Rogue One : A Star Wars Story

rogue-oneRogue One : A Star Wars Story. 2 heures 14. États-Unis. Science Fiction – Aventures. Sortie en France le 14 décembre 2016 (le 16 décembre 2016 aux États-Unis). Réalisé par Gareth Edwards avec Felicity Jones, Diego Luna, Donnie Yen, Ben Mendelsohn, Forrest Whitaker, Jiang Wen, Mads Mikkelsen, Alan Tudyk, Riz Ahmed, Spencer Wilding, James Earl Jones, Genevieve O’Reilly, Valene Kane, Alistair Petrie, Paul Kasey…

Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

« Notre rébellion, c’est tout ce qu’il reste pour faire reculer l’Empire. »

Avis écrit le 25 décembre 2016.

De sa courte filmographie, pour le moment je suis loin d’être fan de Gareth Edwards. Cependant, en deux films, je dois admettre que son travail de cinéaste ne me laisse pas indifférent. Plus amateur déjà de l’univers Star Wars, j’étais donc assez curieux (mais pas emballé plus que cela bizarrement) par voir la rencontre des deux. C’est ainsi que je me suis retrouvé dans ma salle obscure face à « Rogue One : A Star Wars Story ».

Si je n’étais pas emballé plus que cela, c’est surtout parce que dans cet univers, je commence à me lasser un peu je pense de ses retours dans le passé. Après une prelogie que j’avais beaucoup aimé, le nouveau départ avec l’épisode 7 me plaisait bien et devoir retourner en arrière ne m’emballait pas plus que ça. Il faut dire aussi que le résumé déroulant de l’épisode 4 se suffisait à lui-même et j’avais vraiment peur que l’on use un peu trop la corde.

Néanmoins, je dois faire mon mea culpa. Bien plus qu’une mise en scène du résumé déroulant, le scénario écrit par Chris Weitz et Tony Gilroy propose un spin off d’une très grande qualité. S’intégrant à merveille entre les épisodes 3 et 4, on parvient à être tenu en haleine alors même que l’on connait l’issue finale. Riche en émotion, on se replonge dans cette guerre avec un certain délice et même si ça manque de surprise, je reconnais que c’est pas mal du tout.

La véritable force de ce récit, c’est de ne pas avoir fait un simple copier-coller de ce que l’on connait déjà. Découvrir de nouveaux personnages, voir cette naissance de l’Étoile Noire sans pour autant faire une énième fois mumuse avec Luke et Leia reste passionnant. On garde quand même les éléments fondamentaux de cette franchise, on est bien dans le même univers cohérent qui permet de voir cet opus comme un seul et même grand film mais ce spin off parvient réellement à avoir sa propre identité et ça, c’est pas mal du tout.

Maintenant, j’ai quand même quelques petits regrets. La franchise n’a pas toujours fait dans la finesse mais là, il y a quand même des petites choses que j’ai trouvé un peu facile voir proche du risible parfois (je n’en dirais pas plus car je spolierais). Seulement voilà, je me suis quand même laissé embarquer dans cette aventure dont j’ai aimé l’aspect « réaliste » que l’on a voulu lui donner même si l’on s’embarrasse toujours d’un langage « technique » qui meuble bien souvent plus qu’autre chose.

Avec l’épisode 7, Daisy Ridley avait fait forte impression en imposant Rey comme un nouveau personnage fort emblématique. Ici, Felicity Jones (Jyn Erso) n’a pas à rougir non plus de sa performance. Personnellement, j’ai une préférence pour Rey mais le personnage de Jyn s’impose assez facilement grâce à l’interprétation très bonne de sa comédienne. Efficace, j’ai trouvé son évolution dans ce récit parfois un peu brutal mais j’ai vite sympathisé avec elle.

A ses côtés, j’ai moins aimé Diego Luna (Le Capitaine Cassian Andor). Il ne m’a pas dérangé non plus, il ne m’a pas fait sortir du film mais au-delà de son personnage, je suis moyennement fan du jeu de l’acteur qui m’a peu souvent convaincu sauf peut-être lors de la scène où il tente brièvement d’expliquer ses actes à Jyn. Même chose pour Forrest Whitaker (Saw Gerrera) qui est pourtant un acteur que j’apprécie mais qui ne m’a pas convaincu ici. Fort heureusement pour ce dernier, on le voit assez peu au final et son personnage s’avère un brin sous exploité.

Pour le reste, même si je l’ai trouvé un brin caricatural et parfois dans l’excès, j’ai bien aimé Donnie Yen (Chirrut Îmwe). L’acteur a une sacrée classe et c’est toujours un plaisir pour moi que de le voir à l’écran. Il forme un duo très agréable avec Jiang Wen (Baze Malbus) qui joue souvent sur l’aspect comique de leur complicité sans que cela me dérange. Sinon, c’est davantage un travail vocal mais je dois avouer que j’ai bien aimé le personnage de Alan Tudyk (K-2SO) également dont le caractère différent de C-3PO fait que je me suis bien marrer avec lui.

Côté regret, j’aurais aimé en voir un peu plus de Mads Mikkelsen (Galen Erso) qui est vraiment pas mal du tout. Il s’intègre parfaitement dans cet univers je trouve et son jeu apporte beaucoup à son personnage. J’aurais aimé en voir un peu plus aussi de Ben Mendelsohn (Orson Krennic) tandis que l’exploitation de Riz Ahmed (Bodhi Rook) m’a paru parfois maladroite.

Plusieurs liens sont créés avec les autres films et grâce à la technologie, il y a certaines apparitions, certains caméos, que j’ai vraiment trouvés appréciable afin de renforcer le lien entre les épisodes 3 et 4. On voit le côté numérique mais ça ne me choque pas (peut-être plus tard en Blu-ray quand je reverrais le film ou avec les effets du temps…). Je n’en dis pas plus, le seul lien que je peux citer étant celui de James Earl Jones qui prête sa voix au mythique Dark Vador (là, aucun spoilers, on le voit dans la bande annonce ainsi que sur l’affiche du film).

Si jusqu’à présent je n’étais pas un grand fan de Gareth Edwards, c’est que ses deux premiers films (« Monsters » et « Godzilla ») m’avaient clairement laissé sur ma faim voire carrément frustré. En gros, sans rentrer dans les détails, je pense la même chose de ses deux premiers films à savoir que visuellement, c’est magnifique mais que dans le fond, je me suis profondément ennuyé.

Cette fois-ci, je tiens enfin le film qui me permettra de dire de lui que c’est beau et passionnant. Une nouvelle fois, sa mise en scène est très belle. Bien que je n’aime pas ses précédents longs métrages, c’est la beauté de ses réalisations que je préfère retenir et là, il met vraiment son talent au service de cette histoire. Je ne sais pas où se trouve sa liberté dans cette production, mais niveau rythme, il est vraiment passé un cran au-dessus à mes yeux.

Enfin je m’amuse autant que je m’émerveille. C’est propre, on se replonge dans cet univers avec un grand délice et le gamin qui est en moi a vraiment adoré retrouvé les éléments phares de la saga. Mettre cet aspect plus « réaliste » dans le visuel apporte une véritable identité propre à ce spin off. On sent tout de suite qu’il est à part et pourtant, il n’y a rien de choquant à cela.

Visuellement, hormis les quelques effets pour certaines apparitions que je cite plus haut, c’est vraiment bluffant. Et encore, dans une certaine mesure, même ses fameuses apparitions ont leurs charmes. Globalement, c’est vraiment tape à l’œil et pourtant, je trouve que le côté numérique s’efface très vite. On ressent à peine les studios, les décors étant somptueux en nous plongeant dans cette galaxie avec une grande puissance.

C’est peut-être là que le décalage d’époque vis à vis de tous ses opus dans cette franchise peu nous laissé un goût amer. Si dans sa prélogie George Lucas avait pu faire de la peine à certains de ses fans (tout comme les rajouts qu’il a pu faire dans sa trilogie originale), ici visuellement il n’y a rien à dire. On ne ressent aucun décalage, c’est lisible, diablement efficace et on est parfaitement en immersion comme lors de la bataille finale.

Les différents costumes sont pas mal aussi. J’ai trouvé qu’il y avait un certain soin dans les détails. Là aussi, on aurait pu en faire plus mais le film ne tombe pas trop dans ce piège. Il sait garder son côté « réaliste » tout en restant cohérent avec un certain visuel que l’on peut avoir pris l’habitude de voir dans l’épisode 4.

Quant au montage, je l’ai vraiment trouvé bien fait. Les scènes s’enchaînent bien et je n’ai vraiment pas vu le temps passer ce qui est assez remarquable vu que dans les grandes lignes, on sait tous comment cela va se finir. La musique de Michael Giacchino est aussi très belle et contribue à l’identité propre de ce spin off tout en réutilisant avec parcimonie le célèbre thème de John Williams qui deviendra un autre lien parmi tant d’autres.

Pour résumer, malgré mes craintes, j’ai passé un excellent moment devant ce « Rogue One : A Star Wars Story ». Comme ses prédécesseurs, tout n’est pas parfait. Il y a des choses que j’ai énormément adoré et d’autres nettement moins. Cependant, je continue de voir ses films comme une seule et même œuvre et ça, malgré les différentes époques et différentes visions qui peuvent les opposer. Le gamin en moi se replonge toujours avec délice dans cette galaxie lointaine même si je reconnais aussi que ce nouveau retour dans le passé commence un peu à me lasser. Ma note ressentie (comme pour la prélogie de George Lucas) ne reflète sans doute pas la vraie qualité cinématographique du film. Si j’étais totalement objectif, je baisserais ma note de quelques points (et je ferais pareil pour d’autres volets). Mais la magie du cinéma fait que je me laisse emporter et j’ai quand même passé un super moment devant ce film qui est d’une grande beauté visuelle sur grand écran. Le gamin que je suis qui veut rejouer à la guerre des étoiles reverra ce long métrage avec plaisir.

5/5 (Approved by Vladdy)

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