Underworld

underworldUnderworld. 2 heures 14. Grande Bretagne – États-Unis – Allemagne – Hongrie. Fantastique – Action. Sortie en France le 24 septembre 2003 (le 19 septembre 2003 aux États-Unis). Réalisé par Len Wiseman avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Michael Sheen, Bill Nighy, Shane Brolly, Sophia Myles, Kevin Grevioux, Erwin Leder, Robbie Gee, Wentworth Miller, Zita Görög, Scott McElroy, Todd Schneider, Hank Amos, Sándor Bolla…

Selene est une guerrière vampire puissante. Dans la lutte qui oppose depuis des siècles son peuple à celui des Lycans, des loups-garous, elle est reconnue pour être l’une des tueuses les plus efficaces. Jusqu’au jour où elle tombe amoureuse de Michael Corvin, un humain qui se retrouve pris malgré lui dans l’affrontement des deux clans. Mordu par l’un des loups-garous, il devient rapidement l’un d’entre eux. Entre passion et devoir, Selene doit alors choisir son camp…

« Sans moi tu n’aurais rien. Sans moi tu ne serais rien. »

Avis écrit le 26 décembre 2016.

Bien que j’apprécie ce long métrage, cela faisait un petit moment maintenant que je n’avais pas revu « Underworld ». Profitant du fait qu’un nouvel opus ne devrait pas tarder à sortir en salles, je me suis donc dis qu’une petite piqûre de rappel n’allait pas me faire du mal. C’est ainsi que j’ai revu ce film dans sa version director’s cut en Blu-ray.

Et dans l’ensemble, j’aime toujours autant ce scénario écrit par Danny McBride et Kevin Grevioux. Je l’ai même plus apprécié dans sa version director’s cut que dans sa version cinéma. Plus d’action, plus de rythme, plus de développement… La version director’s cut apporte à ce récit une dimension plus grande et encore plus passionnante.

Cette guerre entre vampires et lycans continue de me prendre avec elle. Il y a bien sûr quelques facilités, parfois un bavardage excessif et une surenchère dans le style mais le divertissement est vraiment là. Dès les premières secondes, on se retrouve plongé dans cette histoire avec un cahier des charges bien respecté en termes de spectacle.

A l’écran, Kate Beckinsale (Selene) est parfaite dans le rôle-titre. Héroïne parfaite comme j’aime le voir, la comédienne réussit très bien à marquer les esprits avec son personnage. On joue beaucoup sur ses charmes, sa tenue moulante la mettant bien évidemment en avant mais au-delà de ça, je trouve ça vraiment bien qu’une grande partie de la réussite du film repose sur ses épaules. Ce n’est pas toujours très fin mais c’est efficace.

A ses côtés, je trouve déjà que Scott Speedman (Michael Corvin) est un peu plus léger. Si dans la romance qui va se créer, il fait ce qu’il y a à faire, pour le reste, j’aurais aimé que son personnage ait un peu plus de force. Maintenant je ne vais pas me plaindre, pour une fois que c’est l’homme qui est en détresse et qui se laisse sauver, c’est pas mal du tout.

En revanche, je pardonne moins la légèreté dans le jeu de Shane Brolly (Kraven). Pas du tout charismatique, il ne s’impose jamais en tant que leader. Pire, chacune de ses apparitions me fait même plus sourire qu’autre chose. Au but d’un moment, je trouvais son personnage ainsi que l’interprétation de l’acteur si ridicule, que j’ai préféré en rire et me dire que cela faisait partie du charme de cette œuvre. Très vite, on voit que ce personnage est assez basique et qu’il sera un point faible du film, constat qu’il n’aura eu de cesse de me confirmer.

Fort heureusement, le niveau est un peu plus relevé avec Bill Nighy (Viktor) angoissant à souhait dans son rôle de Maître. L’acteur est très bon dans ce registre et j’ai vraiment beaucoup aimé le côté froid et sans pitié qu’il a su donner à son rôle. Michael Sheen (Lucian) est pour sa part sans doute un ton en dessous mais sa performance m’a néanmoins plu. C’est juste dommage que parfois il y ait moins de nuances dans sa façon de jouer, j’aurais aimé qu’il soit plus énigmatique dans ses intentions et ses pensées.

Pour le reste de la distribution, chacun est à sa place. Au-delà de ce quatuor, peu sortent du lot mais ce n’est pas pour autant que leurs jeux est mauvais. Si Sophia Myles (Erika) ainsi que Kevin Grevioux (Raze) sont un peu légers, j’ai apprécié de les voir. Quant à Erwin Leder (Singe) et Robbie Gee (Kahn), j’aurais aimé que l’on s’attarde n peu plus sur eux surtout que les deux acteurs ont une certaine consistance dans leurs jeux respectifs qui est pas mal. Petit regret aussi pour Zita Görög (Amelia) dont je trouve le traitement un poil trop expéditif au regard de son statut dans cette histoire.

Quant à la réalisation, Len Wiseman réalise aussi un excellent boulot. Bon d’accord, aujourd’hui, le film commence à faire un peu kitschouille avec son ambiance très jeux vidéo mais le résultat est plaisant et c’est bien là le principal. Comme son scénario, c’est très stylisé avec des plans parfaitement millimétrés afin de nous offrir de beaux tableaux.

Chaque plan sent le cadre chorégraphié avec la recherche du plan iconique. Chaque acrobatie semble être faite dans le simple but de faire joli avant même de servir le récit mais tant pis, on s’éclate et c’est ce que je retiens. Avec le temps, le film commence à voir apparaitre ses premières rides mais ça donne du charme au point que je peux lui pardonner ses quelques faiblesses dans les effets visuels.

En tout cas, j’ai une nette préférence pour le montage dans la version director’s cut qui est bien plus intéressant que dans la version cinéma. Certes cela provoque des longueurs mais celle-ci ne sont jamais préjudiciable au film et on ne s’ennuie pas. J’ai bien aimé aussi les différents décors ainsi que les maquillages, pas toujours crédible mais qui me plonge bien dans cet univers fantastique.

L’ambiance est vraiment top et cette atmosphère est beaucoup travaillé dans la director’s cut qui décidément à tout pour elle. En fait, même si cela fait partie de l’identité du film, la seule chose qui m’ennuie un peu, c’est que la belle photographie soit parfois masquée par une exploitation du bleu dans les couleurs trop prononcé à mon goût. La musique de Paul Haslinger accompagne bien ce jeu vidéo cinématographique sinon avec des sons classiques mais qui trouvent leurs place ici.

Pour résumer, je prends vraiment du plaisir à revoir ce « Underworld ». Le film fait très jeu vidéo, il y a pas mal de surenchère dans le style mais le divertissement est là. Cet univers me plait bien et dès son premier volet, j’ai réussi à rentrer dans le délire. Le film se savoure mieux même au fur et à mesure de mes visionnages avec une version director’s cut que je trouve plus efficace encore que la version cinéma. Kate Beckinsale avec sa tenue en cuir fait toujours son petit effet et même si cette guerre entre vampires et lycans est imparfaite, je rentre toujours dans le délire.

4/5 (Excellent)

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