Fast and Furious 5

fast-and-furious-5Fast and Furious 5 (Fast Five). 2 heures 10. États-Unis. Action. Sortie en France le 4 mai 2011 (le 29 avril 2011 aux États-Unis). Réalisé par Justin Lin avec Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne Johnson, Jordana Brewster, Tyrese Gibson, Gal Gadot, Elsa Pataky, Sung Kang, Matt Schulze, Ludacris, Joaquim de Almeida, Michael Irby, Don Omar, Alimi Ballard, Geoff Meed, Tego Calderon, Yorgo Constantine, Fernando Chien…

Depuis que Brian et Mia Toretto ont extirpé Dom des mains de la justice, ils ont dû franchir de nombreuses frontières pour échapper aux autorités. Retirés à Rio, ils sont contraints de monter un dernier coup pour se faire blanchir et recouvrer leur liberté. Ils se constituent une équipe d’élite, réunissant les pilotes les plus avertis, conscients que leur seule chance d’être acquittés pour bonne conduite nécessite une confrontation avec l’homme d’affaires véreux qui souhaite les voir morts. Mais il n’est pas le seul à leurs trousses. L’impitoyable agent fédéral Luke Hobbs n’a jamais loupé sa cible. Affecté à la traque des fugitifs, lui et son équipe de choc élaborent un implacable dispositif d’assaut destiné à les capturer. Passant le Brésil au crible, Hobbs réalise combien la frontière qui sépare les bons des méchants est ténue. Il doit alors s’en remettre à son instinct pour acculer ses proies et éviter qu’un autre ne les débusque avant lui.

« – T’es fini Toretto.
– Tu veux parier ? »

Avis écrit le 8 mai 2011.

Après un « Fast and Furious 4 » qui avait permis à la franchise de reprendre sa route de belle manière, j’attendais avec une certaine impatience ce « Fast and Furious 5 » qui s’annonçait déjà comme un retour aux sources. C’est ainsi que dès que l’occasion c’est présenté, je me suis dirigé vers la première salle obscure venue pour découvrir ce long métrage en espérant m’en prendre plein la vue.

Dès le début, on nous annonce la couleur en étant plongé directement dans l’intrigue. Pas de temps à perdre en moins de deux minutes montre en main, le scénario écrit par Chris Morgan réussi la prouesse de nous remettre en place l’intrigue, les personnages et nous dire ce qu’ils sont devenus depuis la dernière fois où on les a quittés.

Diablement efficace, on perd ainsi pas de temps car la scène est suivi par une autre qui continue de nous dresser le portrait de ce film avec une scène d’évasion qui nous prouve que rien ne sera laisser au hasard niveau action. En dix minutes le ton est donné et tout ceci, bien que spectaculaire, n’est qu’une infime mise en bouche de ce qui nous attends.

En effet, on sent que la franchise a voulu éviter la surenchère visuelle et la déferlante de courses qu’avait pu nous offrir un « 2 Fast 2 Furious » un brin mitigé. Ici, on retrouve à nouveau un certain intérêt pour les différents personnages de cette aventure comme l’avait déjà fait « Fast and Furious » premier du nom et que l’on commençait déjà à retrouver légèrement à partir de « Fast and Furious : Tokyo Drift ».

Bien sûr, on est loin d’une profondeur philosophique et la plupart des événements sont extrêmement prévisible et téléphonés malgré quelques bonnes surprises savoureuses mais on sent qu’en plus des belles mécaniques, le scénario a voulu donner de l’importance à ses héros ce qui donne au film une plus grande dimension.

Certes, c’est gros mais en même temps c’est jouissif tant on prend son pied du début jusqu’à la fin avec ses personnages attachants et leur code de conduite qui fait que la frontière entre le Bien et le Mal est au final très infime chacun basculant légèrement d’un camp à l’autre. Les scènes d’action sont aussi très efficace, on en a pour notre argent à l’image d’une scène finale avec un coffre-fort d’anthologie qui a tout pour devenir culte avec le temps et qui prouve une nouvelle fois que le but premier de ce film, c’est de se faire plaisir et de nous divertir sans prise de tête.

Avec une bonne dose d’humour juste comme il faut, on n’as alors pas le temps de s’ennuyer et on ne voit pas les plus de deux heures de film passés. Par moments on peut être surpris à avoir quelques rires nerveux devant certaines situations très grosses (mais paradoxalement très plaisante aussi) mais force est de constater qu’on est face à un excellent divertissement qui remplit amplement son cahier des charges à tel point que je l’ai même préféré au premier opus de la saga, indétrônable jusqu’à présent à mes yeux.

Film d’action pur et dur par excellence, chacun peut y trouver son bonheur même les fans de voitures qui pourtant ici sont moins mis en avant comparés aux autres opus et ou le tuning occupe une place nettement moins importante au profit d’une conduite stylisé et très agréable à suivre. Le virage dans la franchise est enfin assumé pleinement. On est dans un film d’action, point barre !

Au casting, on a l’impression qu’on a voulu faire plaisir aux amateurs de la saga en leur donnant une compilation de tous les volets et en ne sélectionnant que les points forts. Si certains manque à l’appel mais trouve une justification au niveau du scénario (d’ailleurs pour ce point il est très important de rester pendant le générique de fin qui nous réserve une belle surprise), on retrouve devant la caméra les principaux acteurs qui ont contribué au succès de la saga à commencer par le trio Vin Diesel – Paul Walker – Jordana Brewster.

Vin Diesel tout d’abord est incroyable en Dominic Toretto. L’acteur prouve une nouvelle fois qu’il est un élément important de la franchise et sans que le film ne repose entièrement sur ses épaules, il reste toutefois indispensable pour la réussite du long métrage. Charismatique et très présent physiquement, c’est le héros du film, celui qui nous fait dire que l’on peut être du mauvais côté de la loi mais être quelqu’un de bien tout de même. J’aime toujours les valeurs que véhicule son personnage, sa morale, sa sagesse et le fait de le retrouver depuis le quatrième film me ravi au plus haut point.

Paul Walker peut en tout cas fortement le remercier. Si le comédien reste bon dans son rôle de Brian O’Conner, c’est en grande partie grâce à Vin Diesel que son personnage et son interprétation n’apparait pas comme étant ridicule (d’ailleurs le deuxième volet montre bien que O’Conner peine à exister à l’écran sans Toretto). Dans cette distribution riche en testostérone, il fait par moment un peu pale figure (même si il reste bien foutu physiquement je l’admets) et ici il sauve les meubles grâce à ses partenaires qui lui donne plus de forces physique et de présence quand il est entouré.

C’est un peu le même défaut que possède Jordana Brewster, jolie et convaincante en Mia Toretto mais qui sans Michelle Rodriguez apparait un peu transparente. Ce n’est pas choquant car on opère ici dans le registre du film d’action sans prise de tête et qu’ils s’en sortent bien quand même malgré tout mais à côté d’acteurs plus imposant, on sent la différence de niveau.

En amour pour le premier film, c’est aussi sympathique de retrouver Matt Schulze qui joue très bien son rôle de Vince. L’acteur en impose sans non plus se mettre trop en avant et j’aime la complexité du jeu de l’acteur qui fait que je n’arrive jamais vraiment à le cerner et à savoir si je dois le croire ou non ce qui rend sa prestation très crédible.

C’est un plaisir aussi de retrouver d’autres acteurs de la franchise comme Tyrese Gibson (Roman Pearce) qui m’a bien fait marrer. Son jeu ne mérite pas un Oscar, c’est très léger, mais il fait peu de fausses notes et s’en sors même beaucoup mieux que dans le deuxième opus. Il reprend son rôle en lui donnant plus de consistance ce qui n’est pas plus mal et qui me laisse penser aussi que cette distribution d’acteurs a été très bien dirigée par un Justin Lin inspiré.

J’ai bien aimé aussi revoir Sung Kang avec son rôle de Han que j’avais apprécié dans le troisième et quatrième film. C’est dommage d’ailleurs qu’une nouvelle fois, il ne soit pas mis beaucoup en avant car le comédien dégage quelque chose de sympathique qui fait que j’aurais aimé le voir plus évolué. Quitte à le réintégré (comme le quatrième film, le cinquième volet se déroule avant l’épisode 3), on aurait pu peaufiner son traitement.

Tout comme Tyrese Gibson, Ludacris s’en sort mieux cette fois ci en Tej et même si il fait plus sourire qu’autre chose c’est un personnage que j’ai bien aimé retrouver et que l’acteur reprend bien. Gal Gadot (Gisele Harabo) quant à elle est un vrai plaisir pour les yeux mais après une première apparition dans ce volet qui auguré de bonnes choses c’est dommage que le scénario la mette un peu plus en retrait la cantonnant dans le rôle de la belle plante qu’il ne faut pas embêter.

Don Omar et Tego Calderon en Rico et Tego aussi sont sympathique mais tout comme Gal Gadot, ils sont moins mis en avant la faute sans doute à un casting qui comporte beaucoup de personnages et qui du coup ne peut pas mettre tout le monde sur le devant de la scène. Leurs participations à ce film restent toutefois fort agréables et nous offrent de bons moments, comique.

Parmi les nouveaux venus, celui qui sort du lot c’est Dwayne Johnson. Je ne suis peut-être pas forcément objectif car c’est un comédien que j’adore mais le voir dans ce film et un pur bonheur et même si on sent que ce rôle de Luke Hobbs a été étoffé pour l’acteur, il livre enfin un adversaire à la taille de Vin Diesel. Les deux montagnes de muscles assurent le spectacle et même si ce n’est pas dans ce volet que Dwayne Johnson peut montrer une nouvelle fois ses talents d’acteurs, il fait une prestation vraiment remarquable je trouve avec une présence à l’écran qui me plait toujours autant. Dans les nouvelles têtes, c’est sans doute le choix que j’apprécie le plus et je suis même bien content du rôle qu’on lui a offert et qui lui va comme un gant comme en témoigne ses dernières scènes à l’écran qui m’ont énormément plu.

Joaquim de Almeida aussi m’as plu en big boss méchant à abattre. Son rôle est très clichés et stéréotypés (j’entends par là plus que les autres) mais il s’en sort très bien en Hernan Reyes. Avec ses faux airs de parrain, je m’attendais presque à ce qu’il me sort que la famille c’est sacré en tuant ses adversaires. L’acteur n’est pas très présent sur l’action mais plus sur l’intrigue en elle-même mais cela ne l’empêche pas de bien exister à l’écran avec des passages que j’ai beaucoup aimé aussi. Il arrive en tout cas (mais ce n’était pas très dur) à vite me faire oublier les méchants des volets 2 et 4.

Elsa Pataky apporte une touche féminine supplémentaire à cette distribution qui n’est pas déplaisante en tout cas même si elle aussi bénéficie à travers son personnage d’Elena Neves de pleins de clichés. C’est pas forcément toujours bien amené, cela aurait pu être plus développé mais la comédienne réussie quand même à bien s’intégrer à ce casting même si là encore, elle aussi fait toute fragile devant tous ses muscles mis en avant durant tout le film. Le reste du casting m’as plu sinon sauf peut-être Michael Irby (Zizi) avec qui j’ai eu un peu de mal à accrocher mais ça vient peut-être du scénario je ne sais pas…

Depuis le troisième volet, Justin Lin est aux commandes derrière la caméra et depuis ce film, j’aime le travail qu’il a accompli. Loin de se reposer sur ses lauriers et les acquis de la saga, le réalisateur se renouvelle sans cesse et après avoir réussi une bonne transition pour revenir vers le style de Rob Cohen qui avait contribué à la réussite du premier film, il s’approprie cette fois totalement cette œuvre en nous livrant une nouvelle vision, une nouvelle mise en scène qui change surtout au niveau du dynamisme apporter à l’ensemble.

Esthétiquement, c’est vraiment parfait. Très fluide, le montage est très agréable et se montre un minimum sérieux quand le scénario l’exige pour devenir explosif lors des scènes d’action. Le mélange entre les deux se fait de la meilleure manière qui soit et même si certaines scènes sont très grosses, cela passe comme une lettre à la poste tant on se laisse embarquer dans cet air de jeux qui assume totalement l’excentricité de son scénario.

Les plans sont riches et variés tandis que les décors de Rio sont bien exploités et permettent de bien différencier les univers par rapport aux autres volets. C’est ainsi que les favelas nous offre une certaine oppression qui fait que l’on se sent poursuivis nous aussi et une légère claustrophobie qui est accentué par le fait que les personnages ne puissent pas utiliser leurs bolides aussi facilement qu’avant dans ses lieux.

Les bolides justement sont une nouvelle fois des personnages à part entière même si le tuning est nettement moins mis en avant avec un style de conduite qui est propre à chaque véhicule. J’ai beaucoup aimé aussi le travail qui a été fait sur la lumière qui rend l’ensemble chaleureux mais jamais étouffant tout comme sur la photographie très belle qui nous donnerait presque envie de partir en voyage également.

Les différentes courses poursuites, qu’elles soient à pieds ou motorisés sont superbement bien chorégraphié tout comme les combats à l’image de l’affrontement entre Vin Diesel et Dwayne Johnson qui est anthologique lui aussi. Les effets visuels sont travaillés avec beaucoup de maitrise et rendent les scènes d’action très plaisante à voir comme justement la fameuse scène finale justement qui m’as fait penser à la fusillade dans « Heat » (même si le traitement est différent et qu’il n’y a pas de comparaisons à faire) tant le passage est marquant et mis en scène avec brio.

La musique composée par Brian Tyler est très belle aussi. Même si le style reste le même qu’avant, les thèmes musicaux sont quand même nettement moins lourd et étouffant et évite de tomber dans le piège d’un rap ou d’un RnB gratuit qui n’aurait rien apporté au film si ce n’est que de surfer sur une mode. Visuellement en tout cas j’ai trouvé que la mise en scène était d’un excellent acabit et tout comme le scénario, elle avait même réussi à dépasser le niveau du premier film que j’avais adoré.

Pour résumer, avec « Fast and Furious 5 » je m’attendais à un bon divertissement honnête et j’ai eu le droit à une tuerie particulièrement jouissif qui m’a fait passer un excellent moment de cinéma sans que je ne voie le temps passé. Surpassant le premier volet que je pensais indétrônable jusqu’à présent, Justin Lin continue de redorer le blason d’une franchise qui décidément a réussi à retrouver son souffle et à véritablement commencer à partir de ce cinquième film qui nous laisse présager de suites qui je l’espère seront tout aussi plaisante. En se débarrassant de tout ce qui plombé la franchise pour ne garder que le meilleur, on a un produit brut qui se hisse comme étant à ce jour le meilleur film d’action de 2011 que j’ai pu voir, un film décomplexé qui remplit haut la main ses objectifs. Un film d’action sans prise de tête comme je les aime et que je reverrais très certainement avec beaucoup de plaisir tant j’ai pris mon pied devant le spectacle proposé. Les amateurs de la franchises tout comme ceux qui veulent voir un film d’action tranquille sans avoir vu forcément les autres opus en auront pour leur argent et passeront je pense un excellent moment devant ce divertissement.

4.5/5 (Grand Film)

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