Underworld 2 – Evolution

underworld-2Underworld 2 – Evolution (Underworld : Evolution). 1 heure 46. États-Unis. Fantastique – Action. Sortie en France le 8 mars 2006 (le 20 janvier 2006 aux États-Unis). Réalisé par Len Wiseman avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Tony Curran, Derek Jacobi, Bill Nighy, Steven Mackintosh, Brian Steele, Shane Brolly, Zita Görög, Scott McElroy, Lily Mo Sheen, John Mann, Richard Cetrone, Mike Mukatis…

La lutte millénaire que se livrent Vampires et Lycans est sur le point de connaître un tournant décisif…
Pour avoir découvert le secret du massacre de sa famille, Selene, la redoutable guerrière vampire, est plus que jamais seule et menacée. Ses véritables ennemis ne sont pas forcément ceux qu’elle croyait. Michael, devenu le premier hybride à la fois vampire et lycan, aimerait se joindre à elle, mais il est incapable de contrôler la part lycan qui fait rage en lui.
Pour chacun d’eux, il est temps de percer le mystère de leurs origines et de la guerre, mais dans cette quête de vérité, ils devront affronter les plus puissants des adversaires, les plus proches aussi…
Plus que jamais, au plus profond des ténèbres, loin du regard des hommes, se joue le sort du monde…

« – Tu ne me fais pas peur Selene.
– Et bien on va tenter d’arranger ça ! »

Avis écrit le 27 décembre 2016.

Continuant sur ma lancée de me faire une piqûre de rappel vis à vis de cette franchise, c’est quasiment dans la foulée du premier film que je me suis mis à voir ensuite « Underworld 2 – Evolution ». S’il me semblait avoir bien aimé, je dois reconnaître que je me souvenais surtout avoir dû le voir deux fois en salles car la première fois, après une longue journée de travail, je m’étais endormi devant. Ce n’est pas l’épisode que je craignais le plus de revoir pourtant, j’étais donc curieux de voir si mon bon ressenti est toujours intact.

Et dans son ensemble, ce fut le cas. J’ai quand même une préférence pour le premier volet mais ce scénario écrit par Danny McBride parvient quand même à nous proposer une suite agréable dans la parfaite continuité de ce que l’on avait déjà pu voir. Pourtant au début, ce n’était pas gagné. En effet, les scènes du passé m’ennuie quelque peu mais une fois revenu à une époque plus contemporaine, je suis reparti avec plaisir dans cet univers.

Il y a toujours plusieurs facilités ainsi qu’un bavardage parfois un peu pompeux mais je reste accroché. J’apprécie la vision que l’on tente de donner à cette guerre entre vampires et lycans. C’est parfois un peu maladroit mais cette idée de donner une origine « logique » à tout ça, de tenter de crédibiliser quelque chose de fantastique me plait surtout que d’une certaine manière, cela parvient par moment à être cohérent.

Le fait que les humains soient en retrait, qu’il n’est quasiment pas conscience de cette bataille qui les entoure s’avère ainsi intéressant car du coup, on se retrouve plonger au cœur de ce conflit sans trop jamais savoir dans quel camp on veut se trouver. En ça, on parvient alors très bien à toujours sympathiser avec nos héros en cavale Marcus et Selene.

Si parfois, on ne peut pas s’empêcher de nous la mettre en avant, j’apprécie également le fait que leur romance n’étouffe pas trop le récit. Il y a un côté prévisible dans leur union mais ça ne gâche ainsi par ce divertissement qui mêle assez bien action et fantastique avec même parfois quelques petites touches d’humour.

Quoiqu’il en soit, cela fait plaisir de retrouver Kate Beckinsale (Selene) dans la peau de cette héroïne vampire. L’actrice reste dans la continuité de ce qu’elle nous avait déjà montré et porte toujours aussi bien sa combinaison moulante qui la met en valeur et qu’on n’hésite pas à nous montrer. Efficace dans l’action, j’aurais quand même aimé un peu plus de nuances dans son jeu mais le fait que l’on s’intéresse à son passé et sa quête de vérité apporte quelque chose de sympathique à défaut d’être original.

Scott Speedman (Michael) continue lui aussi sur sa lancée. Je le trouve encore un peu plus léger dans cet opus. On n’exploite pas assez à mon goût son statut d’hybride, le scénario préférant partir dans une autre direction mais le comédien fait le boulot. C’est juste regrettable qu’il ne parvienne jamais à réellement exister à l’écran, le duo qu’il forme avec Kate Beckinsale manquant peut-être d’un peu d’équilibre.

Après Bill Nighy (Viktor), toujours efficace que l’on retrouve dans quelques scènes, place à Tony Curran (Marcus) dans la peau du méchant de service. Il ne possède pas le même charisme que son prédécesseur mais sa prestation n’est pas honteuse pour autant. A sa manière, il est même assez efficace, bien plus en tout cas que Shane Brolly (Kraven) que l’on retrouve aussi le temps de quelques scènes mais qui ne me convainc toujours pas.

Pour le reste, Steven Mackintosh (Andreas Tanis) m’a bien plu même si on le voit au final assez peu. J’ai aimé ce côté historien des deux camps qui aurait pu même nous éviter d’une certaine façon la scène d’ouverture dont je ne suis pas fan (un flashback plus rapide aurait suffi). Celui qui sort du lot pour moi, c’est Derek Jacobi (Alexander Corvinus) que l’on ne voit pas assez et dont j’ai aimé le regard d’observateur. Il y avait matière à creuser là-dessus je pense. A noter le clin d’œil sympathique avec la présence de Lily Mo Sheen (Selene, jeune) qui n’est autre que la vraie fille de Kate Beckinsale et Michael Sheen.

Derrière sa caméra, Len Wiseman est toujours aux commandes. Visuellement, là encore on reste dans une continuité plaisante avec toujours cette recherche dans la surenchère esthétique afin de nous proposer de beaux plans bien chorégraphié même si souvent cela parait totalement gratuit. C’est efficace donc on ne va pas se plaindre. On est vraiment pris dans l’action et ça reste cohérent avec les propos du film même si parfois cela semble exploser dans le vide plus qu’autre chose.

Dans l’exploitation de ses décors, j’ai aimé l’idée de nous proposer quelques choses de différents. On reste dans une époque contemporaine avec une ambiance très européenne qui donne un certain charme mais s’évader un peu de la ville pour aller dans des montagnes et des forêts, cela donne un style à ce volet qui lui confère sa propre identité.

Je parle un peu plus haut de la tenue de Selene qui à titre personnel me fait toujours son petit effet mais les autres costumes sont pas mal aussi. J’aime bien également les différents maquillages ainsi que les effets spéciaux. Il y a toujours ce petit côté kitchouille (alors que le film a à peine 10 ans au moment où j’écris ses lignes) mais là aussi, cela contribue au charme de cette œuvre.

Le montage reste plaisant, c’est dynamique, on n’a pas le temps de s’ennuyer si l’on s’accroche à ce récit en revanche, malgré une belle photographie, j’ai toujours un peu de mal avec cette exploitation un brin abusive de cette lumière bleue qui fait plus filtre qu’on nous impose qu’autre chose. Le film ne fait pas dans la dentelle mais sur ce point, j’aurais aimé plus de finesse. La bande originale composée par Marco Beltrami est sinon cohérente par rapport au premier film et s’intègre bien dans ce genre de production.

Pour résumer, « Underworld 2 – Evolution » est un très bon divertissement. Suite directe du premier film, je ne serais pas parti dans cette direction personnellement mais il y a suffisamment de bonnes idées pour que cela reste agréable à suivre. Un ton en dessous de son prédécesseur, on retrouve néanmoins tous les ingrédients qui ont pu faire le succès du premier film à commencer par une Kate Beckinsale en forme tout de cuir vêtu dans une mise en scène stylisée à l’extrême. Pour ma part, le contrat est rempli.

3.5/5 (Très bien)

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