Iris

irisIris. 1 heure 39. France. Thriller. Sortie en France le 16 novembre 2016. Réalisé par Jalil Lespert avec Romain Duris, Charlotte Le Bon, Jalil Lespert, Camille Cottin, Adel Bencherif, Sophie Verbeeck, Hélène Barbry, Jalis Laleg, Violeta Sanchez, Gina Haller…

Iris, la femme d’Antoine Doriot, un riche banquier, disparaît en plein Paris. Max, un jeune mécanicien endetté, pourrait bien être lié à son enlèvement. Mais les enquêteurs sont encore loin d’imaginer la vérité sur l’affaire qui se déroule sous leurs yeux.

« – Qu’est-ce qui m’empêche d’aller voir les flics et de leurs dire la vérité ?
– Quelle vérité ? »

Avis écrit le 20 novembre 2016.

Je ne suis pas un grand amateur de Jalil Lespert mais je dois avouer que depuis que j’ai vu sa bande annonce, son film « Iris » me tentait bien. Cela avait l’air d’un thriller sulfureux intéressant et en prime, je suis déjà beaucoup plus friand de Romain Duris et Charlotte Le Bon qui peuvent me faire déplacer en salles. C’est dans cet état d’esprit que j’ai eu envie de tenter le coup.

Et à ma sortie de la séance, je dois avouer que je suis un peu frustré. Je profite même d’avoir encore un peu mes idées chaudes en tête car depuis le générique de fin, avec un peu plus de recul, ma frustration ne fait même qu’augmenter et je préfère écrire ses lignes avant d’être peut-être trop dur avec ce long métrage.

En effet, il y a beaucoup trop de petits détails dans ce scénario écrit par Andrew Bovell, Jérémie Guez et Jalil Lespert qui m’ont embêté pour que je puisse faire l’impasse dessus. A mes yeux, le résultat est beaucoup trop caricatural. Si l’on ressent les différentes inspirations du réalisateur, j’ai eu l’impression d’avoir un film assez classique et prévisible qui joue avec les codes du genre sans jamais réussir à se créer sa propre identité.

Je ne vais pas trop en dire car je ne veux pas spolier mais dès le début, j’ai eu l’impression que l’on voulait m’annonçait la fin. Sans surprise, j’ai même eu la sensation parfois d’être un simple voyeur avec son ambiance érotico-fétichiste que je trouve par moment assez mal exploité. Maintenant, ce n’est pas catastrophique non plus, ça se laisse suivre et il y a malgré tout une ambiance et une tension qui est là mais l’ensemble manque cruellement d’âme pour m’emmener avec lui dans son jeu de manipulation et de désir.

Pourtant, le duo vedette Romain Duris (Maxime Lopez) – Charlotte Le Bon (Claudia) fait le boulot. Le premier est toujours aussi impeccable et charismatique tandis que j’ai apprécié de voir la seconde dans un registre dans lequel je ne suis pas habitué à la voir. Il y a parfois quelques petites maladresses et autres imperfections dans l’interprétation mais ils s’en sortent suffisamment bien pour limiter la casse. Si je n’ai pas plus détesté que ça ce film, je pense que je dois remercier en grande partie ses deux comédiens.

Parce qu’en revanche, le reste de la distribution m’a moins convaincu à commencer par un Jalil Lespert (Antoine Doriot) que je n’ai jamais trouvé crédible. Je ne sais pas si c’est parce que de base son jeu ne me plait jamais plus que ça mais j’ai trouvé l’acteur assez fade et peu crédible. C’est encore plus frustrant concernant Camille Cottin (Nathalie Vasseur) que j’adore pourtant mais que je n’ai absolument pas trouvé à sa place ici.

Encore derrière, le casting s’avère être une succession de transparence que j’ai trouvé inutile voir même anecdotique. Adel Bencherif (Malek Ziani) ne dégage aucune complicité, aucune alchimie dans son duo avec Camille Cottin par exemple tandis que Sophie Verbeeck (Nina Lopez) aurait pu être absente de cette distribution que cela m’aurait fait le même effet.

Côté réalisation, Jalil Lespert nous propose quelque chose qui se regarde avec un Paris glacial et une photographie élégante qui habille bien son thriller. Néanmoins, il ne parvient jamais à s’échapper des ficelles du genre. De Palma, Hitchcock voir même Fincher, on ressent ses différentes références durant notre visionnage sans jamais ressentir malheureusement une véritable « touche » Jalil Lespert.

Après encore une fois, ce n’est pas honteux. Niveau thriller érotique, c’est même visuellement plus intense qu’un « 50 nuances de Grey ». J’ai trouvé qu’il y avait une bonne ambiance, une bonne tension, une bonne atmosphère mais cela ne suffit pas pour que je sois pris dans ce récit. Tout ceci associé à un scénario qui accumule en plus les facilités, ça ne m’a pas aidé. Quant à la musique signée Dustin O’Halloran et Adam Wiltzie, elle ne m’a pas non plus paru beaucoup plus mémorable.

Pour résumer, en sortant de ma séance j’ai éprouvé une réelle frustration devant ce « Iris ». Avec le recul, je trouve même que je suis peut-être un chouia généreux dans ma notation et un second visionnage pourrait peut-être lui être fatal. Il y a plein de petits détails et de caricatures que ce soit dans l’intrigue, l’interprétation ou la mise en scène qui m’ont gêné. Individuellement, ce n’est pas non plus un désastre mais mis bout à bout, l’accumulation est bien trop grande pour moi et cela a gâché mon plaisir. Reste que le duo Romain Duris – Charlotte Le Bon n’est pas inintéressant dans ce film qui parvient quand même à crée une petite tension, c’est déjà ça…

2.5/5 (Moyen)

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2 réflexions sur “Iris

    1. C’est sûr ! Après, j’ai déjà vu bien pire c’est juste qu’au regard du casting et avec une bande annonce qui m’avait vraiment mis l’eau à la bouche, je suis resté sur ma faim. Un second visionnage plus tard, avec le recul, en sachant à quoi m’attendre, me rendra peut-être ce film un peu pus agréable… ou pas ^^

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