Le justicier braque les dealers

le-justicier-braque-les-dealersLe justicier braque les dealers (Death Wish 4 : The crackdown). 1 heure 39. États-Unis. Action. Sortie en France le 23 mars 1988 (le 6 novembre 1987 aux États-Unis). Réalisé par J. Lee Thompson avec Charles Bronson, Kay Lenz, Dana Barron, Perry Lopez, John P. Ryan, George Dickerson, Danny Trejo, Tom Everett, Tim Russ, Mike Moroff, Dan Ferro, Soon-Teck Oh…

Paul Kersey vit désormais avec Karen et la fille de celle-ci, Erica. Mais l’adolescente succombe à une overdose. Paul ne tarde pas à identifier et à abattre le dealer responsable. Il est bientôt contacté par un certain Nathan White, qui a vécu un drame identique au sien et lui propose de mettre fin aux agissements des deux gangs qui contrôlent le marché local de la drogue. Il lui offre de financer entièrement cette croisade et lui remet des dossiers sur les revendeurs et leurs chefs. Paul se met aussitôt au travail…

« – Eh, enfoiré ! Qui tu es ?
– Crève ! »

Avis écrit le 19 décembre 2016.

J’ai eu un peu de mal à trouver la suite de la franchise consacré au justicier en dvd mais j’ai enfin réussi à les avoir. Voilà pourquoi j’ai enfin pu continuer mon incursion dans cette saga avec la quatrième aventure de Paul Kersey et son titre qui envoie du rêve : « Le justicier braque les dealers ». Autant vous dire que je n’en espérais pas grand-chose.

Et c’est sans doute pas plus mal car du coup, c’est dans cet état d’esprit que j’ai découvert ce scénario écrit par Gail Morgan Hickman. Après un troisième opus totalement jouissif tant il virait dans le grand n’importe quoi, ce nouvel épisode décide de calmer un peu le jeu. Cela ne veut pas forcément dire que l’on fait dans la dentelle pour autant.

L’histoire continue de multiplier les facilités scénaristique et autres délires d’un film d’action qui s’assume totalement. C’est gros, ce n’est pas crédible pour un sou, c’est souvent tiré par les cheveux pour créer des liens, cela répond toujours à la même rythmique mais malgré tous ses défauts, cela se laisse regarder du coin de l’œil.

Alors oui, en tant que spectateur, on peut dire adieu à toute once de psychologie. Il suffit de voir le plan final qui tente de créer une émotion pour notre justicier avant de s’en moquer totalement. Mais tant pis, si l’on rentre dans le délire il y a vraiment de quoi voir ça d’un œil amusé comme l’on regarderait un obscur téléfilm de seconde partie de soirée sur le câble un samedi soir. Ce n’est pas fait pour être mémorable, ça remplit son cahier des charges en guise d’action et puis c’est tout.

Le plus drôle dans tout ça, c’est que j’ai la sensation que Charles Bronson (Paul Kersey) y croit en son personnage. Il faut dire que l’acteur à la moustache a bien aidé à créer la mythologie de son héros mais parfois il semble tellement prendre cela au sérieux que cela en devient vraiment amusant. De toute façon, c’est en lui que réside le principal intérêt de cette franchise. C’est son héros que l’on veut voir en action, le reste n’étant qu’anecdotique.

On lui donne quand même quelques personnages histoire de pouvoir interagir un minimum. Dans le cliché des gangsters mafieux qui contrôle le trafic de drogues, Perry Lopez (Ed Zacharias) m’a plus fait sourire qu’autre chose. Il en va de même pour le tandem Mike Moroff (Jack Romero) et Dan Ferro (Tony Romero) qui sont surtout très drôle dans leurs caricatures respectives. Contrairement au titre en version française qui fait encore plus sourire, on se doute bien que Kersey ne va pas s’attaquer qu’à de simples dealers mais au final, il n’y a rien de bien nouveau à l’horizon.

John P. Ryan (Nathan White) m’a lui aussi fait sourire. Le rebondissement lié à son personnage est totalement grotesque mais c’est peut-être l’une des rares bonnes idées de ce scénario déjà simpliste. J’ai apprécié aussi George Dickerson (Le Détective Reiner) ainsi que Soon-Teck Oh (Le Détective Phil Nozaki). On ne les exploite jamais vraiment comme il faut mais j’ai trouvé leurs présences sympathiques.

En revanche, Kay Lenz (Karen Sheldon) ainsi que Dana Barron (Erica Sheldon) sont purement là en tant que simple accessoire. C’est dommage car l’idée de voir une journaliste mené en parallèle un combat contre le fléau de la drogue aurait pu apporter un plus au récit qui malheureusement ne voulait pas s’embarrasser avec ça. Les quelques petites scènes avec Danny Trejo (Art Sanella) m’ont fait sourire sinon. Il n’apporte rien à l’histoire, c’est juste le voir à l’écran qui me plait.

Pour ce quatrième volet, Michael Winner n’est plus derrière la caméra. Cette fois-ci, il laisse sa place à un J. Lee Thompson assez peu inspiré. On est vraiment en présence du téléfilm de base qui ne fait pas de détails et où l’on ressent pleinement la fin des années 80 que ce soit dans le look, les maquillages ou les costumes. La musique composée par Valentine McCallum, John Bisharat et Paul McCallum accentue aussi ce petit effet kitsch qui donne du charme au film.

Maintenant, même si c’est loin d’être transcendant et vite oubliable, cela fonctionne quand même dans ce registre. Comparé au troisième film, on est davantage dans une folie contrôlé mais si l’on rentre dans le jeu comme ce fut mon cas, cela peut être plaisant. Il y a d’ailleurs quelques petits plans assez jouissifs. Voir Paul Kersey sortir ses armes lourdes à la fin fait son petit effet.

Pour résumer, sans surprise « Le justicier braque les dealers » est un simple film d’action qui n’apporte rien de bien nouveau. Dans la catégorie où il boxe, le film se contente juste de multiplier les clichés et les facilités pour nous offrir un divertissement de seconde partie de soirée. Si on se laisse prendre au jeu, cela fonctionne surtout grâce à l’aura que véhicule son personnage principal interprété de façon assez sympathique par un Charles Bronson qui se prend sans doute parfois trop au sérieux. Ce n’est pas le plus fun de la franchise mais du coin de l’œil, il y a matière à s’amuser et en l’état, cela me convient tout à fait.

2.5/5 (Moyen)

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