Fast and Furious : Tokyo Drift

fast-and-furious-tokyo-driftFast and Furious : Tokyo Drift (The Fast and the Furious : Tokyo Drift). 1 heure 44. États-Unis. Action. Sortie en France le 19 juillet 2006 (le 16 juin 2006 aux États-Unis). Réalisé par Justin Lin avec Lucas Black, Lil’ Bow Wow, Brian Tee, Nikki Griffin, Caroline de Souza Correa, Henry Jaderlund, Keiko Kitagawa, Collin Leonard, Trey Sanford, Don Tai, Sung Kang, Sony Chiba…

Sean Boswell est un risque-tout à qui sa passion immodérée des voitures de sport trafiquées a déjà attiré de sérieux ennuis avec la police californienne. Condamné après un accident, sa seule alternative à la prison est d’accepter la tutelle de son père, militaire de carrière basé à Tokyo.
Étranger dans la ville la plus moderne et la plus sexy du monde, le jeune homme se sent plus exclu que jamais jusqu’au jour où un nouveau copain, Twinkie, lui fait découvrir l’univers secret du drifting – le nec plus ultra des rodéos urbains. Un sport clandestin où l’audace, l’élégance et la fluidité de la conduite sont encore plus appréciées que la simple vitesse. Sean est immédiatement accroché : son style de vie rebelle a trouvé sa parfaite expression dans le drift, ses périlleuses transgressions, son défi permanent aux lois de la physique…

« Le clou qui dépasse attire le marteau. »

Avis écrit le 25 janvier 2011.

Avant la sortie en salles de « Fast and Furious 5 », ce troisième opus de la franchise « Fast and Furious : Tokyo drift », je ne l’avais jamais vu. Pourtant je possédais le Blu-ray et je voyais la jaquette de temps en temps du coin de l’œil mais j’avais vraiment de grosses craintes vis à vis de ce film qui de ce que je voyais, s’annonçait comme un téléfilm sans rien de novateur. L’absence du casting d’origine à beaucoup joué aussi dans le fait que je tarde avant de le découvrir mais, même si ce film est dissociable des autres, je ne voulais pas faire abstraction de cet épisode à l’approche de nouveaux volets et j’ai enfin sauté le pas.

D’un point de vue scénaristique, j’avais été un peu déçu par le précédent volet qui ne faisait que reprendre les acquis en les surdosant au maximum sans apporter quelque chose de réellement nouveau à l’ensemble. Ici, j’ai été agréablement surpris de voir que si le fond est quasiment identique avec des courses de voitures, des jolies filles, etc etc, l’histoire essaye tout de même, avec plus ou moins de réussite, d’apporter quelque chose de nouveau.

En soit, le fait de déménager l’action au Japon s’avère donc être une très bonne idée. On y découvre donc un monde nouveau avec une culture différente et une approche des courses automobiles tout aussi efficace. Il est loin le temps des courses effrénés où la route était large et dégagé, ici on est en présence d’une conduite plus fine, plus délicate qui demande une toute autre maitrise de son véhicule.

En abordant le thème du drift, la franchise réussi donc le pari de se renouveler sans pour autant oublier ses origines ce que j’ai fort apprécié. Le résultat est efficace, divertissant et même si l’usage de certains stéréotypes et la légèreté des dialogues peut parfois frôler le ridicule, je dois admettre que j’ai passé un très bon moment. On ne s’ennuie jamais véritablement devant ce scénario écrit par Chris Morgan certes facile mais qui atteint son simple but de nous divertir en essayant de livrer un ensemble convenable.

Concernant le casting, j’avais déjà du mal avec Paul Walker dans les deux premiers films qui peinait à me convaincre, que j’avais peur de la prestation de Lucas Black (Shaun Boswell). L’acteur arrive toutefois à bien s’en sortir et même si il est loin d’être charismatique, il joue le jeu de façon très correct et se hisse pour moi au même niveau que Paul Walker. C’est correct, il joue son rôle mais c’est vraiment loin d’être transcendant surtout lors de certaines scènes où il manque vraiment de classe (par moment Paul Walker me manquait un peu quand même c’est pour dire).

A ses côtés, le rappeur de service la jouant mec cool est tenu par un Lil’ Bow Wow (Twinkie) qui est bon dans le registre comique de son personnage mais totalement à la ramasse lorsqu’il doit être plus consistant. Très léger, je connais peu ses chansons mais en revanche son jeu d’acteur ne m’a vraiment pas convaincu et je n’ai pas vraiment envie de le revoir un jour dans un autre film. Il tient son rôle mais on l’oublie assez rapidement quand même.

Nathalie Kelley (Neela) est loin, elle aussi d’avoir le glamour et la prestance d’une Michelle Rodriguez ou encore même d’une Jordana Brewster. Avec son personnage de jolie femme qui fait chavirer le cœur du gentil et du méchant, elle fait ce qu’il faut ni plus ni moins ce contentant ainsi du strict minimum syndical. A eux trois (Lucas Black – Lil’ Bow Wow – Nathalie Kelley), j’ai trouvé que c’était léger même si ça passait dans ce film mais je n’ai vraiment jamais ressenti la moindre once d’émotions dans leur jeu ce qui fait que j’ai eu assez de mal à sympathiser avec leurs personnages.

Niveau classe et charisme, il faut pour ma part aller voir du côté de Brian Tee (D.K.) et Sung Kang (Han). Brian Tee joue le méchant de service de bonne façon et même si une nouvelle fois le scénario abuse des stéréotypes (limite il aurait pu dire : « je suis le méchant, faut pas venir me chercher !!! »), l’acteur s’en sort bien et rempli bien l’écran. De son côté, j’ai beaucoup aimé Sung Kang qui n’apparait pas assez à mon goût alors qu’il apporte un véritable plus à l’ensemble. A la fois déconnecté de la réalité tout en ayant les pieds sur terres, son personnage est à mon sens le plus intéressant du film et j’aurais aimé qu’il soit développé un peu plus. Il y avait matière à faire je pense et cela aurait pu entrainer le scénario vers le haut tant le jeu de l’acteur est convaincant.

A noter aussi au passage, Sony Chiba (Oncle Kamata) qui lui aussi montre beaucoup de chose intéressante dans son peu d’apparitions et de Vin Diesel (Dominic Toretto) qui le temps d’un caméo prouve une nouvelle fois qu’il est indispensable à cette franchise. D’ailleurs, après l’avoir vu dans le film, on a presque envie de le supplier de rester plus longtemps à prochaine fois. En une scène, il rend Lucas Black totalement transparent ce qui est assez épatant.

Du côté de la réalisation, je suis bien content que Justin Lin ait pris la caméra à John Singleton. On retrouve ici un style plus clair, plus naturel, plus proche du style de Rob Cohen dans le premier film que j’avais bien aimé et qui rend les différentes courses tout de suite un peu plus réalistes. Exit les couleurs flashy, le fluo à gogo qui pouvait nous rendre épileptique, le réalisateur opte pour un style plus épurée qui visuellement rend le film très beau à regarder.

L’utilisation des lumières dans la ville de Tokyo est parfaitement exploité ce qui met très bien en valeur les différentes voitures qui une nouvelle fois en jette pas mal. Je ne suis pas un grand amateur de voitures (je serais même incapable de faire la différence entre une marque X et une marque Y) mais je dois reconnaitre qu’une nouvelle fois on est en présence de très belles carrosseries.

Certains plans sont très ingénieux comme celui sur le toit d’un immeuble surplombant la ville qui ressemble à une véritable fourmilière où alors celle (un peu plus grosse certes) de la voiture qui fait un dérapage dans la foule qui s’écarte, dégageant une certaine poésie tel un ballet automobile. Après, on retrouve tout un panel de ficelles classiques dans ce genre de production mais sur le coup j’ai vraiment bien apprécié cette mise en scène.

La bande originale composée par Brian Tyler quant à elle opte une nouvelle fois pour un mélange rap de ce qui se faisait à l’époque de sa sortie en salles tout en restant cohérent avec cette franchise. La musique colle donc bien au film même si elle ne prend pas de véritable risque. Cela aurait été assez intéressant de jouer avec quelques sonorités asiatiques je pense afin d’accentuer cette plongée dans une culture différente des autres volets même si il y a quand même une identité musicale propre à ce volet.

Pour résumer, « Fast and Furious : Tokyo drift » est loin d’être le désastre auquel j’avais pensé. D’accord, j’ai toujours une nette préférence pour le premier volet mais cet opus arrive à remonter la barre après un deuxième film qui été décevant malgré son côté divertissant. Ici, c’est toujours efficace tandis que le fond et la forme ont l’air d’avoir cette fois ci été travaillé avec beaucoup plus de sérieux. L’idée de changer de tout au tout n’est donc pas une mauvaise idée même si du point de vue de la distribution on peut se poser la question tant les acteurs peinent à être vraiment solide hormis quelques-uns qui sortent du lot mais qui ne sont pas toujours bien exploités. Ce film a donc été une bonne surprise pour moi et malgré ses défauts, je pense que cela ne me dérangera pas de le revoir une autre fois même si bien sur l’idée de retrouver les héros du premier film dans un quatrième volet me réjouit déjà. Ce n’est pas transcendant mais c’est plaisant.

3/5 (Bien)

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2 réflexions sur “Fast and Furious : Tokyo Drift

  1. J’avais bien aimé celui-ci, surtout parce qu’il se passe au Japon et il me semble qu’il y a quelques jolies courses, sinon je le regarde à cause de Toretto. Comme toi je trouve Paul Waulker pas vraiment bon dans cette série.

    J’ai regardé le 1er de la série hier, et il ne se passe vraiment pas grand chose, le scénario est inexistant et il n’y a pas beaucoup d’effets spéciaux et une seule course !

    Aimé par 1 personne

    1. Disons que Paul Walker se bonifie un peu avec le temps mais que ce n’est pas le principal attrait de cette franchise malgré tout. Maintenant, le 3 est un peu à part puisque Walker n’est pas là et que Diesel ne fait qu’un caméo mais il reste assez fun je trouve. C’est pas mon préféré de la franchise mais il se laisse regarder de façon assez surprenante.

      J’aime bien le premier de mon côté. Il a un côté un peu kitsch avec le temps mais il assume son concept à fond. Après, c’est juste un « Point Break » dans le monde du tunning 😛

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