Stand by me

stand-by-meStand by me. 1 heure 25. États-Unis. Drame. Sortie en France le 25 février 1987 (le 8 août 1986 aux États-Unis). Réalisé par Rob Reiner avec River Phoenix, Wil Wheaton, Jerry O’Connell, Corey Feldman, Kiefer Sutherland, John Cusack, Richard Dreyfuss, Casey Siemaszko, Kent W. Luttrell, Gary Riley, Bradley Gregg, Jason Oliver, Marshall Bell, Frances Lee McCain, Bruce Kirby, William Bronder, Scott Beach…

Un événement peu ordinaire va marquer la vie du jeune Gordie Lachance. Au cours de l’été 1959, un adolescent a disparu mystérieusement dans l’Oregon. Gordie et ses inséparables copains, Chris, Teddy et Vern savent qu’il est mort pour avoir approche de trop prés la voie ferrée, un train l’a heurté. Son corps git au fond des bois. C’est le frère de Vern qui l’a découvert. Les enfants décident de s’attribuer le scoop et partent pour la grande foret de Castle Rock. Cette aventure va rester pour Gordie et ses trois amis la plus étrange et la plus exaltante de leur vie.

« Je n’ai jamais plus eu d’amis comme ceux que j’ai eu lorsque j’avais 12 ans. Bon sang, n’est-ce pas là le cas pour tout le monde ? »

Avis écrit le 13 décembre 2016.

On a eu beau m’en parler des dizaines de fois, je n’avais jamais eu l’occasion de découvrir avant aujourd’hui « Stand by me ». On m’en faisait tant d’éloges que j’avais un peu peur d’être déçu et le fait de le découvrir tardivement accentuait davantage cette crainte. J’avais tout simplement peur de découvrir un film que je n’avais pas vu à temps. Pourtant, profitant d’une promotion, je me suis procuré le Blu-ray de ce film et c’est ainsi que je me suis retrouvé devant.

Autant vous dire tout de suite que la peur s’est vite envolée. J’ai tout de suite accroché à ce scénario écrit par Raynold Gideon et Bruce A. Evans, d’après le récit « Le Corps » paru dans le recueil « Différentes Saisons » de Stephen King. Je me suis tout de suite plongé dans cette bande de potes qui aiment se chamailler mais qui s’aime avant tout.

J’ai pris un malin plaisir à retomber dans une enfance et une insouciance qui me rend nostalgique. Ce regard naïf porté sur le monde qui nous entoure a su me toucher. De plus, j’ai vraiment aimé voir l’évolution que cette histoire nous propose. Car c’est bien de ça qu’il s’agit ici. On suit ses potes qui à travers leur voyage initiatique vont quitter le monde de l’enfance et grandir avec un futur qui s’ouvre à eux qui offre autant d’espérances que de craintes.

La mort, les études, les amis, l’importance du regard d’un adulte sur un enfant, les liens familiaux, cette envie de bien faire et d’avoir l’estime de ses proches… Chacun de ses quatre potes à son propre chemin a tracé, chacun suit indéfiniment sa voie comme ils suivent ses rails sans trop savoir à quoi ça va les mener. Chacun va à travers ce voyage évolué, changer son regard, s’ouvrir ou se refermer bien au contraire.

Et c’est là que le scénario puise sa force. Au final, on s’en moque totalement du but du voyage. D’ailleurs, avec le recul, on pourrait même penser que l’issue est bâclée ou du moins montré de façon expéditive. Non, le véritable intérêt comme le dit le célèbre proverbe, ce n’est pas la destination mais le voyage. Et avec eux, j’ai pris du plaisir à effectuer ce voyage riche en émotion avec ses rires, ses larmes, ses pensées, son amour, son innocence. Le film a beau avoir une dimension dramatique, il a un petit côté feel good movie qui me plait.

Il faut dire qu’il est porté par une bande de jeunes acteurs (du moins à l’époque) qui est excellent. J’ai tout de suite eu de la sympathie pour Wil Wheaton (Gordie Lachance) dont la légèreté reste touchante. J’ai beaucoup aimé aussi le regretté River Phoenix (Chris Chambers) dans la peau de ce faux dur – vrai frère. On a envie de suivre ce duo les yeux fermés et il y a quelque chose qui me plait énormément dans leur amitié.

Avec eux, j’ai trouvé ça assez amusant de découvrir Jerry O’Connell (Vern Tessio) dans son premier long métrage. De mémoire, c’est d’ailleurs la première fois que je le découvre aussi jeune dans un film. Il a une bouille qui me fait bien marrer, il fait un peu office de clown de service mais il a son importance dans ce groupe. Corey Feldman (Teddy Duchamp) a lui aussi son importance. J’avoue que son « énergie » m’a un peu agacé au début mais quand on voit son jeu dans son ensemble, je trouve ça pas mal du tout et plus fin qu’il n’y parait.

Pour le côté plus « adulte », Kiefer Sutherland (Ace Merril) joue très bien le jeune délinquant qui se moque de tout. La terreur de la petite ville et leader incontesté de sa bande d’écervelés qui le suive sans réfléchir. J’ai bien aimé également John Cusack (Denny Lachance) que l’on voit au final très peu mais dont la présence dans cette histoire se fera ressentir tout le long. Quant à Richard Dreyfuss (Gordie Lachance, adulte), il n’apporte pas forcément grand-chose hormis son nom mais il fait néanmoins bien son job.

Rob Reiner pose un regard très juste en tout cas sur cette histoire. Sa mise en scène est soignée, élégante, chaleureuse avec des plans d’une très grande beauté qui exploite magnifiquement bien les différents décors. Même la photographie est soignée. Le long métrage a beau avoir 30 ans, je trouve qu’il vieillit vraiment bien. Il y a bien sûr quelques incrustations légères comme la fameuse scène sur le pont mais cela donne davantage de charme à ce film sans jamais être risible.

En fait, la réalisation évolue au même titre que le scénario. La caméra voyage avec cette bande de potes et nous permet d’avoir ce regard qui fait que l’on se sent à l’intérieur de ce groupe, suivant nous aussi la voie ferrée. On ne perd jamais ce regard d’enfant qui va évoluer mais l’on reste sérieux dans le traitement. C’est vraiment très beau et très agréable à suivre.

Le montage est lui aussi parfait. Avec une durée assez courte, on n’a jamais le temps de s’ennuyer. Les différentes scènes s’enchainent très bien et, exception faite du final expéditif, tout semble bien millimétré. Chaque scène à son importance, sa justification. Quant à la bande originale composée par Jack Nitzsche, c’est elle aussi une invitation au voyage dans cette époque nostalgique. Au-delà du thème phare « Stand by me » interprété par Ben E. King qui est très bien utilisé, le reste des musiques s’avèrent également bien choisies et excellente.

Pour résumer, si je n’ai qu’un seul regret avec « Stand by me », c’est de l’avoir découvert trop tard. C’est typiquement le genre de long métrage qui me botte, le genre de film qui ne me laisse pas insensible et dont j’apprécie l’ambiance et les émotions qu’il réveille en moi. Efficace de bout en bout, le film de Rob Reiner vieillit très bien et ce fut vraiment plaisant de sympathiser avec ses quatre jeunes. Peu importe la destination, c’est le voyage que l’on retient et qui marque nos esprits. Un film qui vaut clairement le détour.

4.5/5 (Grand Film)

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4 réflexions sur “Stand by me

    1. Pour être honnête, n’étant pas un grand lecteur, je n’ai jamais lu de Stephen King si ce n’est un roman que j’ai oublié (« Chantier » écrit sous son pseudonyme il me semble). Cependant au cinéma, il y a ses adaptations que je trouve ennuyeuse et d’autres particulièrement réussi. Là, on est clairement dans la seconde catégorie. C’est un film que je reverrais d’ailleurs avec grand plaisir et dont je ne regrette pas mon acquisition en Blu-ray 😉

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