Underworld 3 – Le soulèvement des Lycans

underworld-3Underworld 3 – Le soulèvement des Lycans (Underworld : Rise of the Lycans). 1 heure 25. États-Unis – Nouvelle Zélande. Fantastique – Action. Sortie en France le 25 février 2009 (le 23 janvier 2009 aux États-Unis). Réalisé par Patrick Tatopoulos avec Michael Sheen, Bill Nighy, Rhona Mitra, Steven Mackintosh, Kevin Grevioux, David Ashton, Elizabeth Hawthorne, Jared Turner, Craig Parker, Tania Nolan, Larry Rew, Timothy Raby, Peter Tait, Alex Carroll, Olivia Taylforth…

Au Moyen-Age, l’équilibre règne entre les Vampires dirigés d’une main de fer par Viktor et leurs serviteurs les Lycans. Mais lorsque la fille de Viktor s’éprend de Lucian, un Lycan, c’est le début d’une longue guerre sanglante qui continuera jusqu’à aujourd’hui.

« Tu me défies pour la dernière fois. »

Avis écrit le 27 décembre 2016.

Avant de me replonger dans cette franchise, « Underworld 3 – Le soulèvement des Lycans » était le volet qui me faisait le plus peur. En effet, je ne l’avais pas revu depuis sa sortie en salles et le souvenir que j’en avais était assez désastreux. En fait à l’époque, la seule chose qui avait rendu mon visionnage sympathique, c’est surtout le fait que j’y étais allé avec un pote et qu’on avait pris le parti d’en rire.

Quelques années plus tard, je dois constater que mon avis n’a que peu changé. Je ne vais pas être défaitiste, j’ai quand même mieux apprécié cette seconde lecture du film mais c’est principalement parce que cette fois-ci, je savais où je mettais les pieds. Le scénario écrit par Danny McBride, Dirk Blackman et Howard McCain possède des éléments intéressants mais ne parvient jamais à être captivant.

Sur le papier, revenir au flashback du premier film et le développer afin de mieux expliquer l’origine de cette guerre entre vampires et lycans est savoureux. A l’écran, on se dit qu’un flashback aurait dû rester un flashback et que cette origine ne méritait sans doute pas un tel traitement. L’action est pourtant au rendez-vous et la mythologie de la franchise est respectée mais la mayonnaise ne prend pas.

Ce n’est même pas une question de facilités qui sont une nouvelle fois assez nombreuses, c’est juste que l’on s’en moque. Il n’y a aucune consistance dans cette histoire qui se tire une balle dans le pied en exploitant la seule chose qu’il ne fallait pas trop exploiter à savoir la romance. C’est bien simple, on a l’impression ici d’avoir une bonne grosse guimauve fantastique.

A l’époque, la saga « Twilight » était déjà passé par là (contrairement à ce que l’on peut croire, je n’ai rien contre cette franchise). Je ne sais pas si c’est une envie de surfer sur la mode du moment où non mais on enlève les combats qui ont un peu plus de gueule (et encore !) et on se retrouve dans la même configuration que l’œuvre de Stephenie Meyer, une romance fantastique impossible prévisible et simpliste.

Là où cela fonctionne encore moins, c’est qu’en quelques secondes, le flashback du premier film a été à l’essentiel. Du coup ici, il n’y a aucune surprise, aucun rebondissement. On connait le final et on attend péniblement l’issue fatidique avec cette impression que cela s’éternise. Je n’ai rien contre les prequels mais celui-ci n’apporte vraiment rien de neuf à son univers.

Après, comme je l’ai déjà dit, il y a quand même quelques bonnes idées. Le récit s’accentue cette fois-ci nettement plus sur Lucian. Les lycans étaient un peu en retrait précédemment, ils sont un peu plus mis en avant dans cette aventure. Là où pour le spectateur le choix d’un camp était un peu délicat, ici, on prend pleinement parti pour le camp des lycans et c’est regrettable. Même le sous texte sur la bourgeoisie ou encore l’esclavage est trop maladroit pour convaincre.

Devant la caméra, exit Kate Beckinsale et exit Scott Speedman. La première portait le film sur ses épaules tandis que le second, plus léger, n’en restait pas moins sympathique. Là, le nouveau couple fonctionne moins bien. Il y a pourtant un certain plaisir chez moi à retrouver Michael Sheen (Lucian) mais malgré les qualités de son jeu, je trouve les traits de son personnage beaucoup trop grossier. Grâce à l’acteur, on se laisse attacher mais cela manque quand même de force.

De son côté, Rhona Mitra (Sonya) semble impliquer dans ce projet. Je sens chez elle une vraie volonté de bien faire mais elle n’arrive jamais à nous faire oublier Kate Beckinsale et l’aura de cette dernière est beaucoup trop forte. Le plan final du film qui repompe le premier opus en est un bon exemple. Je n’arrive pas vraiment à lui en vouloir, le scénario ne la mettant pas à son avantage non plus, mais son interprétation un peu trop fade n’arrange pas les choses.

Du coup, le vrai bon point dans cette distribution, c’est le retour de Bill Nighy (Viktor). Il cabotine à fond, il est souvent dans l’excès et pas aidé avec son maquillage qui en fait des tonnes mais le charisme naturel du comédien fait que j’ai eu envie d’y croire. J’ai aimé son côté glaçant et sans cœur qui reste cohérent avec ce qu’il avait déjà pu nous montrer auparavant.

Le reste du casting est davantage anecdotique. J’ai aimé voir Steven Mackintosh (Andreas Tanis) ainsi que Kevin Grevioux (Raze). Comparé au deux premiers films, ils sont toujours très secondaires dans cette intrigue mais ils accentuent le lien entre les différents longs métrages de la franchise. De plus, il y a certains aspects de leurs rôles, de leurs évolutions, que l’on tente de nous expliquer ici et ça me plait même si cela reste léger.

J’aimais beaucoup le style de Len Wiseman dans les deux premiers opus. Confier les rênes de ce nouveau volet à quelqu’un d’autre ne me plaisait pas des masses mais à la limite, vu que l’on retourne dans le passé, on pouvait y voir là une idée intéressante à creuser. Pour son premier long métrage, il y avait même une logique de voir Patrick Tatopoulos qui était déjà affilié aux précédents volets en ayant conçu les effets visuels.

Mais là encore, sur le terrain, l’enthousiasme retombe très vite et la crainte reprend le dessus. C’est bien simple, je trouve le film très moche. Souvent illisible, très sombre, j’ai eu la sensation de voir un brouillon assez grossier. Il y a bien la volonté de garder l’âme des deux premiers films mais le réalisateur est clairement un ton en dessous.

Sa mise en scène est chaotique et même dans sa recherche de stylisation, il n’arrive pas à nous fournir des tableaux réellement marquant. La surenchère de chorégraphies associées à des effets spéciaux kitchouille donnait un certain charme précédemment, là, c’est juste laid. J’aimais bien le fait que l’on place cette intrigue dans un milieu urbain. Cette fois-ci, ce n’est pas possible et le cinéaste démontre sans le vouloir l’inutilité du coup de cette préquel. Il n’y a qu’à voir la fameuse scène d’amour (cette scène parmi tant d’autre) pour voir à quel point le résultat est risible.

L’ambiance que la franchise avait su créer perd de sa splendeur, les combats sont très mal exécutés, le montage mal ficelé fait que ça dure beaucoup trop longtemps et au final, on s’ennuie. Esthétiquement parlant, ça pique même un peu les yeux à certains moments. La seule bonne idée étant le travail fait sur la couleur pour lui donner un aspect plus « ancien » mais la lourdeur du bleu est encore bien trop présente.

Quant aux différents costumes, je trouve qu’ils manquent un peu d’âme. Il n’y a qu’à voir le camp des vampires. Vestimentairement parlant, on peine à décelé une quelconque hiérarchie et on voit qui sont les chefs juste à leurs façon de crier sur leurs sous fifres. La musique de Paul Haslinger n’arrange pas les choses mais au moins, elle colle à ce genre de production et reste dans le même esprit que les autres bandes originales que l’on a pu entendre.

Pour résumer, même si je ne suis pas spécialement un grand fan de cette franchise que j’apprécie néanmoins, « Underworld 3 – Le soulèvement des Lycans » est malgré tout une grande déception. Cet épisode très faible ne réussit jamais à nous prouver son utilité et le court flashback du premier film s’avère beaucoup plus efficace dans ses propos que ce film qui s’étale et qui semble durer beaucoup plus longtemps. Sachant cette fois-ci à quoi m’attendre, mon visionnage s’est mieux passé mais malgré toutes ses bonnes intentions et ses quelques bonnes idées, le film s’avère juste raté. Étouffé par une romance guimauve bien trop lourde, il en devient même parfois à la limite du regardable à cause de sa réalisation chaotique. Bref, la saga n’avait pas besoin de ça et je préfère continuer de pensée par moment que ce volet n’existe pas…

1.5/5 (Mauvais)

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2 réflexions sur “Underworld 3 – Le soulèvement des Lycans

  1. Oh oui, tellement d’accord….
    J’aime la saga « Underworld » en général mais cet opus est celui que j’aime le moins, en fait je peux même dire : je ne l’aime pas du tout…sérieusement voir ce film après les 2 premiers opus que je trouve extra, c’est un sacré choc.
    Pour expliquer ce que je lui reproche je reprends ce que tu as écrit : «  »Là où cela fonctionne encore moins, c’est qu’en quelques secondes, le flashback du premier film a été à l’essentiel. Du coup ici, il n’y a aucune surprise, aucun rebondissement. » » C’est EXACTEMENT ce que je pense.
    On sait déjà TOUT ce qui va se passer alors pourquoi en avoir fait un foutu film ?! ça n’a aucun intérêt…j’ai eu l’impression de perdre du temps.

    Aimé par 1 personne

    1. Disons que sur le papier, je n’ai rien contre l’idée. Des films dont on connait l’issue dès le début mais qui sont réussis, il y en a quand même quelques uns. C’est surtout que là, il n’y a aucun réel développement. Ça n’apporte rien de plus au flashback du premier film si ce n’est une romance guimauve bien trop lourde et qui n’a pas sa place dans cette franchise (ou du moins, pas avec une telle importance). C’est d’autant plus dommage que centré cet opus sur les Lycans était à mon sens une vraie bonne idée…

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