, après Vin Diesel, Paul Walker doit jouer face à Tyrese Gibson (Roman Pearce). Son rôle ? Le black musclé de service, grande gueule, ancien taulard (et forcément ami du flic) qui va s’assurer de faire rire la galerie entre deux courses en voitures et un grognement du style : » Je suis un rebelle, rien ne me fait peur, on fonce, je suis un mâle ! ».

Je ne parle pas non plus de Cole Hauser (Carter Verone), l’acteur qui a su incarner dans ce film pour moi l’un des méchants les moins charismatiques de l’histoire du cinéma que j’ai eu l’occasion de voir. Heureusement qu’on lui à donner un flingue, une boite de nuit et un bateau sinon j’aurais eu du mal à reconnaître que c’était lui le vilain garçon à qui on doit botter les fesses. A eux trois, ils ont réussis à flinguer le film je trouve et à me faire totalement déconnecté de l’intrigue.

Heureusement, il y a quand même quelques acteurs qui s’en sortent bien je trouve malgré les stéréotypes de leurs personnages comme Thom Barry (L’agent Bilkins) que l’on retrouve ici avec plaisir ou James Remar (L’agent Markham) que j’ai connu plus convaincant mais dont le jeu reste correct quand on voit le niveau général.

J’ai bien aimé Eva Mendes (Monica Fuentes) aussi même si elle apparait ici dans l’un de ses rôles les plus fades ainsi que Devon Aoki (Suki), que j’ai découvert grâce à « 2 fast 2 furious » et que j’ai bien aimé même si je regrette qu’on lui a juste donné un rôle afin de faire jolie. Son personnage, seul femme à conduire lors des rodéos, aurait pu être plus exploités je pense et amener des choses assez intéressante. Chris « Ludacris » Briges (Tej) m’as fait rire aussi et de tous les personnages stéréotypés à fond, c’est sans doute celui qui a su le mieux jouer avec en le tournant en dérision. C’est peut être involontaire mais ça m’as fait sourire en tout cas.

Niveau mise en scène, Rob Cohen passe le relai à John Singleton et c’est bien dommage. J’avais beaucoup apprécié les rodéos dans le premier opus qui ont été stylisé mais avec le plus de simplicité possible ce qui faisait que je ne ressentais pas trop les effets spéciaux. Ici, c’est beaucoup trop stylisé, le réalisateur jouant beaucoup trop avec les palettes de couleurs mise à sa disposition.

Les courses font trop surréaliste (limite j’ai trouvé que ça faisait cartoon par moment avec cette surenchère de couleurs fluorescentes) et au final on a plus l’impression de se retrouver dans un vulgaire clip bas de gamme estampillés MTV que dans un film de cinéma. C’est joli à voir je ne dis pas le contraire mais pour ma part, j’ai trouvé que le scénario n’avait pas besoin de ça et que ça accentue encore un peu plus les failles de cette histoire.

Même dans les décors, je n’ai pas été ébloui plus que ça par Miami qui pourtant aurait pu nous donner le droit à un film chaleureux. La bande originale du film signé David Arnold est quant à elle plutôt correct et colle bien avec cette mise en scène clipesque même si j’ai quand même une préférence une nouvelle fois on l’aura compris pour le premier film.

Quand je vois les budgets du premier et celui du second opus, je regrette vraiment que John Singleton n’ai pas su utiliser à bon escient l’argent qui était à sa disposition. D’accord, les voitures sont belles mais le réalisateur passe totalement à côté de son sujet en délaissant son film de A à Z et c’est bien regrettable je trouve. Au pire, si je veux voir de belles voitures, je préfère acheter un magazine qui traite du sujet avec de belles photos mais de ce long métrage, j’en attends quand même nettement plus.

Pour résumer, « 2 fast 2 furious » reste quand même divertissant malgré ce que je peux en dire et son rythme rapide nous permet de vite voir le mot fin arriver sans qu’on est trop le temps de s’ennuyer mais quand on a (re)vu peu de temps avant le premier film de la franchise, on ne peut que constater que cette suite est quand même médiocre. Je pense (mais je peux me tromper) que si j’avais plus apprécié ce film à l’époque, c’est parce que je n’avais pas vu le premier volet dans un laps de temps très court avant. Vin Diesel manque cruellement (un casting manque cruellement d’ailleurs) et même si une nouvelle fois, je continue de dire que c’est divertissant, ce film s’oublie assez rapidement. Les fans de tunning apprécieront sans doute de voir de belles voitures quant aux autres, ils regretteront je pense que l’esprit du premier film ait disparu. Dommage…

2.5/5 (Moyen)

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