King Kong (1933)

king-kong-1933King Kong. 1 heure 35. États-Unis. Fantastique – Aventures. Sortie en France le 29 septembre 1933 (le 7 avril 1933 aux États-Unis). Réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack avec Fay Wray, Robert Armstrong, Bruce Cabot, Frank Reicher, Sam Hardy, Noble Johnson, James Flavin, Victor Wong, Steve Clemente…

Figurante sans travail, la blonde Ann Darrow est engagée par le réalisateur Carl Denham pour être la vedette de son prochain film. Le Venture, le navire commandé par le capitaine Englehorn et qui comprend toute l’équipe, atteint Skull Island, une île mystérieuse où vivrait une créature légendaire vénérée par les indigènes et appelée Kong.
Durant le voyage, Ann tombe amoureuse de John Driscoll, le second du bateau. Une fois débarqués, les explorateurs sont aussitôt repérés par les indigènes et font marche arrière. Mais ces derniers enlèvent Ann, la « femme aux cheveux d’or », et l’attachent pour l’offrir en sacrifice à Kong.
Au moment où ses compagnons arrivent pour la délivrer, un singe gigantesque saisit la jeune fille et disparaît dans la forêt. Denham et ses hommes se lancent alors à la poursuite de King Kong.

« Je vous dis qu’il y a quelque chose derrière ce mur que l’homme blanc n’a jamais vu… »

Avis écrit le 24 novembre 2016.

Comme pour le remake de Peter Jackson, j’avais déjà écrit un avis sur le « King Kong » de 1933 (qui devait aussi dater de 2005 d’ailleurs) mais après relecture et n’étant pas satisfait de sa forme (car le fond n’as grossièrement pas changé), j’ai profité d’avoir revu ce grand classique du cinéma américain pour le réécrire. Quoiqu’il en soit, comme j’en gardais un très bon souvenir de ce long métrage, c’est avec un grand plaisir que je me le suis remater.

Car il faut dire que malgré le temps qui passe (à ce jour, il a quand même 86 ans !!!), le film n’a pas volé son statut de film culte. Film de monstre par excellence, je suis toujours autant captivé par ce scénario écrit par James A. Creelman et Ruth Rose, d’après une idée de Merian C. Cooper et Edgar Wallace. Depuis, de l’eau à couler sous les ponts, ce genre d’histoire peut paraître même un brin gentillet mais remise dans son époque, je trouve qu’il dégage une aura qui me fascine.

Ce récit va à l’essentiel en nous proposant son lot d’action, d’aventures et de romance. On a beau connaître l’issue avec ce final qui est rentré au panthéon du septième art, la magie du cinéma opère. Je dois bien avouer que je suis incapable d’expliquer ce phénomène. Cette œuvre a du charme et représente une partie du cinéma qui me fait rêver dans son plus simple appareil, celui de nous divertir.

Devant la caméra, Kong est bien évidemment la star et comme toute star, il sait se faire désirer mais une fois qu’il apparait, on en a pour notre argent. Il y a un mystère qui entoure les origines de Kong qui me plait beaucoup tout comme le sous-texte que l’on peut retrouver dans ce scénario sur cette façon qu’à l’Homme de vouloir faire des profits et de se poser comme un conquérant partout où il va que je trouve intelligent. La stop motion de Willis H. O’Brien pour Kong me plait beaucoup aussi.

En attendant, celle qui attire la lumière à elle, c’est Fay Wray (Ann Darrow). Très légère, elle est très bonne dans le rôle de cette héroïne en détresse. C’est vrai que psychologiquement, comme pour les autres personnages, c’est un peu léger, mais là encore, quand je remets ce film dans son époque, je trouve ça pas mal.

Robert Armstrong (Carl Denham) s’en sort très bien lui aussi dans la peau de ce cinéaste passionné prêt à aller au bout de ses idées. On pourrait toujours en avoir plus mais il reste cohérent avec le spectacle que l’on nous propose. Je trouve qu’il forme un duo plutôt bien équilibré avec Bruce Cabot (Jack Driscoll), le grand sauveur de la demoiselle en détresse. Si le reste de la distribution fait ce que l’on attend d’elle, je retiendrais aussi Frank Reicher (le Capitaine Englehorn) que j’ai bien apprécié.

Bien que je n’aie rien contre les versions françaises en générale, ce long métrage fait quand même parti de ceux que je conseille fortement en version originale surtout que la version française d’origine est amputée d’une dizaine de minutes. Je n’ai rien contre les doubleurs français mais, même en remettant ce film dans son contexte, on est en présence d’un film des années 30 avec son lot d’exagération dans le jeu qui colle avec le traitement très caricatural des personnages. Personnellement, je trouve que cela a son charme et cela s’accentue encore plus en version originale.

La réalisation de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack est également excellente. Alors oui, je me répète, cela a pris un coup de vieux mais pour un film des années 30, je veux bien croire que ce film ait fait son effet à son époque. On était encore aux prémices des effets visuels mais le résultat n’en demeure pas moins très bon.

Le film regorge de plans iconiques qui continuent de marquer l’esprit de nombreux cinéphiles à travers le monde. D’ailleurs, ayant revu le remake de Peter Jackson il y a peu, c’est assez dingue de voir qu’au final le remake ne trahi vraiment pas l’œuvre de 1933 avec de nombreux plans que l’on retrouvait déjà dans le film de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack (même si en 2005, visuellement c’est un peu plus actualisé).

Rien que les scènes dans la jungle sont magnifiques. On est vraiment en expédition et cela même si les différentes incrustations se font ressentir. La faune qui peuple cette jungle peut bien sûr prêter à sourire maintenant mais ils sont vraiment présents dans un tout que je trouve très cohérent. Même Kong s’avère surprenant dans son animation. L’époque fait que sa gestuelle et son regard est un peu limité mais malgré tout, ce n’est vraiment pas honteux et cela apporte du charme et une poésie supplémentaire.

A mon sens (et je parle en tant que simple amateur, simple spectateur lambda), la mise en scène est brillante car procuré un tel effet après tant d’années, cela relève vraiment de la prouesse technique. Après avoir vu ce long métrage, on n’est vraiment pas surpris qu’il soit considéré encore aujourd’hui comme une référence. Quant à la musique de Max Steiner, je la trouve aussi jolie que les différents costumes qui m’ont eux aussi beaucoup plu.

Pour résumer, même en réécrivant mon avis, lorsque je me relis, je me trouve toujours aussi maladroit. La sensation que procure ce « King Kong » de 1933 est vraiment surprenante. Dans son fond, c’est un peu léger et il suffit de voir le remake de 2005 pour voir la qualité du travail de Peter Jackson qui développe beaucoup plus le récit sans dénaturer l’œuvre d’origine. L’interprétation légère joue dans l’excès avec un style théâtrale très années 30 qui donne beaucoup de charme aussi. Quant à la forme, elle a pris un coup de vieux visuellement mais force est de constater qu’elle s’avère toujours aussi efficace et intelligente. Tant de chose ont déjà été dite sur ce « King Kong » de 1933 que de mon côté, je me contenterais juste de finir par le film que c’est un très grand film à voir et à revoir, qui mérite amplement son statut de film culte et dont la magie opère toujours sur moi malgré les années.

4.5/5 (Grand Film)

Publicités

2 réflexions sur “King Kong (1933)

    1. Oui et je le souligne dans mon avis consacré au film de Jackson que sa relecture est réussie. Il prend même encore plus de force quand on revoit l’original un peu avant je trouve. Quant à ce film de 1933, oui il date un peu et ses effets peuvent faire sourire mais pour l’époque, il y a une telle maitrise que ce n’est pas surprenant de voir qu’aujourd’hui encore, c’est une référence dans son genre 😉

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s