Un justicier dans la ville 2

un-justicier-dans-la-ville-2Un justicier dans la ville 2 (Death Wish 2). 1 heure 28. États-Unis. Thriller. Sortie en France le 10 mars 1982 (le 20 février 1982 aux États-Unis). Réalisé par Michael Winner avec Charles Bronson, Jill Ireland, Robin Sherwood, Vincent Gardenia, Ben Frank, Silvana Gallardo, Thomas F. Duffy, Laurence Fishburne, E. Lamont Johnson, Kevyn Major Howard, Stuart K. Robinson, Buck Young…

4 ans après les événements de New-York, l’architecte Paul Kersey vit désormais à Los Angeles avec sa nouvelle compagne, la journaliste Geri. Carol, sa fille, est toujours traumatisée. Elle ne prononce plus un mot depuis son agression et vit dans une clinique spécialisée. Kersey a définitivement laissé de côté ses pulsions meurtrières, mais le jour où il se fait violemment agresser et voler son portefeuille par des voyous, le destin le rattrape de nouveau. La bande de voyous se rend à son domicile et viole la gouvernante de Kersey. Lorsque celui-ci rentre chez lui, il se fait de nouveau agresser et sa fille se fait enlevée. Après un second viol et lors de sa fuite, Carol met fin à ses jours. Fou de douleur et ayant en tête le visage de ses agresseurs, Kersey renoue avec son passé pour une soif de vengeance et une justice expéditive dans les rues sombres de Los Angeles…

« – Tu crois en Jésus Christ ?
– Oui, j’y crois.
– Tu vas le voir de près ! »

Avis écrit le 27 novembre 2016.

Alors que je vais devoir patienter un peu avant de découvrir les trois derniers volets à ce jour de la franchise car je ne les ai pas en dvd, j’ai tout de même profité que j’avais la deuxième aventure de Paul Kersey pour voir dans la foulée du premier film « Un justicier dans la ville 2 ». Sachant que pour ce genre de projet, les suites sont souvent casse gueule, j’espérais juste pouvoir me divertir un minimum devant un vigilante movie.

Globalement, ce fut le cas. Le scénario écrit par David Engelbach est certes un peu moins fin dans sa profondeur que son prédécesseur mais il a au moins le mérite de se laisser regarder. Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Reprenant quasiment la même trame que le premier film (on s’y attendait), j’ai eu un peu de mal à accrocher à l’ouverture.

Ici, plus qu’un malaise, l’agression qui va lancer l’intrigue m’a paru totalement gratuite dans sa présentation. Certes, comme auparavant on y retrouve une brutalité dans sa violence qui sert son propos mais cette fois-ci, ça m’a gêné car elle nous ait montré avec un petit côté voyeur que j’ai vraiment trouvé détestable. Pour être honnête, jusqu’à la scène de la défenestration, j’ai trouvé ce film malsain de façon gratuite et le sous-texte ne parvenait jamais à me marquer là où le premier film avait su trouver un certain équilibre.

Après fort heureusement, ça va un peu mieux. On n’est pas dans du chef d’œuvre, le fond est clairement moins bien exploité, on utilise des ficelles prévisibles jusqu’à un final que l’on a déjà vu mais au moins, on a le spectacle que l’on vient voir. Le film de vengeance démarre, plus qu’une histoire de justice aléatoire, on a le droit à une simple vendetta personnelle mais j’admets que c’est plaisant de voir Paul Kersey ressortir flingues et moustaches pour tuer du voyou.

L’impact est moins fort car là, on est plus dans le divertissement simpliste. Les thèmes de la franchise sont là mais on ne se prend pas beaucoup la tête pour les exploiter. On lance bien quelques débats mais on ne tente pas d’aller plus loin. Les médias, la police, le regard de la société… Cette fois-ci, ce ne sont que de simples accessoires mais bon, le film fonctionne un minimum donc je ne vais pas me plaindre.

Même si je continue de ne pas être spécialement fan de Charles Bronson (Paul Kersey), ça fait quand même plaisir de le retrouver ici. Cela donne une légitimité à cet épisode puis malgré tout, l’acteur gagne quand même en charisme avec le temps avec sa « gueule de cinéma » si atypique. Son personnage ne fonctionne pas toujours dans sa démarche (pour être honnête, j’ai eu du mal à me rappeler qu’il avait perdu femme et enfant…) mais il incarne quand même une certaine époque qui m’amuse tout en portant une nouvelle fois le succès de ce film sur ses épaules.

Pour le reste, et bien on n’a toujours pas grand-chose à se mettre sous la dent. C’est quand même amusant de retrouver Vincent Gardenia (Frank Ochoa) même si je ne comprends pas toujours ce qui le motive et pourquoi on s’obstine à le faire tousser… Quant à Jill Ireland (Geri Nichols), sans être mémorable, je l’ai trouvé très agréable et j’aurais bien aimé qu’elle ait un peu plus d’importance dans les actes de notre héros, sur le questionnement qu’il peut être amené à se poser.

A noter que notre bande de loubards qui va subir l’expédition punitive de Paul Kersey m’a fait sourire dans sa caricature du voyou des années 80, le look n’aidant pas. Là encore, j’aurais aimé un meilleur traitement le dosage violence – stéréotype étant assez mal dosé mais après avoir découvert les premiers pas de Jeff Goldblum au cinéma dans le premier volet, cela m’a fait sourire de découvrir l’un des premiers rôles de Laurence Fishburne (Un voyou).

Histoire d’assurer une certaine continuité, on retrouve derrière la caméra Michael Winner (À l’origine le producteur Menahem Golan devait réaliser le film mais ce ne fut pas du goût de Charles Bronson qui s’y refusa). Si dans cet épisode j’ai trouvé qu’il y avait moins de plans marquants, dans l’ensemble, le cinéaste manie bien sa caméra.

Pour la violence, il sait créer le malaise même si encore une fois, j’ai trouvé que c’était souvent gratuit ici. La photographie, la lumière, les décors, les costumes… suivent eux aussi assez bien leur époque ce qui peut apporter à ce projet un petit charme supplémentaire avec le temps. Niveau rythme, c’est un peu plus dynamique avec plus d’action.

Je ne boude pas mon plaisir vu que je regrettais une certaine lenteur auparavant mais force est de constater que cela se fait au détriment de la psychologie des personnages. Ce défaut me ferait presque remonter d’ailleurs le premier film dans mon estime. Quant à la bande originale composée par Jimmy Page, je l’ai trouvé un peu plus irritante cette fois-ci. Cela ne m’a pas gâché mon visionnage mais cela ne rend pas service au le long métrage à mes yeux.

Pour résumer, « Un justicier dans la ville 2 » n’est pas aussi catastrophique que ce que j’aurais pu craindre. Ceci dit, ce n’est pas pour autant que cela en fait un film réussi. Néanmoins, si cet épisode perd beaucoup en profondeur dans son scénario, il n’en reste pas moins un divertissement qui se laisse regarder avec un certain plaisir pour ce qui est de revoir Charles Bronson en justicier. Dommage que l’ouverture soit très mal amené et que l’on n’exploite pas la force du premier film qui s’avère bien meilleur mais je ne regrette pas en tout cas mon visionnage.

3/5 (Bien)

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