Le justicier – L’ultime combat

le-justicier-lultime-combatLe justicier – L’ultime combat (Death Wish V: The Face of Death). 1 heure 35. États-Unis. Action. Sortie en France le 23 août 2001 directement en vidéo (le 14 janvier 1994 aux États-Unis). Réalisé par Allan A. Goldstein avec Charles Bronson, Lesley-Anne Down, Michael Parks, Chuck Shamata, Kevin Lund, Robert Joy, Saul Rubinek, Kenneth Welsh, Erica Lancaster, Jefferson Mapin, Lisa Inouye, Claire Rankin, Sharolyn Sparrow…

A la retraite, Paul Kersey est embauché comme professeur dans une université et vit le parfait amour avec Olivia. Lorsque son ex-mari débarque et la défigure, Kersey retient sa colère. Mais le jour où Olivia est assassinée, le justicier reprend du service…

« Eh Freddie ! J’ai la solution pour ton problème de pellicules. »

Avis écrit le 19 décembre 2016.

Voilà… Il m’aura fallu un peu de temps pour me procurer tous les dvds mais j’ai enfin fini de visionner les films consacrés au justicier avec Charles Bronson. De tous, le cinquième opus « Le justicier – L’ultime combat » était celui que j’appréhendais le plus. Les mauvais retours associés à des affiches qui sentent bon le « film de trop » faisait que je craignais le pire mais prenant mon courage à deux mains, j’ai tout de même inséré le disque dans mon lecteur.

Mon courage ne m’aura pas apporté que de bonnes choses. Je n’ai vraiment pas accroché du tout à ce scénario écrit par Allan A. Goldstein. Les deux premiers films étaient assez pauvres en termes d’action mais possédaient une psychologie intéressante dans son scénario. Les deux derniers opus étant pour leur part beaucoup plus léger sur ce point mais possédant davantage de fun dans son action. Là, on a n’y l’un, ni l’autre…

En plus d’être très faiblard, le scénario n’apporte rien à la franchise. Tout est prévisible, tout est exagéré et si chaque opus jusqu’à présent tenter de faire un peu évoluer notre héros à sa façon, ici, il semble faire du surplace. On aurait pu compenser avec de l’action ou de l’humour mais là encore, c’est très pauvre et on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Le résultat a été que je me suis terriblement ennuyé. On sent vraiment que l’on a incorporé ce film à la franchise juste pour surfer sur l’aura du justicier. Totalement vide et peu plaisant, je n’ai jamais réussi à sentir la moindre âme dans ce projet sans saveur. Tout m’ait apparu plat et après visionnage, je comprends pourquoi c’est l’épisode le moins aimé.

Devant la caméra, même Charles Bronson (Paul Kersey) ne parvient plus à sauver les meubles. A l’image de cette franchise, l’acteur semble essouffler, à bout de course et ne réussit jamais un tantinet à nous convaincre dans son rôle de justicier. Il continue de porter le film sur ses épaules car c’est un peu pour lui que l’on fait le déplacement mais il semble absent à chaque scène.

Il faut dire aussi que face à lui, il n’y a pas grand monde pour lui donner le change. Michael Parks (Tommy O’Shea) par exemple cabotine tellement à fond qu’à plusieurs moments, j’ai eu l’impression d’avoir à faire à une parodie de gangsters. C’est même pire pour ses assistants qui sont tous risible, la palme revenant sans aucun doute à Robert Joy (Freddie) qui aura au moins eu le mérite de me faire sourire.

Pour le reste, l’ensemble de cette distribution est transparente. Les femmes ne sont juste que des objets de décorations que l’on exhibe gratuitement sans mettre la moindre profondeur. Les deux seules qui sortent un peu du lot sont Lesley-Anne Down (Olivia Regent) et Erica Lancaster (Chelsea Regent). Ces dernières auraient pu apporter un plus au scénario mais malheureusement, on les sous exploite totalement sans aucuns scrupules.

Que dire aussi de la mise en scène d’Allan A. Goldstein. Les plans se suivent et se ressemblent sans aucune puissance que ce soit dans l’émotion ou dans l’action. La réalisation contribue pour beaucoup à rendre le scénario creux et l’action fade. On n’en a clairement pas pour notre argent quand on voit le résultat aussi efficace qu’un vieil épisode d’une vieille série policière télévisée légère.

De tous les volets, c’est sans doute celui qui vieillit le moins bien, qui colle le moins à son époque et qui ne parvient pas à avoir un petit charme. La photographie est laide et à l’écran tout semble véritablement bâclé. Le montage se contente de nous balancer les scènes les unes après les autres. Il n’y a aucune âme, aucune identité à mes yeux dans ce long métrage où même la musique signée par Terry Plumeri fait de la peine.

Pour résumer, je ne suis pas particulièrement fan de la franchise de base mais chaque épisode possède néanmoins un petit truc qui m’a rendu son film au mieux intéressant, au pire divertissement. Malheureusement, avec « Le justicier – L’ultime combat » je n’ai eu ni l’un, ni l’autre. C’est juste un film d’action parmi tant d’autres qui se noie dans la masse des films que l’on peut découvrir sur le câble en tombant dessus par hasard. Un long métrage sans saveur qui ne réussit même pas à capitaliser sur l’aura de son héros principal. L’exemple type de l’épisode de trop…

1/5 (Très mauvais)

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