Fast and Furious 4

fast-and-furious-4 Fast and Furious 4 (Fast & Furious). 1 heure 40. États-Unis. Action. Sortie en France le 8 avril 2009 (le 3 avril 2009 aux États-Unis). Réalisé par Justin Lin avec Vin Diesel, Paul Walker, Jordana Brewster, Michelle Rodriguez, John Ortiz, Laz Alonso, Gal Gadot, Jack Conley, Shea Whigham, Liza Lapira, Sung Kang, Tego Calderon…

Un meurtre oblige Don Toretto, un ancien taulard en cavale, et l’agent Brian O’Conner à revenir à Los Angeles où leur querelle se rallume. Mais confrontés à un ennemi commun, ils sont contraints à former une alliance incertaine s’ils espèrent parvenir à déjouer ses plans. De l’attaque de convoi aux glissades de précision qui les mèneront hors de leurs propres frontières, les deux hommes trouveront le meilleur moyen de prendre leur revanche : en poussant les limites de ce qui est faisable au volant d’un bolide.

« – Vous connaissez la différence entre un flic et un truand ?
– C’est quoi ?
– Une simple erreur d’appréciation. »

Avis écrit le 1er mai 2011.

Depuis le « Fast and Furious » premier du nom, j’étais un peu nostalgique de cette saga qui avait commencé très fort à mon goût avant de retomber finalement dans un certain classicisme en offrant des divertissement basiques plus ou moins réussis en fonction des volets. C’est ainsi que l’idée de retrouver l’intégralité du casting d’origine dans un quatrième opus le tout associés à une bande annonce qui avait l’air alléchant que je me suis dirigé vers mon cinéma de quartier qui proposer une soirée « Fast and Furious 4 ».

Dès les premières secondes, on rentre directement dans le film grâce à une scène pour le moins spectaculaire qui nous laisse présager que l’on ne va pas s’ennuyer une seconde. Nos héros sont là, les voitures sont de retours bref, dès le début c’est que du bonheur. Alors que le film partait donc sur de bonnes bases, force est de constater que le soufflé tombe assez rapidement.

Alternant scènes efficaces et baisse de rythme, le scénario écrit par Chris Morgan et David Ayer se perd un peu en route mais reste tout de même efficace. On ne s’ennuie pas mais c’est vrai que l’histoire aurait gagné à passer la seconde, sans mauvais jeu de mots, par moment. Ce que j’ai beaucoup apprécié en revanche, c’est que malgré les facilités scénaristiques, on retrouve ici une certaine psychologie des personnages.

Alors qu’ils avaient été un peu mis en retrait dans les précédent opus, ils prennent plus d’importance dans ce film dégageant même une certaine émotion. La fin s’avère prévisible mais les thèmes de la franchise sont bien exploités et les fans du genre en auront pour leur argent en retrouvant dans cette histoire tous les ingrédients qui ont fait le succès de la franchise.

Jolies voitures, jolies filles, le gentil contre le méchant, de l’humour… Tout y est. Après, le mélange n’est pas forcément dosé de bonne manières mais sans crée la surprise, le scénario ne déçoit pas allant même jusqu’à oser un humour plus subtil que dans les deux précédents films qui renoue ainsi bel et bien avec le premier film. Malgré les apparences du titre français (je précise bien français), ce volet se situe entre les épisodes 2 et 3 mais le tout est amené de très bonne façon ce qui fait qu’une certaine continuité est assurée et que l’on n’est pas trop perdu.

Ma plus grosse attente concernant ce film, c’était du point de vue du casting. Depuis leurs première apparition tous ensemble, le reste m’avait tellement désappointés que j’attendais beaucoup des prestations du quatuor d’origine et ils ne m’ont pas déçus chacun répondant présent à l’appel. Vin Diesel (Dominic Toretto) en tête est tout simplement charismatique à souhait et c’est un vrai bonheur de le revoir dans cette franchise. Même si son rôle est stéréotypé, l’acteur pète la classe et apporte vraiment une profondeur à cette distribution. Il ne porte pas vraiment le film sur ses épaules car chaque élément de ce quatuor à son importance en soit mais à lui seul on peut dire qu’il contribue quand même très fortement au succès du film.

Du coup, à ses côtés même si Paul Walker (Brian O’Conner) est moins consistant, les faiblesses de son jeu paraissent presque dérisoire. L’acteur réussi quand même à être moins tête à claque que dans le deuxième volet mais son rôle ne lui permet toutefois pas de se mettre en valeur et par moment je l’ai même trouvé assez transparent. Il est loin le temps du brushing qui tenait le coup face aux dérapages contrôlés, cette fois ci la coupe courte et le costume ont l’air d’être un peu étroit pour lui. Il s’en sort tant bien que mal quand même malgré le fait que pour moi, le rôle de flic ne lui va pas du tout.

Jordana Brewster (Mia Toretto) est celle qui voit son personnage le plus évoluer. Son rôle et son jeu ne la rende pas plus solide que dans le premier film (bien au contraire parfois le côté « je suis la gentille sœur qui à tout perdue » est un peu saoulant je trouve) mais elle gagne quand même en importance ce qui n’est pas plus mal.

Du coup, c’est surtout Michelle Rodriguez (Letty) qui en pâti. Elle est excellente dans ce film et reste dans la même lignée que ce qu’elle avait déjà pu nous montrer mais le scénario l’éclipse tellement vite malheureusement que sa romance avec Vin Diesel dans le film peut paraître trop appuyé. Elle reste convaincante mais je trouve ça vraiment regrettable pour le film en lui-même qu’on ne la voit pas plus surtout que dans la scène d’ouverture, elle nous prouve une nouvelle fois qu’elle a les épaules taillés pour ce rôle.

Le reste de la distribution est quant à lui plus transparent et pour être honnête, je n’ai trouvé personne de vraiment mémorable. John Ortiz (Arturo Braga) réussi à être aussi peu crédible que le méchant du deuxième opus et Laz Alonso (Fenix Rise) est tellement bourré de clichés que malgré lui (car je ne pense pas que ça soit de sa faute mais plus celle du scénario), il en devient risible.

Reste Gal Gadot (Gisele Harabo) qui essaye de pallier l’absence de Michelle Rodriguez mais dont le rôle est peu exploité. L’actrice est sympathique et je n’ai pas grand-chose à lui reprocher mais elle peine quand même à s’imposer dans le quatuor de star. Elle réussit cependant à être meilleure que les méchant de service, et même si ce challenge n’as pas l’air d’être trop dur, il fallait quand même le faire ce qui fait que j’ai bien apprécié sa prestation.

Pour la deuxième fois dans la saga, Justin Lin est derrière la caméra. J’avais beaucoup aimé son travail dans « Fast and Furious : Tokyo drift » où le jeu de couleurs avait été bien exploité et ici il arrive à se renouveler je trouve en proposant encore une nouvelle vision. Son exploitation des lumières et des décors font que l’on ressent bien que l’intrigue ne se déroule pas au même endroit et j’irai même jusqu’à dire qu’il a réussi à faire encore mieux que son film précédent avec une totale maitrise des effets spéciaux qui sont nettement plus bluffant (exception faite peut-être de la scène dans les tunnels).

On y retrouve ainsi l’esprit du premier film et du coup l’accroche du film « nouveaux modèles, pièces d’origines » convient comme un gant à ce long métrage. Dommage vraiment que cela manque de rythme par moment (ce qui accentue certes le côté romance, nostalgie, émotions…) car dans les scènes d’action le réalisateur fait preuve d’un certain talent à mes yeux.

La bande originale, composée une nouvelle fois par Brian Tyler, colle bien avec son sujet même si elle prend très peu de risque. La musique se fait quand même un chouïa plus discrète ce que j’ai apprécié car ça faisait moins clip pour MTV. D’une manière générale, il y a quelque chose dans la photographie qui me plait aussi même si il aurait été intéressant d’exploiter le même visuel que le court métrage d’une vingtaine de minutes « Los Bandoleros » de 2009 réalisé par Vin Diesel qui introduit bien ce quatrième volet tout en expliquant la scène d’ouverture de ce dernier.

Pour résumer, malgré ses défauts « Fast and Furious 4 » rehausse un peu le niveau de la saga. C’est regrettable que du point de vue du rythme ça avance en dent de scie car sinon on est en présence d’un film vraiment très divertissant qui a tout pour plaire et où on retrouve un peu la fraicheur et la naïveté du premier film. Le fait de retrouver le casting original, Vin Diesel en tête, y es pour beaucoup en tout cas et j’ai vraiment passé un bon moment même si au fond de moi, je suis convaincu qu’il y avait matière à faire quelque chose de vraiment meilleur. Je suis donc sorti de ma salle de cinéma satisfait du film que j’ai vu mais quand même un brin frustré par ce goût d’inachevé. Dommage mais pour les amateurs du genre ça reste tout de même un film à voir et c’est le genre de film sans prise de tête que j’apprécie.

3.5/5 (Très bien)

Publicités

2 réflexions sur “Fast and Furious 4

    1. Le premier est pas mal, le deuxième dispensable et le troisième sympathique si ça peut t’aiguiller 😉 Avec le 4, la franchise commence à lâcher le tunning pour assumer son statut de films d’action ce que j’aime bien. Cela ne vole pas haut mais j’aime bien me les refaire de temps en temps 😉

      Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s